Salary Cap : les nouvelles règles pourraient compliquer la vie de Toulouse et Bordeaux

Salary Cap : les nouvelles règles pourraient compliquer la vie de Toulouse et Bordeaux

Le lundi 3 août 2026 à 14:11 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT
Suivre Blog RCT sur Google

Publicité

Le Top 14 s’apprête à débuter une nouvelle saison avec un Salary Cap légèrement assoupli, mais profondément remanié sur plusieurs points. Si la Ligue Nationale de Rugby souhaite offrir davantage de souplesse aux clubs, certaines évolutions pourraient avoir des conséquences importantes pour les deux principaux pourvoyeurs du XV de France : le Stade Toulousain et l’Union Bordeaux-Bègles.

Entre hausse du plafond salarial, évolution des contrats d’image et nouvelle répartition des crédits liés aux internationaux, les cartes sont en train d’être redistribuées.

Un plafond salarial relevé à partir de cette saison

Première évolution majeure : le plafond du Salary Cap augmente.

Fixé à 10,7 millions d’euros lors de la saison 2025-2026, il passe désormais à 11 millions d’euros pour l’exercice 2026-2027.

La progression se poursuivra ensuite progressivement, avec une augmentation de 100 000 euros par saison, jusqu’à atteindre 11,3 millions d’euros en 2029-2030.

À travers cette mesure, la LNR souhaite offrir un peu plus de marge de manœuvre aux clubs tout en tenant compte de l’évolution économique du rugby professionnel.

Les contrats d’image sortent du Salary Cap

La réforme ne s’arrête pas au simple relèvement du plafond.

À compter de cette saison, les contrats d’image conclus avec les équipementiers ne seront plus intégrés dans le calcul du Salary Cap, y compris lorsque le joueur et son club sont liés au même partenaire commercial.

Cette évolution doit permettre aux joueurs de mieux valoriser leur image sans pénaliser la masse salariale de leur club.

Le sujet avait notamment animé les discussions ces derniers mois à Bordeaux.

Le président de l’UBB, Laurent Marti, expliquait qu’avec l’ancien règlement, un contrat signé entre Louis Bielle-Biarrey et Adidas aurait pu venir alourdir artificiellement le Salary Cap du club si les deux parties partageaient le même équipementier.

Cette modification apporte donc davantage de souplesse aux clubs disposant de joueurs très attractifs commercialement.

Une réforme moins favorable aux grands fournisseurs du XV de France

En revanche, un autre changement pourrait avoir des conséquences bien plus importantes.

La LNR a décidé de revoir le mécanisme des crédits accordés aux clubs qui mettent des internationaux à disposition du XV de France.

Ces crédits continueront d’exister, mais leur calcul évolue.

Le montant attribué sera désormais dégressif en fonction du nombre de joueurs présents sur la Liste Premium du XV de France.

Autrement dit, plus un club compte d’internationaux, moins le crédit accordé par joueur sera élevé, même si un plafond maximal de 1,575 million d’euros est prévu pour les clubs comptant quatorze joueurs ou davantage.

La réforme prévoit également qu’un club perdant plusieurs internationaux d’une saison sur l’autre ne pourra pas voir ses crédits diminuer de plus de 300 000 euros, contre 200 000 auparavant.

Toulouse et Bordeaux parmi les clubs les plus concernés

Sur le papier, cette nouvelle répartition pourrait toucher en priorité le Stade Toulousain et l’Union Bordeaux-Bègles.

Ces deux clubs alimentent régulièrement le XV de France avec un nombre très important d’internationaux.

À Toulouse, plusieurs cadres sont concernés, parmi lesquels Thomas Ramos, Cyril Baille, François Cros, Anthony Jelonch ou encore Emmanuel Meafou.

Bordeaux-Bègles n’est pas en reste avec Louis Bielle-Biarrey, Marko Gazzotti, Jefferson Poirot, Pierre Bochaton, Boris Palu ou Arthur Retière.

Si la sortie des contrats d’image constitue une bonne nouvelle pour ces effectifs riches en joueurs très médiatisés, la nouvelle formule des crédits internationaux pourrait, à l’inverse, réduire une partie de l’avantage dont bénéficiaient jusque-là les clubs fournissant le plus de joueurs au XV de France.

