Le SU Agen sort du bois avant le lancement de la Pro D2
Le SU Agen sort du bois avant le lancement de la Pro D2
Le lundi 24 août 2026 à 19:06 par David Demri
Publicité
Désormais considéré comme un candidat crédible au Top 6 par plusieurs entraîneurs de Pro D2, le SU Agen ne veut plus avancer masqué. Son manager estime que le club doit désormais assumer son nouveau statut, tout en rappelant que seule la vérité du terrain comptera.
Le regard porté sur le SU Agen a changé.
Après une saison 2025-2026 conclue à la septième place, tout près des phases finales, plusieurs managers de Pro D2 voient désormais le club lot-et-garonnais intégrer le Top 6, voire aller encore plus loin.
Une reconnaissance qui ne surprend pas le manager argentin, bien décidé à assumer les nouvelles ambitions de son équipe.
« Nous avons une obligation d’aller chercher le Top 6 »
Le technicien estime que le travail réalisé ces derniers mois porte ses fruits. Il s’est longuement confié pour Midi Olympique.
Il explique que son équipe doit désormais confirmer les progrès affichés lors de la deuxième partie de saison dernière.
« Personnellement, je sens que mon équipe est en place, notre rugby aussi ; un peu à l’image de la deuxième partie de notre saison dernière. On a une obligation d’aller chercher le top 6 par rapport à notre septième place de l’an dernier. Il faut l’assumer. »
Pour lui, le principal défi sera désormais de gérer les attentes qui entourent le club.
« Mon plus gros point d’interrogation est là : sera-t-on capable d’assumer notre statut ? Je sens et je vois qu’il y a beaucoup d’attentes autour du club. On va essayer de répondre présent. »
Après quarante-cinq jours de préparation, le groupe est désormais impatient de lancer sa saison.
Agen ne veut plus avancer masqué
Le changement de perception des autres entraîneurs constitue une satisfaction pour le manager agenais.
Il estime que le travail accompli commence enfin à être reconnu.
« Cela fait plaisir de voir que les confrères prennent conscience du travail effectué. On sait d’où on vient. L’an dernier on voulait avancer, progresser. Cette année, on ne va pas se cacher. À un moment donné, il faut grandir. »
L’objectif est désormais assumé.
« On va essayer de se donner les moyens d’aller chercher ce Top 6. Ça fait quatre saisons maintenant qu’Agen n’est plus invité en phase finale, essayons de retrouver ce niveau que le club cherche à retrouver. »
Provence Rugby, le grand favori selon Agen
Interrogé sur les favoris de cette nouvelle saison, le manager du SUA ne voit guère de surprise.
Pour lui, Provence Rugby possède toutes les cartes en main pour viser la montée.
« Ils ont le plus gros budget du championnat. Ils ont perdu la finale, ils ont perdu l’access-match, ils ont touché le Top 14 du bout des doigts. Ils repartent cette saison avec cette expérience en plus. Ils ont un effectif énorme, un staff incroyable, de belles infrastructures et un public qui pousse fort derrière un projet puissant. Je pense vraiment que ce sera la grosse équipe du Pro D2. »
Mais il refuse de limiter la lutte aux seuls Provençaux.
Le technicien cite plusieurs autres prétendants aux phases finales.
« Il faudra quand même compter sur Brive, Oyonnax, Montauban, Colomiers qui, avec une masse salariale inférieure, parvient toujours à briller. Il y a toujours des surprises, on pense à Valence-Romans, à Dax dans un passé récent. »
Un championnat toujours plus relevé
Le manager du SUA estime que le niveau de la Pro D2 continue de progresser.
Il souligne notamment l’augmentation du nombre de pelouses synthétiques, qui devrait favoriser un rugby plus rapide et plus spectaculaire.
Enfin, il refuse d’enterrer les promus.
Selon lui, Narbonne et Nice pourraient créer la surprise.
« Avec l’expérience de Jacques Delmas, l’euphorie de toute une ville très rugby qui retrouve du plaisir derrière son club, tout est possible. Nice arrive aussi avec un recrutement très solide, ça va vraiment être relevé. »
S’il apprécie d’être cité parmi les équipes attendues cette saison, le manager d’Agen garde les pieds sur terre.
Il conclut en rappelant que les pronostics ne rapportent aucun point.
« Cela met une petite pression supplémentaire, ça développe une obligation de résultat. C’est positif, ce sondage est très intéressant. Après, il faut raison garder : il y a ce que pensent les managers et la vérité du terrain. Il ne faudra pas s’échapper le vendredi soir sur le terrain. »
0 Commentaire

