L’échec en Top 14 relance un débat brûlant à l’UBB : Laurent Marti est en pleine réflexion
L’échec en Top 14 relance un débat brûlant à l’UBB : Laurent Marti est en pleine réflexion
Le dimanche 7 juin 2026 à 22:53 par David Demri
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L’Union Bordeaux-Bègles vient d’écrire une page historique en remportant une deuxième Champions Cup consécutive.
Mais quelques jours seulement après ce nouveau sacre européen, le club girondin se retrouve confronté à une question aussi simple que dérangeante.
Peut-on réellement viser la Coupe d’Europe et le Bouclier de Brennus en même temps ?
Une élimination qui laisse des traces
La défaite concédée à Chaban-Delmas contre Clermont (31-34) a brutalement mis fin à la saison de l’UBB. Pour la première fois depuis plusieurs années, les Bordelais ne participeront pas à la phase finale du Top 14.
Un énorme coup d’arrêt pour une équipe qui restait sur deux finales consécutives dans la compétition.
Cette élimination a surtout mis en lumière une réalité que les dirigeants bordelais ne cherchent plus à cacher.
Le constat sans détour de Laurent Marti
Le président de l’UBB a récemment reconnu que son club n’avait peut-être pas encore les moyens de lutter sur tous les fronts.
« On manque de profondeur d’effectif pour être performant sur tous les tableaux. »
Une déclaration forte qui traduit les limites rencontrées cette saison.
Malgré un effectif de très haut niveau, les blessures, les doublons internationaux et l’enchaînement des matchs ont fini par peser lourd dans la balance.
Le modèle toulousain reste inaccessible
Depuis plusieurs saisons, seul le Stade Toulousain parvient réellement à jouer toutes les compétitions avec les mêmes ambitions. L’UBB, elle, a dû puiser énormément d’énergie pour conserver son titre européen.
Résultat : au moment d’aborder le sprint final du Top 14, les organismes étaient à bout de souffle.
Les blessures de plusieurs cadres majeurs n’ont fait qu’accentuer le problème.
Une réflexion déjà lancée
En interne, le sujet est désormais clairement sur la table comme l’a affirmé le président Laurent Marti dans les colonnes de Sud-Ouest :
« Est-ce qu’on peut jouer les deux compétitions à fond ? On a commencé à en parler avec Yannick. »
Cette réflexion pourrait avoir des conséquences importantes pour les saisons à venir.
Car après avoir décroché deux titres européens consécutifs, l’obsession bordelaise porte désormais un autre nom : le Bouclier de Brennus.
Yannick Bru entretient le flou
Interrogé après l’élimination contre Clermont, le manager bordelais n’a pas fermé la porte à un changement de stratégie.
« C’est une question qu’on pourra légitimement se poser. »
Avant d’ajouter :
« On verra, on va tout peser. »
Des propos prudents mais qui montrent que le débat existe bel et bien.
Un tournant dans l’histoire récente de l’UBB ?
Pendant longtemps, Bordeaux rêvait simplement de soulever un trophée majeur. Aujourd’hui, le club a déjà remporté deux Champions Cup.
La question n’est donc plus de savoir s’il peut gagner l’Europe. La question est désormais de savoir s’il est prêt à adapter ses priorités pour enfin conquérir ce Brennus qui lui échappe toujours.
Et après l’élimination brutale de cette saison, le débat ne fait probablement que commencer.
5 Commentaires


Demande à Toulouse ses contacts à Tahiti, et ses contrats d’image….
Fallait peut-être commencer par éviter une beuverie de 4 jours avant d’affronter Toulon puis l’ASM !
Si ils avaient été raisonnable, ils auraient peut-être pu rivaliser physiquement pour remporter au moins 1 de ces 2 matchs !
Là ils se sont fait débordé par leur effectif qui a fait n’importe quoi, et aujourd’hui ils le paient sans vouloir l’admettre !
Math… Ils ont fait la même la saison dernière et ça ne les a pas empêcher d’atteindre la finale…
3 défaites à domicile avant celle face à l’ASM, des joueurs qui ne mettaient pas l’engagement nécessaire en Top14… ça, c’est pas à cause de la bringue après la CC…
Difficile de rivaliser avec le RCT d’antan…
Même si le XV de départ a de la gueule et que l’UBB peut mettre huit joueurs de haut niveau sur le banc, il n’y a toujours qu’une équipe à l’UBB et pas deux… La moindre méforme, blessure ou repos et l’équipe coince…
Pas de Woki: pas de touche. Pas de Lucu: pas d’âme. Et le plus visible, c’est Jalibert… sans lui, les lancements et jeu des lignes arrières sont quelconques.
Il suffit d’une saison avec un peu moins de chance niveau blessure, des pièces qui tombent du mauvais coté et chaque erreur est sanctionné, surtout quand beaucoup d’équipes elles, jouent à un très haut niveau : Section, MHR, SF …
Après, c’est pas la fin du monde non plus, le club ne joue les phases finales que depuis quelques saisons et le groupe actuel a encore de l’avenir… Y’a que deux trophées pour 14 équipes, faut déjà être content d’en prendre un et de se battre pour être en haut dans ce championnat.
L’apprentissage continue, cette saison bien que frustrante à la fin, devrait donner des axes de travail à messieurs Marti et Bru pour progresser.