Yannick Bru répond à ceux qui pointent la dépendance de l’UBB à Jalibert et Lucu

Yannick Bru répond à ceux qui pointent la dépendance de l’UBB à Jalibert et Lucu

Le lundi 24 août 2026 à 18:42 par David Demri

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Maxime Lucu et Matthieu Jalibert sont-ils devenus indispensables au fonctionnement de l’Union Bordeaux-Bègles ? Interrogé sur cette question, le manager girondin Yannick Bru ne s’est pas dérobé. Il reconnaît l’importance capitale de ses deux internationaux, tout en expliquant comment l’UBB compte préparer l’avenir.

Depuis plusieurs saisons, Maxime Lucu et Matthieu Jalibert sont les véritables chefs d’orchestre de l’Union Bordeaux-Bègles.

Leur influence sur le jeu bordelais est telle que beaucoup estiment l’UBB trop dépendante de sa charnière.

Une analyse que Yannick Bru ne balaie pas d’un revers de main.

« On ne crée pas des clones »

Le manager bordelais rappelle d’abord que toutes les grandes équipes reposent sur leurs meilleurs joueurs.

Yannick Bru estime qu’il est logique de dépendre de deux joueurs qui figurent parmi les meilleurs au monde à leur poste.

« J’aimerais bien savoir quelle équipe, tous sports confondus, n’est pas liée par une dépendance à tous ces joueurs qui sont parmi les meilleurs du monde à leur poste. »

Il reconnaît néanmoins que ce sujet fait partie des axes de progression du club.

Le technicien explique que l’UBB doit créer davantage d’émulation au sein de son effectif.

« Donc, oui, c’est aussi une piste d’analyse, pour avoir une émulation saine autour de notre effectif. Mais comment ne pas être dépendant de joueurs qui, quand ils sont sur le terrain, de manière régulière, sortent week-end après week-end des performances XXL ? Max et Matthieu ont montré cet été encore leur importance dans un système. Vous imaginez bien qu’on ne crée pas des clones comme ça, du jour au lendemain. »

Bru poursuit en expliquant la stratégie du club.

« Donc, oui, on a une certaine dépendance. Oui, on doit travailler sur l’émulation au sein de notre effectif, sur la montée en compétence d’autres joueurs et également notre capacité à régénérer les joueurs dont on parle, qui donnent aussi beaucoup pour le maillot bleu. C’est un de nos axes de travail avec l’ensemble du club et l’ensemble du staff pour le futur. »

Créer de nouveaux leaders

Au-delà de leur talent, Yannick Bru insiste également sur le poids de Maxime Lucu et Matthieu Jalibert dans le leadership de l’équipe.

Pour lui, ce type d’influence ne se construit pas en quelques mois.

Le manager de l’UBB prend l’exemple de plusieurs recrues arrivées récemment pour illustrer son propos.

« Oui, mais c’est quelque chose qui prend du temps pour se créer. Martin Page-Relo nous a rejoints l’année dernière. Il a vécu sa première année à l’UBB avec un nouveau processus d’entraînement, un nouveau projet de jeu. Comme beaucoup de joueurs qui font leur première année chez nous, il a passé du temps à l’infirmerie. Je pense à Carlü Sadie, à Pete Samu. »

Selon lui, les recrues ont souvent besoin d’une saison d’adaptation avant d’exprimer pleinement leur potentiel.

Yannick Bru appelle donc à la patience.

« Souvent, beaucoup de gens disent : « Leur première année nous laisse sur notre faim », en parlant des recrues. On a l’exemple avec Pete ou Carlü, avec leur vrai décollage sur la seconde et la troisième année. Je dis souvent à nos recrues : « Attention la première année, soyons patients, soyons indulgents, parce qu’il y a un temps d’adaptation qui n’est pas négligeable chez nous, que ce soit sur les formats des semaines d’entraînement, sur les contenus ». J’espère, puisqu’on parlait de Max Lucu et de Martin Page Relo, ou encore de Valentin Hutteau, que cette « année 2″ va nous permettre de créer une émulation plus importante. »

Pour Yannick Bru, la solution n’est donc pas de remplacer Maxime Lucu ou Matthieu Jalibert, mais de continuer à développer les joueurs qui les entourent afin que l’UBB dispose, à terme, d’un effectif encore plus dense et capable de maintenir le même niveau de performance quelles que soient les absences.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. Aluminium 24 août 2026 at 20h- Répondre

    Toulouse a été champion sans ntk une année et sans Dupont aussi l’autre année. Et cette année presque sans Ramos. Voilà la différence.

    • Le p’tit canelé 24 août 2026 at 21h- Répondre

      C’est sûr que quand tu t’en tamponne du salary cap, t’as moins de mal à te passer des joueurs blessés vu l’effectif à disposition…