« La confiance, je pense que tu ne l’as pas » : l’étonnante confession venue de Toulouse
« La confiance, je pense que tu ne l’as pas » : l’étonnante confession venue de Toulouse
Le jeudi 4 juin 2026 à 19:53 par David Demri
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Le Stade Toulousain a déjà validé l’essentiel. Premier du Top 14 et directement qualifié pour les demi-finales, le club haut-garonnais abordera son déplacement au Racing 92 sans la moindre pression comptable. Pourtant, les Rouge et Noir n’ont aucune intention de transformer cette dernière journée en simple répétition générale.
Car derrière leur confortable avance au classement, les Toulousains savent qu’ils ont encore des réglages à effectuer avant le rendez-vous décisif du 19 juin à Marseille. Face à un Racing 92 qui joue sa qualification, l’opposition s’annonce particulièrement relevée.
Toulouse veut un match de phase finale avant l’heure
La démonstration francilienne à Clermont le week-end dernier n’est pas passée inaperçue du côté toulousain.
« Oui, on a vu le match. Ça a tapé ! », a reconnu Thomas Lacombre en évoquant la victoire éclatante du Racing au Michelin.
Pour Virgile Lacombe, ce déplacement à Paris représente bien plus qu’une simple dernière journée de championnat.
« Pour eux, c’en est un. Je pense que l’opposition va nous renvoyer vers un match de phase finale. C’est surtout une équipe qu’on peut susceptiblement rencontrer par la suite, en demi-finale. Donc aujourd’hui, il est toujours bien de faire bonne figure face à un possible opposant. »
Malgré cette possibilité, les Toulousains refusent de se projeter trop vite vers Marseille.
« On va se concentrer sur ce match. On aura le temps la semaine prochaine pour se projeter sur notre potentiel adversaire en demi-finale. Mais là, celui de samedi soir, on le connaît déjà. Je pense que le menu est déjà suffisamment costaud pour se concentrer seulement sur ce match-là », a expliqué Ange Capuozzo.
Les Toulousains admettent qu’il reste du travail
Si Toulouse domine le classement, les dernières prestations n’ont pas toujours convaincu. Les champions de France ont parfois manqué de maîtrise dans le contenu, malgré les résultats obtenus.
C’est justement ce qui pousse le groupe à prendre cette rencontre très au sérieux.
« C’est un match sympa à jouer. Aller jouer à l’Aréna, c’est toujours un contexte un peu particulier. Montrer que, quelle que soit l’équipe que l’on aligne, le Stade Toulousain fait bonne figure, c’est important aussi. On n’a pas toujours réussi à le faire ces dernières semaines. J’espère qu’on ira là-bas en leur donnant du fil à retordre », estime Virgile Lacombe.
Le staff ne cache d’ailleurs pas les secteurs qui doivent encore progresser avant les phases finales.
« Essayer de fluidifier un peu ce que l’on cherche à mettre en place sur le mouvement général. C’est vrai qu’on manque un peu d’automatisme collectif. On manque aussi de précision sur nos cellules de jeu offensive. Sur notre capacité collectivement à aller gagner des bras de fer dans certains moments du match. »
La défense, habituellement l’un des points forts du Stade Toulousain, fait également partie des sujets de travail après plusieurs sorties moins convaincantes.
Une bataille pour les places avant Marseille
Cette rencontre face au Racing représente aussi une ultime opportunité pour plusieurs joueurs de marquer des points dans l’optique de la demi-finale.
« Il y a des joueurs qui ont des places à gagner pour la fin de saison, pour la demi-finale et c’est le dernier match avant cette demi-finale. C’est surtout ça. Et puis après, trouver un peu de confiance dans notre jeu », rappelle Virgile Lacombe.
Même constat pour Ange Capuozzo.
« On ne peut pas se permettre de le galvauder. C’est peut-être une équipe qu’on va retrouver d’ici quelques semaines. Je ne pense pas qu’on soit en mesure de laisser passer quelconque match. Encore une fois, chacun va avoir son enjeu aussi, personnel, dans l’équipe. Et l’enjeu collectif, il existe réellement. L’enjeu va être d’avoir une partie supplémentaire pour se connecter entre nous. »
Enfin, Dorian Aldegheri a livré une analyse lucide de la situation actuelle du championnat.
« La confiance, je pense que tu ne l’as pas. Tu essaies de vivre bien ensemble, de prendre du plaisir. Mais je ne pense pas qu’il y ait une équipe qui se dise : ‘Cette année, c’est pour nous’. Le championnat est serré. »
Un constat qui résume parfaitement l’état d’esprit toulousain : qualifié et favori, certes, mais encore loin de considérer que le plus dur est fait.
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