Jacky Lorenzetti peut-il laisser filer Patrice Collazo, devenu indispensable au Racing 92 ?
Jacky Lorenzetti peut-il laisser filer Patrice Collazo, devenu indispensable au Racing 92 ?
Le lundi 15 juin 2026 à 10:57 par David Demri
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Il y a encore quelques mois, peu d’observateurs imaginaient le Racing 92 se retrouver à deux matchs d’un éventuel Bouclier de Brennus. Pourtant, après avoir fait tomber Pau dans son antre du Hameau, les Franciliens s’apprêtent à défier Toulouse avec une confiance retrouvée et des certitudes construites au fil des semaines.
Si cette remontée spectaculaire porte évidemment la marque des joueurs, elle reflète aussi le travail effectué par Patrice Collazo depuis son arrivée.
Un groupe qui monte en puissance au meilleur moment
Le Racing avance aujourd’hui avec une dynamique qui force le respect. Les Franciliens restent sur six victoires lors de leurs sept dernières rencontres et semblent avoir retrouvé une solidité qui leur avait souvent fait défaut ces dernières saisons.
Cette série positive a créé une véritable confiance collective. Les victoires s’enchaînent, les organismes récupèrent mieux et le groupe paraît désormais capable de répondre présent dans les moments qui comptent.
Samedi soir, Patrice Collazo résumait cet état d’esprit :
« Cette saison, on a touché les deux extrêmes : un coup en haut, un coup en bas. Mais depuis quelques semaines, nous enchaînons les performances sans vraiment ralentir. Quand mes joueurs se connectent ainsi, ils sont difficilement jouables. »
Une gestion de l’effectif qui porte ses fruits
L’une des grandes réussites du manager francilien réside dans sa capacité à gérer son effectif sur la durée.
Plutôt que de solliciter constamment les mêmes joueurs, Patrice Collazo a régulièrement fait tourner son groupe afin de préserver les organismes avant les échéances importantes.
Le cas de Nathan Hughes illustre parfaitement cette stratégie. Très utilisé durant une bonne partie de la saison, le troisième ligne anglais a laissé sa place à Shingirai Manyarara lors du barrage contre Pau.
Le jeune Zimbabwéen a répondu présent avec une prestation remarquée dans les zones de combat. Quant à Hughes, il pourrait retrouver un rôle majeur lors de la demi-finale face à Toulouse.
Des choix forts qui ont fait la différence
Le barrage disputé au Hameau a également mis en lumière plusieurs décisions fortes du staff francilien.
Malgré son statut, Josua Tuisova n’a pas débuté la rencontre. Touché à un genou durant la semaine, le Fidjien a été préservé.
À sa place, Joey Manu et Vinaya Habosi ont été titularisés et ont largement contribué à la victoire francilienne.
Habosi s’est notamment illustré dès les premières minutes en mobilisant plusieurs défenseurs sur une charge qui a permis à Léo Carbonneau de trouver l’ouverture.
Même le choix d’intégrer trois arrières sur le banc s’est révélé payant lorsque plusieurs joueurs ont dû quitter la pelouse en cours de rencontre.
Un recrutement ciblé et efficace
La progression du Racing s’explique également par plusieurs recrutements particulièrement réussis.
Taniela Tupou s’est imposé comme une arme précieuse devant, notamment en mêlée. Thomas Lainault a franchi un cap important dans sa progression tandis que Vinaya Habosi s’est affirmé dans son nouveau rôle au centre du terrain.
Au-delà des individualités, c’est surtout la cohérence de l’ensemble qui ressort.
Le Racing ne donne plus l’impression d’être une simple accumulation de talents. Le club francilien affiche désormais une identité claire, capable aussi bien de produire du jeu que de s’imposer dans des rencontres fermées et très disputées.
Un avenir qui semble déjà tracé
Sous contrat jusqu’en 2027, Patrice Collazo a redonné une direction à un club qui traversait une période d’incertitude.
En l’espace de dix-huit mois, le technicien a réussi à reconstruire un collectif compétitif et ambitieux.
La demi-finale contre Toulouse constituera un immense défi. Mais quelle que soit l’issue de cette rencontre, le Racing 92 récolte aujourd’hui les bénéfices d’une série de décisions qui ont progressivement permis au club de retrouver sa place parmi les prétendants aux sommets du rugby français.
Patrice Collazo sera-t-il prolongé par Jacky Lorenzetti ? On imagine mal le patron du Racing 92 laisser filer le technicien qui a remis le club Francilien dans les bons rails.
13 Commentaires


Il faut présumer de rien. Il suffit de voir Tayeb à Bayonne qui s’est débarrassé de son entraineur comme un mal propre alors que celui-ci venait de hisser Bayonne en demi du top 14. D’ailleurs on voit où ils en sont aujourd’hui.
Apres il ne faut peut-être pas comparer Tayeb et Lorenzeti,
Lorenzeti c’est l’homme qui a gardé 10 ans Laurent Labit avant de la passer directeur du club.
Tayeb c’est l’homme qui critique ouvertement son entraineur devant les cameras.
Oui en effet tu as raison, Lorenzeti est probablement plus raisonné. Mais mèfi quand même.
Les derniers recrutements de Patat ont plombé la saison de l’AB
perso , ça m’étonnerai…
Patoche a , en plus de ses résultats , toute l’adhesion du vestiaire derrière lui , c’est pas rien..
Collazo a toujours été bon sur une ou deux saisons, ensuite avec son caractère et sa paranoia ça devient compliqué. Ce doit être un truc de coach toulonnais.
Très belle saison de Patou et ses joueurs….
Content pour Jacky qui est un bon président investi et passionné
Ils peuvent poser de gros problèmes a toulouse en demi
Bravo patoche ! Ceux qui foirent ici réussissent ailleurs. PM un beau challenge t’attend ailleurs !
Bin non en faite , voir son parcours au LOU ……………
Collazo …. Un régal ….. Surtout dès qu’on l’associe à un de ses anciens potes toulousains…. Collazo / Garba (même si le playboy est vite retourné dans ses travers ce qui a causé de fortes tensions) et maintenant Collazo / Michalak …….. Et en plus à l’issue du match, il nous a gratifiè d’une phrase de Novès…… » En finales, il n’y a pas de place pour les rêveurs »…….. Putain, Patrice c’est au ST que tu aurais du revenir……
Collazo avait déjà mis sur orbite La Rochelle
Je lui souhaite de taper les cassoulets en demi, il nous ferait grandement plaisir.