Piqueronies craint le forfait d’un cadre : « Je rêverais que ce soit bénin, mais j’ai peur de ne pas avoir raison »

Piqueronies craint le forfait d’un cadre : « Je rêverais que ce soit bénin, mais j’ai peur de ne pas avoir raison »

Le lundi 8 juin 2026 à 9:04 par David Demri

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Sébastien Piqueronies avec Pau

La Section Paloise s’apprête à vivre l’un des rendez-vous les plus importants de son histoire récente.

Qualifiés pour une phase finale de Top 14 pour la première fois depuis 26 ans, les Béarnais recevront le Racing 92 ce samedi soir au Stade du Hameau avec un objectif clair : poursuivre leur incroyable aventure et décrocher une place en demi-finale contre Toulouse.

Et contrairement à ce que pourrait laisser penser leur manque d’expérience à ce niveau, les Palois ont de nombreuses raisons d’y croire.

Une forteresse imprenable depuis le début de la saison

C’est sans doute l’argument numéro un en faveur de la Section.

Cette saison, Pau a remporté ses 13 matches disputés à domicile en championnat.

Aucune équipe n’est parvenue à s’imposer au Hameau.

Une statistique qui donne forcément de la confiance aux hommes de Sébastien Piqueronies avant de recevoir une formation du Racing qui a dû batailler jusqu’à la dernière journée pour arracher sa qualification.

Il s’est confié dans Sud-Ouest :

« Si on ne rêve pas grand aujourd’hui, je ne le comprends pas. »

Le manager palois ne cache d’ailleurs pas ses ambitions.

« Quoi qu’il arrive, cela restera une saison exceptionnellement aboutie. »

Un effectif presque au complet

Autre excellente nouvelle pour la Section : l’effectif est quasiment au complet.

Seul Reece Hewat est d’ores et déjà forfait. En revanche, une incertitude demeure autour de Jack Maddocks, touché au thorax contre Montauban.

« Je rêverais que ce soit bénin, mais j’ai peur de ne pas avoir raison. »

Malgré cette inquiétude, Pau peut compter sur une profondeur d’effectif rarement vue dans son histoire récente.

Même en cas d’absence de l’Australien, Théo Attissogbe apparaît comme une solution de très haut niveau.

Une fraîcheur qui pourrait faire la différence

L’un des autres atouts béarnais concerne l’état physique du groupe.

Alors que le Racing a dû livrer une énorme bataille pour faire tomber Toulouse lors de la dernière journée, plusieurs cadres palois ont été ménagés face à Montauban.

Sébastien Piqueronies s’en réjouit.

« Sur les derniers entraînements, beaucoup d’éléments s’entraînaient très bien. Je n’en ai pas fait jouer certains qui l’auraient pourtant mérité. »

Le Hameau s’annonce incandescent

Au-delà du terrain, Pau pourra compter sur un environnement exceptionnel.

Les cinq derniers matches disputés au Hameau se sont joués à guichets fermés.

L’engouement autour de cette équipe n’a jamais été aussi fort.

« On sent vraiment une fierté béarnaise non pas naissante, mais assumée, claire et nette. »

Piqueronies a été marqué par l’ambiance du week-end dernier.

« Il y avait une telle ambiance au stade que j’ai l’impression que les 15 000 personnes seraient bien restées jusqu’à dimanche midi. »

Le Racing sait déjà à quoi s’attendre

Les deux confrontations de la saison ont montré que l’écart entre les deux équipes était minime.

Pau s’était incliné de peu à Créteil après avoir longtemps cru tenir l’exploit. Le Racing, lui, avait craqué dans les dernières minutes au Hameau.

Autant dire que ce barrage s’annonce extrêmement serré.

Mais avec une invincibilité préservée à domicile, un effectif quasiment au complet, une fraîcheur physique appréciable et tout un peuple derrière elle, la Section Paloise possède aujourd’hui de solides arguments pour croire à une qualification historique en demi-finale du Top 14.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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