La FFR tire la sonnette d’alarme face au choc démographique qui menace le rugby français
La FFR tire la sonnette d’alarme face au choc démographique qui menace le rugby français
Le mardi 7 juillet 2026 à 18:04 par David Demri
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Le rugby français anticipe déjà l’un des plus grands défis de la prochaine décennie. Alors que la France devrait perdre 1,7 million d’élèves du primaire et du secondaire d’ici 2035, la Fédération française de rugby multiplie les initiatives pour attirer de nouveaux licenciés… mais surtout pour les conserver.
Réunis lors du Congrès fédéral de Brest, plusieurs dirigeants de la FFR ont détaillé les pistes actuellement étudiées pour éviter que cette baisse démographique ne se traduise par une chute du nombre de pratiquants.
Une étude qui réserve une bonne surprise… mais aussi un vrai point noir
Pendant six mois, les équipes de la FFR ont travaillé avec leur service « data » afin de mesurer la fidélisation des jeunes licenciés.
Le résultat a surpris jusqu’aux dirigeants.
« Je m’attendais à un score catastrophique, mais il nous a tous surpris », explique Nathalie Janvier, vice-présidente déléguée à l’attractivité et à la fidélisation des cadets et juniors, dans les colonnes de Midi Olympique.
« Cela montre que tout n’est pas aussi négatif, même s’il y a un sujet. »
L’étude révèle en effet un taux de fidélisation de 79 % chez les moins de 19 ans.
En revanche, un problème apparaît très clairement : les adolescents qui découvrent le rugby tardivement abandonnent beaucoup plus vite.
« En moins de 16 ans, on en perd un sur deux après une saison », regrette Nathalie Janvier.
Pour Laurent Estampe, vice-président chargé des écoles de rugby, le constat est sans appel.
« Il faut accueillir tout le monde mais surtout s’occuper de tout le monde. Un gamin qui ne joue que trente secondes à la fin du match ne reviendra pas la saison prochaine. »
La FFR veut proposer d’autres façons de vivre le rugby
Pour limiter ces abandons, la Fédération réfléchit également à faire évoluer le fonctionnement de la licence.
Tous les jeunes ne souhaitent pas forcément jouer en compétition, mais certains pourraient continuer à vivre leur passion autrement.
Nathalie Janvier explique ainsi que la FFR souhaite permettre aux jeunes de s’investir dans l’arbitrage, l’encadrement des équipes en tant qu’« aide-coach » ou encore dans la vie administrative des clubs comme « aide-dirigeant ».
Une manière de conserver des licenciés qui, sans ces nouvelles possibilités, quitteraient parfois totalement le rugby.
Les « antennes rugby », l’une des grandes priorités de la Fédération
Autre enseignement de cette réflexion : la distance reste l’un des principaux freins à la pratique.
Selon les observations de la Fédération, au-delà de vingt minutes de trajet pour rejoindre un entraînement, les jeunes sont beaucoup moins nombreux à s’engager.
Pour répondre à cette problématique, la FFR développe les « antennes rugby », des structures rattachées à un club voisin qui organisent directement des séances dans des communes parfois éloignées.
Laurent Estampe résume la philosophie du projet :
« L’idée est de faire venir la pratique au pratiquant. »
Le dispositif connaît déjà une montée en puissance. La saison dernière, 80 antennes ont été créées, couvrant 839 communes et permettant de toucher 3 678 jeunes. L’objectif est désormais d’atteindre 200 antennes dès la saison prochaine.
Pour la Fédération, ces différents leviers devront permettre de limiter les effets du creux démographique annoncé et de préserver la dynamique observée ces dernières saisons sur le nombre de licenciés.
1 Commentaire


La Nouvelle Zélande rencontre une baisse de licenciés chez les garçons (environ – 10% entre 2019 et 2024 ) contrairement aux licenciés filles qui sont en nette augmentation sur cette même période. Voilà la stratégie de la NZ rugby. Perso ça me parle car j’ai un garçon qui pratiqué le rugby et qui pratique le Touch
https://www.rnz.co.nz/news/sport/595630/nz-rugby-and-touch-nz-join-forces-in-bid-to-increase-player-numbers