Ramos, Cros, Ahki… Ugo Mola refuse de parler de fin de cycle au Stade Toulousain
Ramos, Cros, Ahki… Ugo Mola refuse de parler de fin de cycle au Stade Toulousain
Le lundi 31 août 2026 à 9:53 par David Demri
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Pita Ahki est déjà parti, Thomas Ramos rejoindra le Racing 92 et François Cros le LOU à l’issue de la saison 2026-2027. Plusieurs autres cadres de la génération dorée du Stade Toulousain avancent également dans la trentaine. De quoi évoquer une possible fin de cycle ?
Ugo Mola refuse cette lecture. Le manager reconnaît une période de transmission, mais veut précisément éviter que Toulouse soit un jour contraint de tout reconstruire.
Pour défendre cette idée, Mola s’appuie sur ce que son équipe est déjà parvenue à accomplir ces dernières saisons. Malgré l’importance considérable de ses internationaux, Toulouse a appris à gagner en étant régulièrement privé de plusieurs de ses joueurs majeurs.
« Mais pas sans François Cros »
Le départ successif de plusieurs figures peut forcément donner l’impression qu’une page est en train de se tourner. Mola ne nie pas leur importance, mais estime que le fonctionnement du Stade Toulousain ne peut pas être réduit à quelques individualités.
Dans un long entretien accordé à Midi Olympique, le manager rappelle ainsi que Toulouse a déjà réussi à gagner sans pratiquement tous ses cadres, avec toutefois une exception amusante :
« Ce genre de période est toujours symbolisée par des personnes porteuses d’idées ou de performances. Mais on a prouvé, depuis quelques années, ce que le secteur pro du Stade toulousain, malgré une ultra-dépendance à une génération incroyable, était en mesure de faire sans les uns et les autres. À ce jour, on a déjà gagné sans Thomas, Toto (Dupont), Romain (Ntamack), Antho (Jelonch), Cissou (Baille) ou Manny (Meafou) et d’autres. Mais pas sans François Cros (sourire). Depuis le Covid, vous savez combien de mecs ont joué au moins une minute au Stade toulousain ? »
La réponse permet de mesurer l’ampleur du renouvellement permanent opéré derrière la stabilité apparente de l’effectif : 107 joueurs ont porté le maillot toulousain en match au cours des six dernières saisons.
Pour Mola, ce chiffre démontre qu’un club performant est en réalité en évolution permanente :
« 107 en six saisons. Et, quand tu prends la liste des garçons qui sont partis ou ont arrêté, il y a des joueurs incroyables. Un club comme le nôtre, c’est un système complexe qui vit tout le temps, qui mute, même si le staff et l’effectif ne sont pas renouvelés à un ou deux tiers comme dans certains endroits. Parce que les résultats nous le permettent, que la formation est la base de notre réussite et que les recrutements pertinents nous ont aidés à gagner. Mais réduire le club à une transition, parce qu’on va perdre certains joueurs aussi remarquables soient-ils, serait trop simpliste. L’évolution doit être permanente, pour ne pas se retrouver dans des proportions qui mettraient l’édifice en danger. »
L’équilibre très précis recherché par Toulouse
Quel est justement ce danger ?
Mola possède une vision très précise de la composition idéale d’un effectif. Une équipe doit conserver suffisamment de jeunes en phase d’émergence, quelques joueurs approchant de la fin de leur parcours et, surtout, un noyau suffisamment important de joueurs à leur meilleur niveau.
Le manager toulousain détaille les proportions qu’il cherche à préserver :
« Tout effectif, à peu près correctement équilibré, contient sa part de jeunes émergents à 20 ou 25 %, sa part de joueurs qui ont beaucoup plus joué qu’ils ne joueront à hauteur de 10 à 15 %, et il y a le moteur, à savoir les joueurs qui assurent le niveau de l’équipe. Ce sont souvent les internationaux du moment, français ou étrangers, qui représentent 50 à 70 %. Quand cet équilibre est là, on a une vision claire. »
Le problème apparaît lorsque trop de joueurs vieillissent simultanément. Et cette situation, Ugo Mola l’a déjà connue lorsqu’il a pris les commandes du Stade Toulousain en 2015.