La réforme du Salary Cap apparaît donc plus nuancée qu’il n’y paraît. Derrière une hausse du plafond salarial et un assouplissement des règles sur les contrats d’image, elle modifie également l’équilibre des compensations versées aux clubs les plus sollicités par les Bleus. Un changement qui pourrait peser sur les prochaines stratégies de recrutement et de prolongation des deux poids lourds du rugby français.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

21 Commentaires

  1. last@ 3 août 2026 at 14h- Répondre

    nivellement par le bas …
    c est beau le social

    J'aime 7
    J'aime pas 10
    • BakkiesTheBest 3 août 2026 at 22h- Répondre

      Tu disais pas ça en 2015 quand on te roulait dessus

      • Multi Pseudos 3 août 2026 at 22h- Répondre

        Roulait dessus ? Je ne me souviens pas qu’on ait pris soixante points.

        J'aime 1
        J'aime pas 6
        • Dranix 3 août 2026 at 23h- Répondre

          On était vachement surveillés à l’époque, pas comme vous toutes ces années…

          • Multi Pseudos 4 août 2026 at 12h

            C’est sûr que maintenant personne ne vous surveille. Neuvième avec un budget de Top 4 plus 10 M de dépassement ça n’intéresse et ne dérange personne.

            J'aime 0
            J'aime pas 1
  2. Le p'tit canelé 3 août 2026 at 14h- Répondre

    Retière qui compte pour les crédits internationaux à l’UBB ? Vraiment ?
    Quant à Palu, Poirot et Bochaton, il leur manque un sacré nombre de rassemblements avant de pouvoir prétendre intégrer cette liste…

    A l’heure actuelle, l’UBB n’a que six joueurs dans les 45 de la liste premium : Jalibert, Lucu, Bielle-biarrey, Penaud, Moefana et Depoortere… Soit autant que La Rochelle ou le Racing donc loin d’être les plus impactés par la nouvelle formule…

  3. BaptisteS83 3 août 2026 at 14h- Répondre

    Meilleur équité et égalité des chances entre tous les clubs du Top14. Les 2 pourvoyeurs des Bleus vont devoir s’adapter et revoir leur recrutement. Très bonne chose !

    J'aime 13
    J'aime pas 8
    • Le p'tit canelé 3 août 2026 at 15h- Répondre

      L’UBB n’a que deux joueurs dans la liste premium de plus que le RCT et autant que le SR ou le Racing…

      Dans tous les cas, ce sera une bonne chose d’avoir des joueurs dans cette liste puisque ça rapportera quand même du salary cap supplémentaire, même si moins qu’avant…

      Ça n’enlèvera rien au fait que cette liste est assez obscure car se basant sur le temps ou les joueurs ne sont pas à disposition de leurs clubs… Avec les liste élargies voulues par Galthié, des joueurs peuvent être sans cesse appelés à Marcoussis, ne quasiment jamais être sur la feuille et rapporter quand même les crédits inters au club alors qu’on ne les aura jamais vu en Bleu sur le pré, contrairement à d’autres qui seront hors des 45 …

      Un mec comme Baille par exemple, à court de forme depuis deux ans, qui ne joue pratiquement plus avec son club mais toujours convoqué pendant le 6N sans qu’il ne soit jamais en position de voir son nom couché sur la feuille des 23, fera sans doute encore partie des 45 pour la saison prochaine…

    • Tilosach 3 août 2026 at 15h- Répondre

      Ce serait pertinent si ces 2 clubs recrutaient des internationaux a tour de bras.
      Les 2 derniers internationaux français recrutés par Toulouse Sunny Jaminet en 2022 (et déjà reparti) et George Henri Colombe en 2025 qui n’était plus appelé en bleu. Il faut remonter a 2019 pour les 2 précédents (Dupont et Jelonch).
      Pour bordeaux, on a 3 internationaux recrutés depuis 2020 (Woki, Lucu, Penaud)

      Ça veut dire que ces 2 clubs ont formé une grande majorité de leur internationaux. Cette nouvelle règle est donc une forme de punition pour avoir formé des internationaux, et pourrait même les empêcher de les conserver. Il aurait fallu une exception pour les joueurs formes au club dans cette règle sur le plafond dégressif.

      J'aime 9
      J'aime pas 6
      • encore et toujours 3 août 2026 at 15h- Répondre

        Lucu venait du BO et n’était pas inter.

