Joan Caudullo : « Je me suis dit que, à la mi-temps, je m’étais trompé »

Joan Caudullo : « Je me suis dit que, à la mi-temps, je m’étais trompé »

Le dimanche 7 juin 2026 à 14:55 par David Demri

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Au coup de sifflet final, Joan Caudullo avait le sourire. Un large sourire même.

Mais derrière cette qualification directe en demi-finale du Top 14 se cachait surtout une pensée bien précise.

Celle d’un soir que tout Montpellier aimerait oublier.

Le souvenir de Grenoble toujours présent

Deux ans plus tôt, le MHR jouait sa survie lors de l’access-match contre Grenoble.

Un souvenir encore très vif dans l’esprit du manager montpelliérain.

« Oui, je me souviens avoir levé les bras, les larmes aux yeux, à Grenoble, lors de l’access match, où à la 78e minute on était en Pro D2. »

Une phrase qui résume à elle seule le chemin parcouru.

Car ce samedi soir, Montpellier n’a plus rien à voir avec l’équipe qui flirtait alors avec la catastrophe.

Une qualification qui semblait encore loin

Pourtant, tout n’a pas été simple à Lyon.

Menés à la pause (22-16), les Héraultais ont longtemps semblé en difficulté.

Joan Caudullo n’était d’ailleurs pas satisfait de ce qu’il voyait.

« Je trouvais mes joueurs amorphes. Je trouvais qu’ils n’étaient pas dans le rythme. Je trouvais que Lyon avait été meilleur que nous en première mi-temps. »

Le manager reconnaît même avoir douté de ses choix.

« Je me suis dit que, à la mi-temps, je m’étais trompé sur la fraîcheur. »

Le déclic de la seconde période

Selon lui, le tournant de la rencontre n’est pourtant pas venu de l’exclusion temporaire de Yacouba Camara.

« Le tournant du match, c’est une séquence défensive qu’on fait en début de deuxième mi-temps, où on ne lâche pas et où Lyon fait un en-avant. »

Une action qui a changé la dynamique.

« Cette séquence a été fondatrice. Notre défense et notre mêlée nous ont aidés à rebasculer. »

Deux secteurs qui symbolisent parfaitement la saison montpelliéraine.

Une série impressionnante

Cette victoire confirme surtout l’incroyable dynamique du MHR.

« Je crois qu’on doit être à 22 victoires sur 25 depuis le mois de décembre. »

Des chiffres qui expliquent pourquoi Montpellier s’est invité parmi les prétendants au Bouclier de Brennus.

Mais aussi pourquoi le staff avait besoin de souffler.

« Je ne me voyais pas repartir lundi pour nous préparer à un barrage ! »

« Je pense qu’ils en ont assez de moi »

Au moment de retrouver ses joueurs après la rencontre, Joan Caudullo a volontairement évité les grands discours.

« Je ne voulais pas spécialement faire de discours. »

Avant de lâcher, avec humour :

« Je pense qu’ils en ont assez de moi. Je leur ai dit : à jeudi. »

Car avant de penser à la demi-finale de Marseille, le groupe va s’offrir quelques jours de repos bien mérités.

Une histoire de continuité

Pour Joan Caudullo, cette réussite n’est pas le fruit du hasard.

« Je crois au projet. Je crois au fait que, quand on met un projet en place, ça marche. »

Avant d’insister :

« Quand il y a une continuité, ça marche, quel que soit celui qui est à la barre. »

Le technicien avoue lui-même ne pas avoir imaginé une progression aussi rapide.

« Je ne pensais pas que ça allait marcher aussi vite. »

Le MHR veut désormais rêver plus grand

La qualification en demi-finale n’est toutefois qu’une étape.

« Ce n’est pas une finalité. »

Le message est clair.

« On a envie maintenant d’aller le plus loin possible. »

Deux ans après avoir frôlé la Pro D2 à Grenoble, Montpellier s’invite désormais parmi les quatre derniers prétendants au Brennus.

Une trajectoire spectaculaire que peu de monde aurait osé imaginer à l’époque.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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