80 caravanes envahissent sur leur terrain : Le coup de massue pour ce club à quelques jours de la reprise !

80 caravanes envahissent sur leur terrain : Le coup de massue pour ce club à quelques jours de la reprise !

Le lundi 27 juillet 2026 à 19:09 par David Demri

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À une semaine tout juste de lancer sa préparation pour la nouvelle saison, le club de Marseille Rugby Méditerranée se retrouve une nouvelle fois dans l’impasse.

Ce dimanche 26 juillet vers 18h, 80 caravanes ont investi deux des trois terrains municipaux du stade du Mouton, situé à Saint-Menet dans le 11e arrondissement. Une occupation par cinquante familles de la communauté des gens du voyage qui met en péril la reprise des entraînements pour les 687 licenciés de la structure, programmée dès le 3 août.

Posté devant l’entrée du complexe sous le regard de la police municipale et nationale venues constater les faits, le président Augustin Marie dénonce une situation récurrente qu’il subit à la tête du club depuis douze ans.

« Ça doit faire six ou sept fois qu’on vit ça. Pour quelques semaines de présence de ces caravanes, on ne peut plus jouer pendant des mois », peste-t-il dans les colonnes de La Provence, avant de rappeler le lourd bilan de l’année précédente. « L’an dernier, ils sont venus deux fois, en juin et en juillet. Et moi j’ai dû mettre les quatre salariés du club au chômage pendant trois mois. Sans parler des vestiaires abîmés, qu’on n’a pu récupérer rénovés qu’en mars à cause de la lenteur administrative de la Ville. »

Des accès fragilisés et une amertume grandissante chez les dirigeants

L’installation s’est déroulée sans effraction, tirant parti des récents aménagements du site. Augustin Marie pointe du doigt les failles de sécurisation sur place.

« La Ville a eu la bonne idée de faire tomber un mur pour permettre le passage d’un camion, il y a un mois. Elle a placé des rochers devant qu’ils n’ont pas eu de mal à déplacer. »

Confronté à cette nouvelle occupation, le dirigeant redoute de devoir une fois de plus pénaliser la préparation sportive de ses équipes.

« Cette année encore, on va devoir bricoler… »

L’absence d’aires de grand passage pointée du doigt par les familles

Du côté de la communauté des gens du voyage, les représentants membres de l’association Action grand passage affirment avoir prévenu la préfecture et la Métropole dès le mois de janvier, sans obtenir de réponse. Ils rappellent la loi imposant aux intercommunalités de plus de 5 000 habitants de mettre à disposition des aires de grand passage d’au moins 4 hectares.

Un représentant du groupe défend la démarche des familles installées sur le complexe sportif.

« Nous avons un mode de vie particulier mais nous ne sommes pas des marginaux. Nous avons prévenu la préfecture et la Métropole de notre arrivée en janvier, mais personne ne nous a répondu. Les intercommunalités de plus de 5 000 habitants doivent prévoir des aires de grand passage de plus de 4 hectares, c’est la loi. Mais il n’y en a pas, la Métropole ne prend pas ses responsabilités, alors on va sur des terrains communaux. »

Comparant la situation marseillaise à des villes comme Chambéry, Valence ou Lyon où des structures adaptées existent, le représentant déplore la stigmatisation dont ils font l’objet.

« On nous dicte nos devoirs mais on ne nous donne pas nos droits, on nous pointe toujours du doigt, nos enfants se demandent pourquoi il y a la police, mais quelles autres solutions avons-nous ? »

Plaintes d’élus et procédure d’évacuation d’urgence engagée

L’affaire a immédiatement fait réagir les figures politiques locales. L’ancien maire de secteur Sylvain Souvestre (LR) et l’actuel maire de secteur Olivier Rioult (RN) ont exprimé leur vive colère sur les réseaux sociaux. Olivier Rioult a confirmé qu’une plainte avait été déposée par la mairie de secteur pour occupation illicite.

De son côté, la Ville de Marseille rappelle que la réalisation des aires d’accueil relève de la responsabilité de la Métropole, dont les manquements ont déjà donné lieu à plusieurs condamnations par la justice administrative. Face aux coûts générés et au préjudice subi par les sportifs marseillais, la municipalité annonce la saisine rapide du juge des référés du tribunal administratif pour obtenir une ordonnance d’évacuation, dont l’exécution forcée incombera au préfet en cas de maintien sur les lieux.

La Ville indique également avoir relancé les discussions avec la Métropole pour qu’elle se conforme à ses obligations légales.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

4 Commentaires

  1. Bougnatix 27 juillet 2026 at 19h- Répondre

    Mais ce n’est pas nouveau , cela fait quelques années que cela est entré dans les moeurs sans que nos politiques sans soucis . Dans la region de Clermont , dans les villages , c’est monnaie courante . Le laxisme à la française . Est ce que quelqu’un peut me dire si un autre pays voisins est concerné par ce phenomène ? … encore une belle exception à la française .

  2. Aziz 27 juillet 2026 at 19h- Répondre

    80 personnes qui nuisent a 687 licenciés. Leur représentant qui dit c est notre mode de vie et y a pas d aire d aceuil. Quand il y en a elles sont soit petite soit au soleil soit pas exposé plein sud etc etc.
    Comme y a pas d aire on s installe sur les terrains de sport.
    Perdu pour perdu la mairie n a qu a ouvrir l arrosage automatique 24h sur 24h pour en faire un champs de boue

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  3. Vince2B 27 juillet 2026 at 20h- Répondre

    En Corse, on aurait envoyé le 2éme Rep de Calvi, mais ici ça n’arriverai pas, je vous le dit…..

  4. Marco 27 juillet 2026 at 21h- Répondre

    Pauvre FRANCE