« Je trouve ça dommage de finir comme ça », les vérités de Sébastien Bézy sur son départ de Clermont

« Je trouve ça dommage de finir comme ça », les vérités de Sébastien Bézy sur son départ de Clermont

Le jeudi 4 juin 2026 à 10:06 par David Demri

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Après six saisons passées sous les couleurs de Clermont, Sébastien Bézy s’apprête à tourner une page importante de sa carrière. Le demi de mêlée rejoindra Montpellier à l’issue de l’exercice actuel.

Avant de quitter l’ASM, l’ancien Toulousain est revenu en détail via La Montagne sur son choix, sur la gestion de sa situation cette saison et sur le regard qu’il porte aujourd’hui sur son aventure auvergnate.

Son départ a-t-il influencé son temps de jeu ?

Depuis l’annonce de sa signature à Montpellier, Sébastien Bézy a vu son temps de jeu diminuer.

Le joueur ne l’ignore pas.

« À mon âge, c’était important d’avoir rapidement une vision sur le futur. Donc par rapport à ça, je suis très content. »

Avant d’admettre :

« Après, oui, je pense que ça y a fait un petit peu concernant mon temps de jeu. »

Le demi de mêlée refuse toutefois de polémiquer.

« Je me dis aussi qu’à la place des coachs, peut-être que j’aurais fait pareil. Je comprends qu’ils essaient de préparer la suite avec les joueurs restants, c’est cohérent. »

Même s’il reconnaît une certaine frustration.

« Quand on est joueur, qu’on pense à soi, on a envie de jouer. Et c’est vrai que je trouve ça dommage de finir comme ça. »

Pourquoi il a choisi Montpellier

Ces dernières semaines, certains supporters se sont interrogés sur les conditions de son départ.

Pour Bézy, les choses ont été très simples.

« Je n’ai pas eu de proposition concrète sur le coup. »

Lorsque Montpellier est arrivé avec une offre solide, le joueur n’a pas hésité longtemps.

« À mon âge, quand vous recevez une bonne proposition de la part d’un très bon club, on n’a pas trop le temps de réfléchir. »

Une situation qui explique selon lui certaines incompréhensions apparues autour de son choix.

« C’est pour cela qu’il y a peut-être eu une forme d’incompréhension. »

Un rôle différent dans le vestiaire

Même avec moins de temps de jeu, l’expérimenté demi de mêlée estime avoir conservé son importance dans le groupe.

« Je me suis toujours bien senti dans ce groupe. »

S’il admet avoir parfois mal vécu certaines décisions sportives.

« Quand tu rentres à la maison, que tu ne joues pas, des fois t’es un peu dégoûté. »

Il a néanmoins cherché à aider les plus jeunes.

« À mon âge, mon rôle c’est aussi d’aider les autres en restant le plus positif possible. »

Parmi eux figure notamment Baptiste Jauneau.

« J’aime bien aussi parler avec les joueurs. Notamment avec Baptiste qui me sollicite souvent avant ses discours pour avoir mon ressenti et savoir sur quel point appuyer. »

Une aventure qui aurait pu être différente

En revenant sur son arrivée en Auvergne en 2020, Bézy reconnaît que certains événements ont changé la trajectoire du club.

« J’ai signé à l’ASM parce qu’il y avait Franck Azéma. »

Mais rapidement, le manager emblématique annonce son départ.

« C’est vrai que c’était un peu décevant. »

Le demi de mêlée ne s’attendait pas non plus aux nombreuses évolutions qui ont suivi.

« Par la suite, le club a beaucoup bougé avec des changements d’entraîneurs et de présidents. Il y avait une forme d’instabilité à laquelle je ne m’attendais pas du tout en signant ici. »

Clermont avance dans la bonne direction

Malgré tout, Bézy estime que l’ASM est aujourd’hui sur la bonne voie.

« Je pense que le projet est bon. Notamment au niveau des jeunes. »

Il voit émerger une nouvelle génération prometteuse.

« Les jeunes qui montent sont très bons, les futures recrues sont d’un gros calibre… Le club progresse. »

Et le regard extérieur commence selon lui à évoluer.

« Quand j’en parle avec certains adversaires, on sent que le regard est en train de changer sur l’ASM. On est à nouveau considéré comme une équipe difficile à battre. »

Ce qui l’a le plus marqué à Clermont

Au moment de dresser le bilan de ses six années en Auvergne, une chose ressort immédiatement.

« Sportivement, ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les supporters. Partout ailleurs en Top 14, je n’ai jamais vu une telle ambiance, un tel soutien. »

Il évoque également les nombreuses personnes qui ont facilité l’installation de sa famille.

« Beaucoup de gens nous ont aidés. »

Il cite notamment Camille Lopez, Judicaël Cancoriet ou encore Paul Jedrasiak.

« J’ai essayé de reproduire la même chose par la suite avec les nouveaux. »

La concurrence, une habitude

Durant son passage à Clermont, Bézy aura connu deux générations de demi de mêlée : Morgan Parra puis Baptiste Jauneau.

Une concurrence qu’il a toujours acceptée.

« J’ai joué à Toulouse, donc la concurrence, je connaissais. Je me suis bien entendu avec Morgan et Baptiste. »

Avant de conclure avec le recul de l’expérience :

« Il faut savoir accepter les choix, même si ce n’est pas toujours évident. »

Au-delà de son départ vers Montpellier, le témoignage de Sébastien Bézy éclaire surtout la transition vécue par Clermont ces six dernières années. Arrivé au moment où la génération Parra-Lopez approchait de la fin, il a traversé plusieurs changements de présidence, d’entraîneurs et de projet sportif. Son analyse est intéressante car elle confirme que l’ASM est désormais entrée dans une nouvelle phase de reconstruction.

Malgré la lourde défaite contre le Racing, Bézy estime que les fondations sont aujourd’hui plus solides qu’elles ne l’étaient à son arrivée. Une vision qui tranche avec le pessimisme de certains observateurs et qui témoigne du chemin parcouru par le club auvergnat depuis plusieurs saisons.

Pour Sébastien Bézy, l’heure est désormais venue de relever un nouveau défi à Montpellier après six années riches en émotions sous le maillot clermontois.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Bougnatix 4 juin 2026 at 11h- Répondre

    Bonne route à ce bon joueur et à cet homme bien .