Bernard Laporte révèle tout ce qu’il a changé à Montpellier : « Les mercenaires, c’est fini ! »

Bernard Laporte révèle tout ce qu’il a changé à Montpellier : « Les mercenaires, c’est fini ! »

Le samedi 27 juin 2026 à 0:05 par David Demri

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Arrivé en pleine tempête à Montpellier en novembre 2023, Bernard Laporte a participé à la reconstruction d’un club qui jouera ce samedi la finale du Top 14 contre le Stade Toulousain.

Le directeur du rugby du MHR est revenu sur les choix forts opérés ces deux dernières saisons, la métamorphose du vestiaire et le rôle qu’il continue de jouer au quotidien auprès de Joan Caudullo.

« Quand je suis arrivé, ça allait très mal »

Interrogé par Le Parisien, Bernard Laporte se souvient d’un club en pleine crise lorsqu’il a rejoint Montpellier.

« Quand je suis arrivé, ça allait très mal, le MHR était dernier du Top 14, les mecs s’étaient battus entre eux lors d’un stage en Corse. Cela a été très difficile. Il y a eu du mieux, des rechutes, des moments compliqués. Finalement, on a arraché notre maintien lors du barrage contre Grenoble pour 2 points. »

Selon lui, c’est à partir de ce maintien que le véritable travail a commencé.

« La reconstruction a démarré là. Nous avons bâti une ossature solide. Et nous ne sommes pas passés loin de la qualification en phase finale la saison dernière, même si nous n’étions pas du tout armés pour aller très haut. »

« Les mercenaires, c’est fini »

Le directeur du rugby explique avoir profondément modifié la politique sportive du club.

« Déjà, nous nous sommes renforcés derrière. C’est une équipe complète, mais surtout tout a changé dans l’état d’esprit. Les gros salaires, les mercenaires, c’est fini tout ça. On a mis tout le monde aux bons salaires. Cela n’a plus rien à voir. »

Des décisions fortes ont été prises dès son arrivée.

« On s’est séparés de onze joueurs sous contrat et, pour cinq d’entre eux, on a dû payer la moitié de leur contrat pour qu’ils partent. »

Laporte affirme également avoir changé sa manière de recruter.

« On m’a encore proposé un joueur néo-zélandais cette semaine en me disant : « C’est tant. » J’ai répondu : « Ce ne sera rien. » C’est fini ce temps-là, les folies… C’est plus franco-français qu’avant, mais les étrangers sont autant attachés au club. »

« Billy Vunipola est extraordinaire »

Parmi les recrues, Bernard Laporte ne tarit pas d’éloges sur Billy Vunipola.

« Un seul exemple : Billy Vunipola. Ce mec est extraordinaire. Il a 33 ans, il a tout connu. Il est le premier à l’entraînement et le dernier parti. Il donne tout. Son influence est incroyable sur le reste du groupe. »

Il estime que son impact dépasse largement le terrain.

« Regardez la dimension qu’ont prise Lenni Nouchi ou Baptiste Erdocio dans son sillage. »

« Je suis là tous les jours »

Bernard Laporte rappelle qu’il ne se contente pas d’un rôle de conseiller.

« En arrivant, j’ai dit à mon ami Mohed Altrad que je ne me sentais pas d’être sur le terrain. J’ai fait venir Patrice Collazo comme manager avec un staff. Mais après notre opération maintien, le président a voulu repartir avec des entraîneurs du club. Joan Caudullo a été nommé. C’est quelqu’un de très humble. Il n’a pas fait le recrutement, pas choisi les joueurs et il a avancé avec le meilleur état d’esprit. »

Son implication reste pourtant quotidienne.

« Je suis là tous les jours. J’assiste à toutes les réunions. L’automne dernier, quand les résultats ne suivaient pas, Joan Caudullo m’a demandé de diriger un entraînement. Je l’ai fait. Je suis auprès d’eux. »

Même si Montpellier a déjà remporté la Challenge Cup, Bernard Laporte refuse de s’en satisfaire.

« Aujourd’hui, ça fonctionne, mais attention nous n’avons rien gagné. Moi ce que je veux, c’est des titres et surtout durer ensuite. »

« Le seul juge de paix, c’est le stade »

Enfin, Bernard Laporte se réjouit de l’engouement retrouvé autour du MHR.

« Oui. Je le dis au président. Le seul juge de paix, c’est le stade. Depuis cinq mois, il est plein tout le temps, alors que quand nous sommes arrivés, c’était la moitié. Quand les spectateurs viennent, tout suit. »

L’ancien sélectionneur du XV de France n’oublie pas de saluer l’investissement de Mohed Altrad.

« J’ai été à bonne école avec Max Guazzini au Stade Français. Il avait tout compris au rugby. Aujourd’hui, je dis aux joueurs, remerciez Mohed Altrad, sans lui, il n’y aurait pas de club. C’est comme au Racing avec Jacky Lorenzetti ou au Stade Français avec Hans-Peter Wild. Que serait le Top 14 sans eux ? »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Dede83 27 juin 2026 at 01h- Répondre

    Bernie est un alchimiste.

    Tout ce qu il touche se transforme en or