Bernard Laporte effrayé par Toulouse ? « Il n’y a ni peur ni crainte »
Bernard Laporte effrayé par Toulouse ? « Il n’y a ni peur ni crainte »
Le samedi 27 juin 2026 à 20:23 par David Demri
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À quelques heures de la finale du Top 14 entre Montpellier et le Stade Toulousain, Bernard Laporte refuse de céder au moindre complexe.
Le directeur du rugby du MHR assure que personne n’a peur de Toulouse, malgré l’impressionnante démonstration des Rouge et Noir en demi-finale. Pour lui, la clé sera ailleurs : être capable de tenir le choc pendant quatre-vingts minutes.
« Il n’y a ni peur ni crainte »
Interrogé par Midi Olympique sur l’ambiance qui règne au sein du MHR avant le rendez-vous du Stade de France, Bernard Laporte assure que le groupe vit cette semaine comme les autres… ou presque.
« Non, les joueurs sont concentrés, appliqués. Il n’y a pas vraiment de différence avec ce que nous connaissons d’habitude. Le seul truc à gérer, en plus, ce sont les mecs qui te demandent où trouver des places. Il faut vite l’évacuer, ça. Sinon, ils te poursuivent toute la semaine ! (rires) »
La démonstration toulousaine face au Racing 92 (71-17) n’a pas non plus changé son regard sur cette finale.
« Non. Il n’y a ni peur ni crainte. Il y a du respect, voilà tout. Quand j’entraînais le Stade français ou Toulon, Toulouse était mon adversaire principal. Je respectais mais je n’aimais pas. Je ne pouvais pas. Depuis mon passage à la FFR (2016-2023), j’ai appris à connaître tous les joueurs toulousains. Ils sont tellement extraordinaires qu’ils m’ont fait aimer Toulouse. Je pense à Antoine (Dupont), Julien (Marchand), Cyril (Baille). Ce sont des gens merveilleux. J’ai aussi des relations très étroites avec Ugo (Mola) et Didier (Lacroix). Mais pendant quatre-vingts minutes, chacun défendra son bout de gras. »
« Si tu n’as pas vingt-trois joueurs prêts au combat… »
Pour Bernard Laporte, résumer cette finale à un affrontement entre le pack montpelliérain et le jeu de mouvement toulousain serait beaucoup trop réducteur.
« Non, ce serait trop caricatural. À Marseille, le Racing est passé à côté, ça peut arriver. Bordeaux avait connu la même chose avant de devenir champion d’Europe, quelques mois plus tard. »
L’ancien sélectionneur du XV de France estime que le véritable facteur déterminant sera la capacité de chaque effectif à répondre présent jusqu’au bout.
« Le seul impératif, quand on affronte Toulouse en phase finale, c’est de pouvoir compter sur vingt-trois mecs prêts au combat. Si tu n’en as que dix-sept ou dix-huit, tu vas prendre une trempe. »
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Le 11 de Montpelier il se Tera pas mal en plaquant