Avant de signer à Toulouse, Matias Remue était courtisé par un autre club du Top 14
Avant de signer à Toulouse, Matias Remue était courtisé par un autre club du Top 14
Le vendredi 5 juin 2026 à 23:05 par David Demri
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Il est aujourd’hui le seul joueur belge à évoluer en Top 14.
À seulement 23 ans, Matias Remue s’impose progressivement dans l’effectif du Stade Toulousain. Une ascension remarquable pour un joueur qui a découvert le rugby loin des grandes nations de l’ovalie et qui rêve désormais de s’installer durablement chez les champions de France.
Une histoire née loin du rugby professionnel
Rien ne destinait réellement Matias Remue à rejoindre un jour le Stade Toulousain.
Originaire de Bruxelles, il découvre le rugby grâce à son père.
Il s’est confié via RMC Sport :
« Mon père faisait du foot et il n’aimait pas du tout la mentalité. Alors il a demandé un peu autour de lui des sports pour qu’on essaye, mon frère et moi. Et c’est comme ça qu’on s’est mis au rugby à cette époque-là, à l’âge de 5 ans et demi. Et depuis, je n’ai jamais arrêté. »
À l’époque, le jeune Belge ne connaît quasiment rien du rugby professionnel.
« Petit à petit, tu mets les choses en place aussi pour essayer de partir, de chercher une structure pro qu’il n’y a pas en Belgique. Vers 14-15 ans, ça m’est passé par la tête. »
Toulouse l’a repéré très tôt
Adolescent, Matias Remue participe à un stage à Toulouse avec son frère jumeau Florian.
Une première rencontre avec le club rouge et noir qui va marquer le début de l’aventure.
« Ils me demandent de revenir m’entraîner en semaine avec la catégorie de l’époque. J’avais 14 ans. Et ça se passe bien, on me dit que j’ai le niveau, mais ils ne vont pas enlever un mec qui a le même niveau que moi ici pour faire venir un étranger. »
Le Stade Toulousain ne l’oubliera pourtant pas.
Michel Marfaing se souvient même d’une bataille avec Perpignan pour attirer les deux frères.
« On l’avait revu ensuite avec son frère. Ils étaient venus faire une journée de détection ici. Mais ils avaient été vus aussi par Perpignan. On avait bataillé un peu avec l’USAP pour pouvoir les récupérer. »
De la Belgique aux entraînements avec Dupont
Après ses débuts au Royal Kituro, Matias Remue rejoint finalement Toulouse en 2022.
Le changement est brutal.
« Sur le moment même, tu ne réalises pas. Tout ce qui m’est arrivé au début ici, tu ne réalises pas. Quelques années après, tu te dis que tu viens de là, que tu as un beau parcours, que tu peux en être fier. Mais quand tu es dans le feu de l’action… tu fonces. Tu mets toutes les chances de ton côté. »
Quelques mois plus tard, il s’entraîne aux côtés d’Antoine Dupont, Thomas Ramos ou encore Ange Capuozzo.
Un premier match qui change tout
Le 23 novembre 2024 restera une date particulière.
Face à Perpignan, Matias Remue dispute son premier match en Top 14.
« Que des bons souvenirs. Ce premier match, c’était beaucoup d’accomplissements pour tout le travail que j’avais pu faire pour en arriver là. Et puis, beaucoup de fierté, parce qu’en Belgique, tu n’es pas amené, on va dire, à en arriver là. »
Cette saison, il a continué à grappiller du temps de jeu avec six apparitions et trois essais.
Toulouse croit en lui
Au club, personne ne cache son enthousiasme.
Laurent Thuéry souligne les qualités du jeune arrière.
« Matias, c’est quelqu’un qui a des qualités, notamment de vitesse, une capacité à gagner ses duels assez remarquables. »
Avant d’ajouter :
« Forcément, on compte sur lui sur les saisons qui arrivent. Avec les qualités qu’il a, il est capable de nous faire beaucoup de bien. »
Même son coéquipier Ange Capuozzo se montre élogieux.
« Matias, c’est quelqu’un de très facile au quotidien, discret mais qui s’est imposé aux entraînements. Au niveau rugby, vous avez pu voir qu’il a énormément de qualités. »
« Le but, c’est de jouer les matchs importants »
Malgré la concurrence féroce au Stade Toulousain, Matias Remue ne cache pas ses ambitions.
« A terme, c’est le but, bien sûr. D’être cadre dans l’équipe. Je ne suis pas ici pour être assistant ou regarder les autres jouer. »
Puis il poursuit :
« J’essaie de faire ce qu’il faut pour y arriver. Le but, c’est de jouer les matchs importants, les matchs qui comptent. En l’occurrence, il y a les phases finales qui approchent, donc on verra. »
Un ambassadeur du rugby belge
Passé tout près d’une qualification historique pour la Coupe du monde avec la Belgique, éliminée pour un petit point derrière les Samoa, Matias Remue reste très attaché à son pays.
« Je suis content, évidemment pour moi, mais aussi pour la Belgique. Ce que je représente, au final, aux yeux des Belges. »
À travers son parcours, le Toulousain est devenu l’un des symboles du développement du rugby belge.
Et au vu de sa progression, son histoire est probablement loin d’être terminée.
4 Commentaires


Et les toulousains vont nous sortir la formation toulousaine pour un belge
Et alors ducon, Toulouse premier club en jiff. Et ton club c’est quoi.
Ils font juste « feu de tous bois »
Ils forment , mais ils recrutent aussi les meilleurs à leur poste partout ( Italiens , Ecossais , All Black , etc….) grâce à une cellule de recrutement de tres haut niveau professionnel
A l’arrivée quand tu mélange tout ça …..
ducon c’est son nom ?
Alors faut mettre un D majuscule…..