Billy Vunipola : « Le jour où cette petite voix disparaîtra, vous ne me verrez probablement plus »

Billy Vunipola : « Le jour où cette petite voix disparaîtra, vous ne me verrez probablement plus »

Le vendredi 19 juin 2026 à 14:15 par David Demri

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Billy Vunipola avec Montpellier

Montpellier s’apprête à disputer l’un des rendez-vous les plus importants de sa saison. Face au Stade Français, samedi soir à Marseille, le MHR pourra s’appuyer sur l’expérience de Billy Vunipola, un joueur qui a tout connu au plus haut niveau mais dont la motivation reste intacte.

À 33 ans, l’ancien international anglais continue de jouer un rôle majeur dans la transformation du club héraultais. Avant cette demi-finale du Top 14, le puissant numéro 8 a expliqué ce qui, selon lui, a permis à Montpellier de franchir un cap ces derniers mois.

Billy Vunipola met en avant la force du collectif

Pour l’ancien joueur des Saracens, la progression du MHR repose avant tout sur l’état d’esprit affiché par le groupe.

Le troisième ligne estime via Le Figaro que cette solidarité a permis à Montpellier de remporter plusieurs rencontres importantes cette saison.

« C’est quelque chose qu’on ne peut pas vraiment mesurer. Nous sommes une équipe. Ça paraît simple, mais c’est ce qui nous a permis de gagner certains matches à l’extérieur. Je repense notamment au match contre Clermont, où nous avons joué 20 minutes à quatorze après un carton orange. On ne peut réussir cela qu’avec un groupe prêt à se battre les uns pour les autres, à courir et travailler pour les autres, même sans ballon. »

Le joueur anglais n’oublie pas non plus les périodes beaucoup plus compliquées traversées par le club ces dernières saisons.

Il considère que les difficultés rencontrées ont contribué à construire le Montpellier d’aujourd’hui.

« J’ai apprécié ce parcours avec Montpellier. L’an dernier a été difficile, mais la saison précédente l’avait été encore plus alors que je n’étais même pas là. Cela nous a donné une bonne base pour construire. J’espère simplement que nos souvenirs ne s’arrêteront pas demain et que nous continuerons à en créer d’autres. Parce qu’une fois que tout est terminé, même si vous soulevez le trophée, personne ne continuera à vous taper dans le dos pendant un an : tout recommence. »

« Nous ne pourrons le battre qu’en étant un groupe »

À ses yeux, le succès du MHR repose également sur une évolution profonde des mentalités au sein de l’effectif.

Billy Vunipola voit désormais un groupe totalement tourné vers l’intérêt collectif.

« Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi cela a changé, mais il y a une vraie volonté de faire passer l’équipe avant soi-même et de servir le collectif. C’est pour cela que nous sommes heureux d’être ici aujourd’hui. Nous voulons évidemment aller plus loin, mais le premier obstacle, c’est le Stade Français. Et nous ne pourrons le battre qu’en étant un groupe. Cela ne concerne pas seulement les 23 joueurs, mais tout le monde. Le niveau des oppositions à l’entraînement cette semaine a été très élevé et j’espère que cela nous a mis dans les meilleures dispositions pour demain. »

Une motivation toujours intacte malgré son immense palmarès

Vainqueur de nombreux trophées avec les Saracens et le XV de la Rose, Billy Vunipola continue pourtant de se remettre en question chaque jour.

Le numéro 8 explique ce qui le pousse encore à travailler après toutes ces années passées au plus haut niveau.

« Il y a une petite voix sur mon épaule qui me dit que je ne suis pas assez bon. C’est elle qui me pousse à me lever chaque matin et à travailler dur. Pas forcément pour devenir meilleur, mais pour me prouver que je peux continuer à le faire. Le jour où cette petite voix disparaîtra, vous ne me verrez probablement plus. »

Pour l’Anglais, la recherche du trophée n’est d’ailleurs pas la principale source de motivation.

Il préfère mettre en avant tout ce qui se construit avant les grandes victoires.

« Pour moi, ce n’est pas vraiment le fait de gagner qui compte, c’est le voyage qui mène à la victoire. Quand j’ai remporté des titres auparavant, il y avait toujours un mélange de bonheur et de tristesse, parce que cela signifie aussi la fin de quelque chose. C’est ce que j’essaie de rappeler aux garçons : ce sont les moments du quotidien dont on se souvient. Quand le coup de sifflet final retentit et que vous gagnez un trophée, le lendemain tout recommence, tout le monde repart de zéro. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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