« Une zone de guerre » : Florian Grill bouleversé par les dégâts des incendies en Gironde
« Une zone de guerre » : Florian Grill bouleversé par les dégâts des incendies en Gironde
Le lundi 31 août 2026 à 9:27 par David Demri
Publicité
Les incendies qui ont frappé la Gironde ont également durement touché la grande famille du rugby. Ce dimanche, le président de la Fédération Française de Rugby Florian Grill s’est rendu à Saint-Médard-en-Jalles, Lacanau puis Lège-Cap-Ferret afin de rencontrer les clubs et les personnes affectées par le sinistre.
Un déplacement destiné à apporter le soutien moral de la FFR, sans accompagnement financier.
En arrivant au Rugby Club Lège-Cap-Ferret après avoir traversé les secteurs touchés, le dirigeant fédéral a été particulièrement marqué par l’ampleur des dégâts.
Florian Grill a comparé le paysage découvert sur la route à une véritable scène de désolation. Des propos rapportés par Ici Gironde :
« C’est assez terrifiant, quand t’arrives, t’as l’impression d’une zone de guerre. »
Cinq membres du club ont perdu leur maison
Si les installations du RC Lège-Cap-Ferret ont été épargnées par les flammes, les conséquences humaines sont considérables.
Cinq membres du club ont perdu leur maison. Face à l’urgence, dirigeants, joueurs et bénévoles se sont mobilisés, que ce soit directement contre les incendies ou pour venir en aide aux sinistrés.
Hélène, secrétaire du club, a notamment été frappée par l’ampleur de cet élan collectif.
Une mobilisation qui se poursuit bien après les incendies :
« Une solidarité de fou à tous les niveaux. Pendant et après tout autant. Ça ne s’arrête pas, tous ensemble, ça impulse une énergie positive et c’est chouette. »
Dans ce contexte, la présence de Florian Grill avait avant tout une dimension symbolique.
Le président de la FFR souhaite que le monde du rugby affiche son soutien aux sinistrés mais également aux pompiers mobilisés :
« Notre enjeu n’est pas tant de soutenir les clubs que de montrer que le rugby soutient les familles qui ont été dévastées et les pompiers qui se sont battus pour tout le monde. »
Un impact économique à craindre pour le club
Le Rugby Club Lège-Cap-Ferret ne bénéficiera donc pas d’une aide financière fédérale à l’occasion de cette visite.
Pourtant, même sans dégâts directs sur ses infrastructures, le club pourrait subir les conséquences économiques de la catastrophe. La reprise de l’entraînement a déjà dû être repoussée de quelques semaines et son budget, qui s’élève à environ 300 000 euros, pourrait être fragilisé.
La raison est simple : une partie des partenaires du club sont eux-mêmes directement affectés par les incendies et leurs conséquences économiques.
Le président Maxence Huin estime ainsi difficile de solliciter financièrement les entreprises locales dans une telle situation :
« Nos partenaires sont des acteurs locaux et ils ont perdu leur plus grosse semaine de chiffre d’affaires. Forcément, on ne peut pas se pointer la fleur au fusil pour demander s’ils peuvent nous faire un chèque. »
Malgré ces difficultés humaines et économiques, le RC Lège-Cap-Ferret sera bien au rendez-vous pour le début de son championnat. Le club doit lancer sa saison de Régionale 2 le 20 septembre face à Parentis.


L’UBB s’est mobilisé pour venir en aide aux sinistrés en Gironde cet été.
Les Espoirs de l’US Carcassonne ont donné un coup de main au déblaiement des gravats à Pomas la semaine dernière, à l’initiative si j’ai bien compris d’une de leurs responsables, à peine plus âgée qu’eux. Bravo au club.
Ce sont les 2000 clubs de la FFR et de la LNR qui sont capables d’en faire autant.
« J’ai tendance à dire que s’il y avait plus de rugby dans la société, elle se porterait mieux. Et comme au rugby, on ne transforme pas que les essais, on transforme les personnes. » Paroles de Florian Grill il y a quelques mois.
Grill parle des pompiers.
Les pompiers font grève pour demander entre autres des moyens en personnels, que les entreprises facilitent le détachement des volontaires…
Avec plus de 300.000 licencié.es, la plupart jeunes.
Près de 2000 clubs dont près de 350 clubs entre la fédérale 3 et le Top 14 en passant par les fédérales et Elites 2 et 1 qui s’entrainent plusieurs fois par semaine, il y a une force collective sous utilisée. Qui ne demanderait que cela.