Un grand espoir du rugby sud-africain contrôlé positif et menacé d’une suspension de 4 ans

Un grand espoir du rugby sud-africain contrôlé positif et menacé d’une suspension de 4 ans

Le jeudi 9 juillet 2026 à 0:42 par David Demri

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Le rugby sud-africain fait de nouveau face à une affaire de dopage. Kai Pratt, l’un des plus grands espoirs du pays au poste de pilier, a été contrôlé positif à un stéroïde anabolisant lors d’un test effectué en avril. Âgé de seulement 18 ans, le joueur des Sharks, qui faisait partie du groupe des Junior Springboks, risque désormais une lourde suspension pouvant aller jusqu’à quatre ans.

Cette nouvelle intervient alors que l’Afrique du Sud est déjà régulièrement pointée du doigt concernant les contrôles antidopage, notamment dans les catégories de jeunes.

Un contrôle positif avant le Mondial U20

Kai Pratt avait été soumis à un contrôle antidopage le 10 avril, lors d’un rassemblement des Junior Springboks à Stellenbosch, avant le Rugby Championship U20. Blessé au pied puis opéré, il avait finalement quitté le groupe avant le début de la Coupe du monde U20 disputée en Géorgie.

Le directeur général de l’Institut sud-africain pour un sport sans dopage (Saids), Khalid Galant, a confirmé que l’échantillon A contenait un stéroïde anabolisant. Le joueur a demandé l’analyse de son échantillon B, comme le prévoit la procédure.

Khalid Galant est revenu sur les circonstances du contrôle.

« Le joueur a été contrôlé hors compétition dans le cadre du programme de contrôles de l’équipe des Junior Springboks. Il faisait partie des cinq joueurs testés ce jour-là lors de ce rassemblement. »

Le joueur a également mandaté un avocat afin de préparer sa défense pendant l’instruction du dossier.

Les Sharks réagissent avec prudence

Sous contrat avec les Sharks, Kai Pratt était considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération. Ses performances lui avaient même permis d’être invité à participer à un stage avec les Springboks cette année.

Le club de Durban a rapidement réagi, tout en refusant de commenter le fond du dossier.

Les Sharks rappellent respecter la procédure en cours.

« Comme il s’agit d’une procédure confidentielle et toujours en cours, nous ne sommes pas en mesure de faire davantage de commentaires sur les détails de cette affaire. »

Ils ajoutent également :

« Les Sharks prennent très au sérieux toutes les questions liées au bien-être des joueurs, à leur formation et au respect des règles antidopage. »

Une affaire qui relance un débat récurrent

Au-delà du cas individuel de Kai Pratt, cette affaire ravive les interrogations autour du dopage dans le rugby sud-africain.

Selon plusieurs études citées ces derniers mois, le nombre de contrôles a fortement diminué au cours de la dernière décennie. Cette baisse a alimenté plusieurs critiques, notamment dans la presse britannique, même si aucune preuve d’un système organisé de dopage n’a jamais été apportée.

Le directeur du Saids défend toutefois une nouvelle stratégie de contrôle.

Khalid Galant assure que les méthodes ont évolué.

« Cette diminution s’explique en partie parce que nous utilisons davantage de contrôles fondés sur le renseignement. Nous avons désormais accès à différents types de données. Nous pouvons être plus précis, en nous appuyant sur les performances, les informations recueillies et les signalements. »

Avant d’ajouter :

« Tous ces éléments alimentent notre stratégie de contrôle. Le nombre de tests diminue donc, mais ils sont réalisés de manière beaucoup plus ciblée et précise. »

Le rugby des jeunes particulièrement concerné

Les contrôles positifs chez les jeunes rugbymen sud-africains ne constituent malheureusement pas une nouveauté. Les compétitions scolaires enregistrent régulièrement plusieurs cas de dopage, principalement liés à l’utilisation de stéroïdes anabolisants.

Selon Khalid Galant, cette situation s’explique en partie par une culture de la performance à tout prix.

La procédure concernant Kai Pratt est toutefois loin d’être terminée. L’analyse de l’échantillon B reste attendue et aucune audience disciplinaire n’a encore été programmée. En attendant, le jeune pilier bénéficie toujours de la présomption d’innocence, même si cette nouvelle affaire risque de continuer à alimenter les débats autour du dopage dans le rugby sud-africain.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Le gaulois 9 juillet 2026 at 06h- Répondre

    C’est devenu legion chez les sudafs, pays de tricheurs…