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Une célèbre avocate renforce le clan Narjissi face à la Fédération Française de Rugby !

Une célèbre avocate renforce le clan Narjissi face à la Fédération Française de Rugby !

Le lundi 17 août 2026 à 21:01 par David Demri

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La famille de Medhi Narjissi, disparu le 7 août 2024 lors d’un stage de l’équipe de France U18 en Afrique du Sud, a renforcé son équipe juridique avec l’arrivée de Me Fanny Colin. Habituée des dossiers les plus médiatiques, l’avocate parisienne entend désormais accompagner les parents du jeune joueur du Stade Toulousain pour que toute la lumière soit faite sur ce drame.

L’instruction autour de la disparition de Medhi Narjissi entre dans une nouvelle phase.

Depuis le printemps dernier, Me Fanny Colin a rejoint l’équipe d’avocats des parents du jeune rugbyman toulousain. L’avocate du barreau de Paris travaille désormais aux côtés de Me Édouard Martial, qui accompagne Valérie et Jalil Narjissi depuis l’ouverture de la procédure.

Habituée des affaires sensibles, Fanny Colin est notamment connue pour avoir défendu Bernard Laporte, Patrick Bruel, Achraf Hakimi, Ibrahim Maalouf ou encore Christophe Ruggia.

« La douleur de cette famille ne peut laisser personne indifférent »

L’avocate explique avoir accepté immédiatement lorsque les parents de Medhi Narjissi lui ont demandé de rejoindre leur défense.

Très touchée par les échanges avec Valérie et Jalil Narjissi, elle raconte via La Dépêche ce qui l’a convaincue d’accepter ce dossier :

« J’ai été très touchée par les parents. La douleur de cette famille ne peut laisser personne indifférent. En 20 ans d’exercice, je n’ai jamais vu un chagrin aussi incommensurable. »

Mère de famille, Me Fanny Colin reconnaît également avoir été particulièrement sensible à cette affaire.

Elle établit naturellement un parallèle avec sa propre vie familiale :

« J’ai aussi mes propres enfants qui pratiquent le rugby comme Medhi Narjissi, notamment mon fils cadet, qui part lui aussi en stage. Bien sûr qu’on fait la projection. Mais pour autant, ce n’est pas ça qui me guide. »

Une avocate rompue aux dossiers les plus médiatiques

Associée au sein du cabinet Versini-Campinchi, Merveille et Colin, Me Fanny Colin exerce depuis 2005.

Au cours de sa carrière, elle est intervenue dans plusieurs dossiers très médiatisés. Elle a notamment défendu Bernard Laporte dans l’affaire Altrad, Ibrahim Maalouf, définitivement relaxé en 2020, Christophe Ruggia, Achraf Hakimi, Antoine Vey ou encore Patrick Bruel.

Malgré ces dossiers sensibles, elle revendique une ligne de conduite immuable.

L’avocate affirme que les principes fondamentaux du droit pénal guident chacune de ses interventions :

« J’ai les droits de la défense chevillés au corps. Je constate avec bonheur que nous vivons dans un état de droit et que si les principes de cet état de droit ne sont pas respectés, c’est la guerre civile. »

Elle refuse toutefois d’être réduite aux seules affaires de violences sexuelles.

Elle reconnaît que cette spécialisation s’est imposée au fil de son parcours :

« Je ne l’appelais pas nécessairement de mes vœux, mais j’y suis venue. »

Une collaboration déjà éprouvée avec Me Édouard Martial

L’arrivée de Me Fanny Colin dans le dossier Narjissi s’explique également par sa relation professionnelle avec Me Édouard Martial.

Les deux avocats avaient déjà travaillé ensemble dans le dossier d’Alex Ursulet, ancien avocat pénaliste finalement acquitté en 2025.

