« Je n’ai pas dormi » : l’aveu inattendu d’un cadre toulousain très stressé
« Je n’ai pas dormi » : l’aveu inattendu d’un cadre toulousain très stressé
Le mardi 16 juin 2026 à 15:40 par David Demri
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Santiago Chocobares a déjà disputé quatre finales avec le Stade Toulousain.
Pourtant, malgré son expérience et son statut de cadre du groupe rouge et noir, l’international argentin continue de vivre les phases finales avec une intensité hors norme.
À quelques jours de la demi-finale contre le Racing 92, le centre toulousain s’est livré via RMC Sport sur les émotions qui l’accompagnent avant les grands rendez-vous. Et certaines confidences ont de quoi surprendre.
Même après plusieurs finales, le stress reste intact
À 27 ans, Chocobares a déjà accumulé une solide expérience des phases finales sous les couleurs toulousaines.
Mais cela n’a rien changé à ses sensations.
L’Argentin reconnaît qu’il est incapable d’aborder ces rendez-vous avec sérénité.
« L’expérience des phases finales, je l’ai appris ici. Parce qu’avant, je n’avais pas joué beaucoup de finales. J’en ai juste disputé deux en Argentine, avec mon club amateur. Et la première de ma vie, je l’ai perdue. Après, j’ai commencé à gagner. Ça, c’est l’expérience. Pourtant, perso, je ne suis pas si calme quand arrive la phase finale. »
Pour lui, ces émotions font même partie intégrante du plaisir de jouer au rugby.
« Mais on joue au rugby pour ce genre de sensations. Pour sentir un peu le mal au ventre, les mains qui commencent à transpirer. Le jour où je ne sentirais rien, c’est le jour où je vais arrêter. »
Des nuits compliquées avant les grands matchs
Le centre toulousain explique que l’excitation monte progressivement au fil de la semaine.
Et une fois rentré chez lui, impossible de décrocher.
Chocobares admet que son esprit reste entièrement focalisé sur l’événement.
« C’est très joli. Très, très, très joli tout ce qui entoure un match comme ça. C’est une chose magnifique à vivre. Mais quand même… Moi, et toute la journée avant dans la semaine, avec l’excitation, quand je rentre chez moi, je ne sais pas, je ne peux pas me relâcher, être tranquille comme ça. Je tourne en rond. »
Dans ces moments-là, il trouve du réconfort auprès de ses proches.
« Après, j’appelle beaucoup mes amis, mes potes, ma famille. Là, ils essayent de me calmer un peu. »
Une nuit blanche avant une finale
L’une des révélations les plus étonnantes concerne la finale remportée la saison dernière.
À la veille de ce rendez-vous majeur, Chocobares n’a tout simplement pas fermé l’œil.
Un souvenir qui l’a marqué.
« Avant la finale de l’année dernière, la veille, je n’ai pas dormi. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai fait une nuit blanche. »
Même sa tentative de sieste le lendemain s’est soldée par un échec.
« Le matin, il me dit : ‘Oh, t’as bien dormi ?’ ‘Non, écoute, je n’ai pas dormi. Je vais essayer de faire la sieste.’ Parce que le match est à 21h. On a été déjeuner à midi, j’ai essayé de faire la sieste un peu. Mais pareil, rien. »
Le calme de Mauvaka et Neti lui fait du bien
Pour traverser ces périodes d’excitation intense, Chocobares aime s’entourer de coéquipiers beaucoup plus détendus que lui.
Deux joueurs l’impressionnent particulièrement dans ce domaine.
« C’est pour ça que je préfère être avec des mecs qui sont plus calmes. »
Le Toulousain cite notamment Peato Mauvaka et Rodrigue Neti.
« Par exemple, tu as des joueurs comme Peato Mauvaka ou Rodrigue Neti, tu les vois la veille du match, ils rigolent ! Ils ont la banane ! C’est bien. Parce que ça te transmet le calme et la tranquillité. »
L’héritage des Pumas toujours présent
Derrière cette passion débordante se cache aussi l’influence de la culture rugbystique argentine.
Chocobares explique avoir grandi en observant les Pumas jouer avec leurs tripes.
« J’ai grandi en regardant les Pumas ou la sélection argentine de football. Des choses comme ça, très passionnées. »
Pour lui, l’engagement mental doit être total.
« Il faut y aller à 100 %. Tu ne peux pas y aller à 90 %. Physiquement, peut-être, mais mentalement, il faut y aller à 100 %. »
Un attachement très fort au Stade Toulousain
Installé à Toulouse depuis plusieurs saisons, le Puma ne cache plus son attachement au club rouge et noir.
Porter ce maillot représente beaucoup pour lui.
« Quand tu joues dans un endroit où tu es bien, où tu es à l’aise, où les gens te respectent, tu vas défendre ton maillot à plus de 100 %. Avec ta vie, avec ton cœur, avec tout ce que tu as. »
Et l’Argentin conclut avec une déclaration qui devrait plaire aux supporters toulousains.
« Je suis très fier d’être ici et je suis très content de porter le maillot du Stade Toulousain. »
Vendredi soir à Marseille face au Racing 92, Chocobares retrouvera une nouvelle fois ces émotions qu’il décrit comme uniques. Et à l’écouter, malgré les années et les titres, elles restent toujours aussi fortes.
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