        J'aime 6
        J'aime pas 2
      • Le p'tit canelé 3 août 2026 at 15h- Répondre

        Teddy Thomas arrivé avec Colombes est aussi international…

        Lucu pas international en arrivant du BO, Woki formé à Massy et arrivé à 18 ans à l’UBB est devenu inter sous le maillot de l’UBB…

    • encore et toujours 3 août 2026 at 15h- Répondre

      Au ST sur tous les inters français qui jouent actuellement en EDF 4 l’étaient avant de signer Barassi (3 sélections) Dupont et Jelonch on rajoute Colombe qui cirait le banc à LR tous les autres ont été formés au ST ou devenus en signant à Toulouse. Idem pour l’UBB les Gazotti LBB Vergnes Lucu Jalibert etc, . Dire équité et égalité. MDR Par contre il y a des clubs qui recrutent à tour de bras en sachant qu’en fin de saison il y aura quelqu’un pour combler les trous. Là on ne peut parler d’équité et d’égalité.

      J'aime 8
      J'aime pas 5
      • who 3 août 2026 at 16h- Répondre

        et encore barassi avait juste fait une tournée d’été, ce n’était pas un international en puissance

        J'aime 1
        J'aime pas 3
        • Ous 3 août 2026 at 17h- Répondre

          Merci de donner des éléments factuels sur le fantasme stade toulousain / joueurs sélectionnés.

          La plupart sont formés aux clubs, mais quand on a pas d’argument, que l’on vit dans le sud est c’est bien simple de crier sur tous les toits « Toulouse recrues que des internationaux français »

          J'aime 1
          J'aime pas 7
    • JeanmarcMourillon 3 août 2026 at 22h- Répondre

      3 pouvoyeurs
      Tu oublies les Palois

      J'aime 4
      J'aime pas 1
  4. encore et toujours 3 août 2026 at 15h- Répondre

    En fait ce sont les clubs formateurs qui vont être punis. Mais d’ici 2 ans cela peut changer si le droit à l’image ne rentre plus dans le SC grâce à Lacroix

    J'aime 5
    J'aime pas 8
  5. Last 3 août 2026 at 16h- Répondre

    En fait c est comme en france ..
    Plus tu contribues et développe de à la richesse, plus t es taxé ..!
    Et encore :

    Plus tu formes tes pépites à ce qu elles deviennent inter, la aussi, tu es plus taxé

    Magique l équité

    J'aime 3
    J'aime pas 10
    • Don Juan 3 août 2026 at 20h- Répondre

      Il y a quand même une petite difference. En France pour 1 mec qui kontribue, il y en a un qui ne kontribue pas. Donc tu es obligé de taxer ceux qui kontribuent (et pas seulement ceux qui créent de la richesse) Ça maintient les salaires à un bas niveau et décourage les efforts de ceux qui bossent. De fait la productivité est en berne et la balance des transactions négative. Donc tu t’endettes, tu paies les interets et tu n’as plus aucune marge de manœuvre en cas de coup de grisou. Rien à voir avec le rugby ou tu avais jusqu’à present un monopole de Toulouse sur le sud ouest (mais désormais tous les autres clubs forment aussi) qui profitait de ce déséquilibre et de son image au niveau de la fédération. Les temps changent. Des clubs comme Pau arrivent à garder leurs joueurs. Donc finalement l’évolution sans la réforme était deja en marche.

      • Multi Pseudos 3 août 2026 at 21h- Répondre

        Tu as l’air qualifié en finance Donju tu pourrais nous faire une analyse sur les clubs qui dépensent plus qu’ils ne gagnent et qui évitent des sanctions grâce à leur mécène. T’en penses quoi ?

        J'aime 4
        J'aime pas 7
        • Dranix 3 août 2026 at 23h- Répondre

          Un commentaire d’un tel niveau (je ne connais pas le terme supérieur à pathétique) ne mérite aucune réponse tellement on comprend dans la question que c’est peine perdue.

          • Multi Pseudos 4 août 2026 at 12h

            Tu parles !! Tu n’as surtout rien à dire sur cette vérité. Tu ferais mieux de t’inquiéter pour ton club qui pourrait vivre des moments très compliquées en cas de départ de BL. Un tel passif chronique ça me ferait peur.