À cette époque, le problème était à la fois sportif et économique. Selon lui, le club perdait structurellement entre 1,5 et 2 millions d’euros par saison depuis 2012, tandis qu’une part beaucoup trop importante de l’effectif approchait de la fin de carrière.
Mola se souvient d’une situation dans laquelle six ou sept joueurs concernés étaient devenus plus d’une vingtaine :
« Malheureusement, quand je suis arrivé en 2015, cette mutation n’avait pas eu lieu. Le danger, je l’ai connu même économiquement, vu que le club était structurellement en perte d’1,5 ou 2 millions d’euros sur chaque saison, depuis 2012. La proportion de 15 %, à savoir six ou sept joueurs en situation de signer leur dernier contrat, s’était transformée en 22 ou 23 éléments. Souvent, ils avaient déjà signé ce dernier contrat. Là, tu n’es plus en transition mais en reconstruction. Jusqu’à la saison 2017-2018, on a dû se séparer de nombreuses légendes du club. »
C’est précisément ce scénario que le Stade Toulousain veut désormais empêcher.
Les départs de Ramos et Cros peuvent être douloureux. D’autres décisions concernant certains cadres pourront également l’être. Mais pour Mola, elles doivent être replacées dans une stratégie globale destinée à éviter qu’une génération entière arrive simultanément au bout de son parcours.
Le manager distingue ainsi clairement la situation actuelle de celle qu’il avait trouvée à son arrivée :
« On essaye de ne pas se retrouver dans une situation de reconstruction. On est dans une période de transmission, de passage, mais on ne reconstruit pas. Sinon, il faut changer 25 joueurs. C’est ce qu’on a fait entre 2015 et 2018. »
La priorité est donc claire : faire évoluer Toulouse en permanence plutôt que d’attendre d’être contraint de tout reconstruire. Avec les départs programmés de Ramos et Cros et plusieurs cadres approchant de la fin de carrière, cette transmission est désormais pleinement engagée.


On verra bien …..
Mais enfin à égalité avec tous les autres clubs en matière de s. c , ca nivelera fatalement les choses …
On le dira ce que l’on veut mais mola est clairement au dessus de bons nombre d entraîneurs/president du top14
Le mec est un sacré stratège
Un petit escroc au s. c rien de plus
Avec un effectif pareil n’importe quel entraîneur aurait de quoi bien faire
tiens le per..roquet jeanmarcneuneu au QI dé fi cient. C..ONtinue tu nous fais la journée. MDR
pour lui y a mieux: l’escargot
il trempe dans la bave
Qu ont fait les anciens excellents entraîneurs du psg avec les meilleurs joueurs de de la planète
Et que fait le dernier entraîneur du psg
Comme quoi il ne suffit pas d empiler les meilleurs joueurs pour gagner
Mais visiblement ton niveau de connaissance sur ce sujet de management est bien faible
Par contre ta jalousie et ton aveuglement semblent bien au dessus de la moyenne
Rien qu en lisant les articles tu comprends les qualité du bonhomme
Trouves moi juste une itw avec un tel contenu intellectuel ..
laseyne parler d’intellectuel avec jeanmarcneuneu!!!!! ul ne C..ONnait pas ce mot.
pour jeanmarcneuneu et glandix : Toulouse relève d’abord que sa position a été entendue concernant les primes de victoire. Selon le club, la commission fédérale d’appel a déjugé sur ce point l’organe disciplinaire de la Ligue nationale de rugby. Aucun dépassement du Salary Cap n’a ainsi été retenu pour les saisons 2023-2024 et 2024-2025.