Finale de Pro D2 : une affaire à plus de 200 000 € empoisonne déjà l’avant-match

Finale de Pro D2 : une affaire à plus de 200 000 € empoisonne déjà l’avant-match

Le jeudi 4 juin 2026 à 10:30 par David Demri

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Samedi, Provence Rugby et le RC Vannes se disputeront le titre de champion de Pro D2 à Ernest-Wallon.

Mais en coulisses, un autre affrontement oppose déjà les deux clubs. Au centre de l’affaire : Arthur Coville.

Le demi de mêlée de Provence Rugby se retrouve aujourd’hui au cœur d’un dossier particulièrement sensible qui pourrait bien survivre à la finale et se prolonger devant les tribunaux.

Arthur Coville a déjà signé à Vannes

Selon Midi Olympique, Arthur Coville aurait signé dès septembre 2025 un précontrat de trois saisons avec le RC Vannes.

L’accord prévoyait son retour dans son club formateur à l’issue de son engagement avec Provence Rugby. À l’époque, tout semblait bouclé.

Mais la situation a depuis radicalement évolué.

Un changement d’avis qui complique tout

Au fil des mois, le demi de mêlée est devenu un élément incontournable du dispositif de Philippe Saint-André.

Très attaché au projet provençal, le joueur aurait finalement exprimé son souhait de poursuivre l’aventure à Aix-en-Provence.

Une position rapidement transmise aux dirigeants vannetais.

Sauf que du côté breton, la réponse aurait été claire : Arthur Coville est attendu au club la saison prochaine.

Une clause à plus de 200 000 euros

Pour tenter de trouver une solution, plusieurs pistes auraient été étudiées.

Provence Rugby aurait notamment cherché à ouvrir des discussions autour d’une indemnisation permettant au joueur de rester. Le montant de la clause de dédit dépasserait les 200 000 euros.

Une somme conséquente qui complique fortement les négociations.

Selon le bi-hebdomadaire, l’idée d’un match amical dont la recette aurait été intégralement reversée au RC Vannes aurait même été évoquée. Pour l’instant, aucune solution définitive n’a émergé.

La passe d’armes entre Spitzer et Saint-André

Le dossier a pris une nouvelle dimension ces dernières semaines.

Début mai, Jean-Noël Spitzer avait publiquement affirmé :

« Il a signé un contrat au RC Vannes, il sera au RC Vannes. C’est un choix fort de sa part de poursuivre son histoire là où il a commencé. »

Une sortie qui n’a visiblement pas été appréciée en Provence.

Quelques jours plus tard, Philippe Saint-André répondait sur Sud Radio :

« Des fois, il vaut mieux se taire plutôt que de dire des choses qui ne sont pas vraies. »

Le ton était donné.

Une bataille juridique en toile de fond

Le différend ne concerne plus seulement le joueur.

Les dirigeants provençaux estiment que Vannes aurait approché Arthur Coville avant l’entrée dans sa dernière année de contrat sans en informer officiellement Provence Rugby.

Un point qui pourrait poser question au regard des règlements de la Ligue Nationale de Rugby.

Selon plusieurs spécialistes du droit sportif, le dossier pourrait devenir particulièrement complexe.

« Le droit est pour Vannes, les règlements pour Provence Rugby. »

Si aucun accord n’est trouvé entre les différentes parties, une procédure devant les prud’hommes n’est pas exclue.

Un contexte particulier avant une finale

Cette affaire intervient au moment où les deux clubs préparent le rendez-vous le plus important de leur saison.

D’un côté, Vannes vise un retour immédiat dans l’élite.

De l’autre, Provence Rugby rêve d’une première accession historique en Top 14.

Et au milieu de tout cela se trouve Arthur Coville.

Une situation qui dépasse largement le simple transfert

Le cas Coville dépasse largement le cadre d’un simple transfert. Il oppose deux visions : celle du respect d’un engagement contractuel signé plusieurs mois auparavant et celle d’un joueur qui souhaite finalement poursuivre un projet sportif dans lequel il s’épanouit. Quelle que soit l’issue de ce dossier, il pourrait devenir un précédent observé de très près par de nombreux clubs de Top 14 et de Pro D2 confrontés à des situations similaires.

D’autant que Vannes s’est déjà sécurisé avec l’arrivée annoncée du demi de mêlée fidjien Simione Kuruvoli, preuve que le club breton anticipe tous les scénarios possibles.

Avant même le coup d’envoi de la finale, Provence Rugby et le RC Vannes ont déjà commencé leur duel. Et celui-ci pourrait bien se poursuivre longtemps après les 80 minutes réglementaires.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Bougnatix 4 juin 2026 at 14h- Répondre

    Il a signé un contrat ou un pré contrat engageant . Il se retracte et il a le droit mais en paye les consequences . Vannes à aussi le droit de se sentir trahi . C’est la vie .