Approché par Toulon, Giorgi Beria explique pourquoi il a finalement choisi Vannes
Approché par Toulon, Giorgi Beria explique pourquoi il a finalement choisi Vannes
Le mardi 1 septembre 2026 à 21:39 par David Demri
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Son nom avait notamment circulé du côté du Rugby Club Toulonnais, mais Giorgi Beria a finalement pris la direction de Vannes. Libéré de sa dernière année de contrat par Perpignan, le pilier gauche international français veut profiter de son arrivée en Bretagne pour se relancer après une saison particulièrement compliquée.
À 26 ans, l’ancien joueur de Clermont sort d’un exercice perturbé par plusieurs blessures, notamment aux côtes et au thorax. Une période difficile durant laquelle il avait également le sentiment d’avoir perdu du terrain dans la hiérarchie de l’USAP.
« Une année à broyer un peu de noir »
Arrivé à Perpignan en 2024, Beria n’est donc pas allé au bout de son contrat. Après avoir été évoqué à Toulon, le joueur sélectionné avec le XV de France face aux All Blacks en juillet 2025 a préféré rejoindre le projet vannetais.
Interrogé par L’équipe, le pilier reconnaît avoir eu besoin de changer complètement d’environnement :
« Je sentais que j’avais un peu perdu ma place à Perpignan. J’avais besoin de retrouver de bonnes sensations après une année à broyer un peu de noir. Et franchement, ça m’a fait énormément de bien de retrouver un nouveau point de chute, une nouvelle maison et un nouveau cadre de vie. Pour le moment, je suis plein d’enthousiasme »
Son arrivée représente également un joli coup pour Vannes. Jean-Noël Spitzer suivait le joueur depuis un certain temps et compte notamment sur ses qualités ballon en mains.
L’entraîneur breton explique ce que Beria peut apporter à son pack :
« C’est un pilier que je suivais depuis un moment. Pour nous, avec notre statut, c’est un élément de bon niveau. Il va nous renforcer dans un secteur où l’on se doit de progresser, à savoir la capacité de nos avants à utiliser davantage le ballon. »
Pour Simon Boisbluche, responsable de la performance et de la préparation physique du RCV, cette signature témoigne aussi de la progression du club.
Vannes se félicite désormais de pouvoir attirer ce type de profil :
« C’est aussi un marqueur intéressant de l’évolution du club que d’être capable de récupérer des joueurs JIFF un peu références à leur poste »
Une grosse concurrence… et les Bleus en tête
Beria devra néanmoins gagner sa place. Ugo Boniface a lui aussi rejoint Vannes cet été, tandis qu’Hugo Djehi et Wayan De Benedittis complètent les possibilités au poste de pilier gauche.
Jean-Noël Spitzer ne promet aucun statut particulier à sa recrue :
« C’est comme ça dans tous les clubs, il faut 4 piliers gauche (Hugo Djehi et Wayan De Benedittis, en plus de Beria et Boniface), 4 piliers droit et 4 talonneurs, peu importe le statut »
Une concurrence parfaitement acceptée par Beria.
L’international français sait que sa place dépendra avant tout de ses propres performances :
« On s’entend tous très bien, on se connaissait déjà pour certains. De toute manière, on ne peut pas trop savoir tant que les matches n’arrivent pas. L’émulation viendra naturellement, mais comme je l’ai déjà dit, si tu ne joues pas, ce n’est pas aux joueurs que tu en voudras. Ce sera d’abord à toi. »
Après une préparation qu’il estime « validée », Beria veut désormais conserver son « bon niveau physique ». Avec, forcément, l’espoir de retrouver un jour le XV de France.
Car malgré sa saison difficile à Perpignan, la Coupe du monde 2027 reste un véritable objectif :
« J’ai toujours dans un coin de ma tête l’équipe de France et la Coupe du monde (1er octobre – 13 novembre 2027). Bien sûr, on y pense tous, mais j’essaie de voir le plus loin possible. Ça fait de toute façon partie de mes objectifs que de vouloir être performant. »
Pour retrouver les Bleus, Beria devra désormais s’imposer à Vannes, qui débutera son retour dans l’élite face à Castres, Montpellier puis Toulouse.

