« Ce rôle est fait pour lui » : le successeur de Thomas Ramos à Toulouse est déjà tout trouvé
« Ce rôle est fait pour lui » : le successeur de Thomas Ramos à Toulouse est déjà tout trouvé
Le vendredi 26 juin 2026 à 23:30 par David Demri
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Le Stade Toulousain devra composer avec un changement de taille au coup d’envoi de la finale du Top 14 contre Montpellier. De retour après sa blessure, Thomas Ramos débutera finalement sur le banc du Stade de France.
C’est donc Romain Ntamack qui assumera la responsabilité du tir au but face au MHR. Un rôle loin d’être nouveau pour l’ouvreur international, qui affiche actuellement des statistiques impressionnantes.
Une série de 19 tirs réussis consécutivement
Si Thomas Ramos reste l’un des meilleurs buteurs du rugby mondial, son absence du XV de départ ne semble pas inquiéter le staff toulousain. Et pour cause : Romain Ntamack traverse une période de grande réussite face aux perches.
Lors de la démonstration contre le Racing 92 en demi-finale (71-17), l’ouvreur avait signé un impeccable 9 sur 9, inscrivant 19 points. Une performance qui prolonge une série désormais portée à 19 tirs réussis consécutivement depuis la victoire contre Montpellier fin mars.
À chaque fois qu’il a été désigné buteur principal cette saison, Ntamack a affiché un sans-faute : 6/6 à Castres, 7/7 à Toulon puis 9/9 face au Racing.
« Ça ne posera aucun problème »
Pour Jean-Baptiste Elissalde, ancien entraîneur des lignes arrière du Stade Toulousain, cette situation ne change absolument rien avant une finale comme il l’explique dans les colonnes de L’équipe :
« Même si la demi-finale face au Racing 92 a vite été pliée et qu’il n’était pas sous pression, Romain résiste bien à ce genre de contexte. Si Thomas (Ramos) est un buteur exceptionnel, la série de 19/19 de Romain parle pour lui à l’approche de cette finale. »
L’ancien demi de mêlée estime même que Toulouse possède un luxe unique en Top 14.
« Dans d’autres équipes, l’absence du buteur numéro 1 pourrait poser question. Là, ça ne changera rien. Romain serait sans doute le buteur numéro 1 dans 13 des 14 équipes du Top 14 s’il n’avait pas Thomas Ramos comme coéquipier. »
Un exercice qu’il n’a jamais arrêté de travailler
Si Ntamack a moins souvent occupé ce rôle ces dernières saisons, il n’a jamais cessé de perfectionner son jeu au pied.
Avant chaque rencontre, l’ouvreur s’entraîne systématiquement face aux perches, même lorsqu’il sait que Thomas Ramos sera chargé du tir au but.
Jean-Baptiste Elissalde explique pourquoi cette régularité n’a rien d’un hasard.
« Cette responsabilité a toujours été une évidence à ses yeux. Romain s’est toujours entraîné et même s’il n’est pas buteur numéro 1 à Toulouse ou chez les Bleus, il continue de le faire. C’est juste logique et ça fait partie de lui.
Techniquement, son geste est pur. Il a une telle facilité, mais aussi cette faculté à appréhender les événements. Il a la tête sur les épaules, la pression glisse sur lui. »
« Ce rôle de buteur en finale est aussi fait pour lui »
Pour illustrer la force mentale de Ntamack, Elissalde rappelle un souvenir marquant de la finale 2023 face à La Rochelle.
« Il aime les défis. Rappelez-vous la finale 2023 face au Stade Rochelais (victoire 29-26). Il rate une pénaltouche très importante à dix minutes de la fin. Il semble accuser le coup, mais finalement, c’est lui qui marque l’essai de la gagne en fin de match sur un exploit personnel. C’est un compétiteur, ce rôle de buteur en finale est aussi fait pour lui. »
Samedi soir, face à Montpellier, le numéro 10 toulousain aura donc une nouvelle occasion de démontrer qu’il peut parfaitement prendre le relais de Thomas Ramos dans l’exercice le plus exigeant d’une finale.
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