La fin des Sud-Africains en Champions Cup ? Yann Roubert tranche enfin !
La fin des Sud-Africains en Champions Cup ? Yann Roubert tranche enfin !
Le vendredi 5 juin 2026 à 6:45 par David Demri
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Depuis plusieurs saisons, la présence des franchises sud-africaines en Champions Cup continue de diviser les clubs européens. Entre les longs voyages, les contraintes logistiques et l’impact sur la récupération des joueurs, le sujet revient régulièrement sur la table.
Et du côté français, les critiques n’ont jamais totalement disparu.
Face à ce débat devenu récurrent, le président de la Ligue Nationale de Rugby, Yann Roubert, a décidé de clarifier les choses. Son message est limpide : les Bulls, les Sharks et les Stormers ne sont pas près de quitter la compétition.
Les clubs français devront encore composer avec les déplacements en Afrique du Sud
Les souvenirs sont encore frais pour plusieurs formations du Top 14.
En janvier 2025, Toulouse avait notamment dû traverser la planète pour affronter les Sharks à Durban. Un déplacement particulièrement éprouvant, résumé à l’époque par Antoine Dupont.
« De 5 à 30°C avec 80 % d’humidité en deux jours… »
Des situations comme celle-ci alimentent depuis plusieurs années les critiques de nombreux dirigeants et entraîneurs européens.
Certains militent même pour une réduction du nombre de franchises sud-africaines engagées dans la compétition afin d’alléger le calendrier et les contraintes de déplacement.
Mais Yann Roubert a refroidi ces espoirs.
Aucune révolution avant 2030
Interrogé dans les colonnes de La Dépêche sur une éventuelle remise en question de la présence sud-africaine, le président de la LNR a rappelé une réalité contractuelle importante.
« L’accord de participation nous amène jusqu’en 2030. »
Autrement dit, les changements réclamés par certains clubs ne sont pas pour demain.
« Non, les changements ne seront pas pour la saison prochaine. »
Une réponse qui ferme clairement la porte à toute révolution immédiate concernant la formule actuelle de la Champions Cup.
Des adaptations restent néanmoins à l’étude
Yann Roubert reconnaît toutefois que le fonctionnement actuel n’est pas parfait.
Selon lui, le format pourrait gagner en clarté pour les supporters et en attractivité pour les clubs.
Mais la réflexion ne s’arrête pas là.
« Je ne veux pas parler à la place du président de la Fédération sud-africaine mais je ne vois pas comment elles pourraient ne pas être là la saison prochaine. »
Le président de la LNR confirme cependant que plusieurs pistes sont étudiées pour les années à venir.
« Par contre, c’est sûr, on réfléchit à des adaptations pour l’avenir. »
La santé des joueurs au cœur des discussions
Au-delà des questions économiques ou sportives, un sujet préoccupe particulièrement les dirigeants du rugby professionnel.
« Parce qu’après l’intérêt des supporters et le souci de préserver nos championnats domestiques, vient la santé des joueurs. »
C’est probablement là que se situe aujourd’hui le véritable enjeu.
Car si les Bulls, les Sharks et les Stormers devraient bien être présents en Champions Cup la saison prochaine, les longs déplacements entre l’Europe et l’Afrique du Sud continuent d’alimenter les inquiétudes des clubs concernant la fatigue accumulée par les joueurs.
Une chose est désormais certaine : malgré les critiques et les débats récurrents, les franchises sud-africaines ont encore de beaux jours devant elles dans la plus prestigieuse des compétitions européennes.
Cependant, Yann Roubert a clairement indiqué qu’une réduction du nombre de club en Champions Cup serait un véritable soulagement pour la Ligue Nationale de Rugby :
« Effectivement, ce qu’on veut à l’avenir, c’est une solution commune qui profite : un, au rayonnement sportif de la Champions Cup ; deux, d’une articulation qui soit cohérente pour garantir l’attractivité aussi de nos championnats domestiques ; et puis trois, j’y reviens, la préservation de la santé des joueurs. Donc, effectivement, je ne vais pas vous cacher que nous, avoir moins de clubs en Champions Cup, peut-être économiser quelques dates et avoir quelque chose de plus élitiste, c’est quelque chose qu’on envisage et dont on débattra au sein de l’EPCR.«
Il conclut :
« On réfléchit à des adaptations pour l’avenir. Et là, quand on sera prêts, évidemment, il y aura une conférence de presse. »
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