Pour Fanny Colin, cette complémentarité est essentielle dans une affaire aussi sensible :

« Quand on crée une équipe de défense, le plus important, c’est quand même que vos avocats arrivent à travailler ensemble. Quand on fait un procès en cour d’assises, on vit ensemble pendant des semaines. Ça crée des liens. Donc, vous voyez tout de suite si ça marche ou si ça ne marche pas. Et je me suis très bien entendue avec Édouard Martial, qui est un pénaliste absolument remarquable. Je pense donc que le fait que j’ai déjà travaillé avec Me Martial, qu’on ait obtenu de beaux résultats, qu’on arrive à travailler ensemble, cela a beaucoup joué dans mon arrivée dans le dossier. »

« On va aller au bout des choses »

L’objectif de Me Fanny Colin est clair : faire en sorte que l’instruction explore toutes les pistes et examine toutes les responsabilités.

L’avocate explique la mission qu’elle s’est fixée dans cette affaire :

« Ce que je veux juste, c’est qu’on puisse en parler. C’est qu’on puisse en débattre. Et surtout, il faut que tout le monde puisse être entendu dans cette procédure. »

Elle poursuit en expliquant ce qui la motive depuis son arrivée aux côtés de la famille Narjissi.

Elle veut que l’enquête soit menée jusqu’à son terme, sans laisser la moindre zone d’ombre :

« Ce qui me guide, c’est que le travail judiciaire soit fait de manière complète, de telle sorte qu’à la fin, personne, et notamment pas la famille de Narjissi, puisse dire : on est passé à côté de quelque chose. On va aller au bout des choses. »

Un recours attendu début septembre

Dans cette logique, l’équipe juridique de la famille Narjissi a demandé qu’un prestataire mandaté par la Fédération française de rugby pour organiser le stage en Afrique du Sud soit entendu une nouvelle fois.

Selon Me Fanny Colin, cet homme aurait livré « deux versions contradictoires des faits lors de deux auditions distinctes ».

La juge d’instruction a refusé cette nouvelle audition. Les avocats des parents de Medhi Narjissi ont donc déposé un recours, qui sera examiné par la chambre de l’instruction le 2 septembre prochain.

L’enquête se poursuit donc, avec une équipe juridique désormais renforcée et déterminée à faire examiner chaque élément du dossier afin d’établir précisément les responsabilités dans la disparition du jeune joueur du Stade Toulousain.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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7 Commentaires

  1. Dede83 17 août 2026 at 21h- Répondre

    Narjissi a toujours été un guerrier sur le terrain!

    Quel bonhomme!

    J espère qu ils arriveront à leurs fins avec leur défunt petit

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    • Miles 18 août 2026 at 06h- Répondre

      C’est quoi leurs fins ?
      J’ai l’impression que pour eux, la justice est devenue progressivement devenir non plus un moyen d’obtenir la vérité, mais le substitut du deuil… et ça ne les rendra pas moins tristes.
      Je leur souhaite de tout cœur le meilleur

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  2. Aymeric 17 août 2026 at 22h- Répondre

    Donc l’avocate qui défend les Narjissi est aussi l’avocate qui a défendu l’avocat de Jegou et Auradou… Le monde est très petit. LEUR monde est très petit.

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    • Danslaverte 18 août 2026 at 08h- Répondre

      Peu importe qui défend quoi, l’essentiel est que la vérité jaillisse. C’est bien là le seul souci dans une affaire portée devant la justice. Et pour cela l’appui d’un excellent avocat est souvent nécessaire, lorsque par exemple les circonstances restent imprécises ou les preuves sont difficiles à réunir. Si elle peut les aider tant mieux.

  3. Aluminium 17 août 2026 at 23h- Répondre

    Elle défend bruel ! Attiré par le pognon et les caméras. Erreur de casting

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    • Dranix 18 août 2026 at 08h- Répondre

      En même temps, qui, à part les joueurs qui signent au ST, n’est pas attiré par le pognon ?

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    • Danslaverte 18 août 2026 at 08h- Répondre

      La présomption d’innocence on en parle ? Une personnalité n’aurait pas le droit d’être défendue ? Bien évidemment que ce genre d’affaire attire plus les caméras lorsqu’on parle d’une personnalité mais est-ce pour autant une erreur de casting ? Drôle de raccourci non ?

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