« Je l’avais rarement vu aussi prêt » : Antoine Dupont impressionne déjà à Toulouse
« Je l’avais rarement vu aussi prêt » : Antoine Dupont impressionne déjà à Toulouse
Le mercredi 2 septembre 2026 à 13:31 par David Demri
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Antoine Dupont s’apprête à lancer une saison particulière. Le capitaine du XV de France possède encore de nombreux objectifs avec Toulouse, mais la Coupe du monde 2027 se rapproche inexorablement. À 14 mois du rendez-vous australien, le demi de mêlée sait que chaque détail compte désormais. Et pour une grande partie de cette génération française marquée par l’échec de 2023, il pourrait s’agir de la dernière véritable occasion de devenir championne du monde.
Le Toulousain refuse pour autant de regarder uniquement vers l’Australie. Entre le Top 14, la Champions Cup, la Nation Cup puis le Tournoi des Six Nations, les échéances ne manqueront pas. Mais derrière chacune d’elles se dessinera forcément la préparation du Mondial.
« Ça commence maintenant »
Dupont possède déjà l’expérience de deux Coupes du monde. Cette connaissance du calendrier et de ses exigences lui permet justement de mesurer l’importance des prochains mois.
Pour le capitaine des Bleus, la préparation du Mondial débute dès cette saison comme il l’explique pour RMC Sport :
« Ça commence maintenant. D’avoir le sérieux, l’exigence, la concentration pour être performant en octobre 2027. »
Cela ne signifie pas sacrifier les objectifs du Stade Toulousain.
Dupont entend avancer étape après étape :
« On a assez d’objectifs à court terme pour se projeter sur le moment présent et arriver à se concentrer sur les échéances qui arrivent. »
Mais le Mondial restera forcément quelque part dans son esprit :
« On a la Nation Cup en novembre, la Coupe d’Europe en club et tout ce qui va s’enchaîner, le Tournoi également. On a plein de petits objectifs à court terme. Mais évidemment que dans un coin de la tête c’est pour se préparer à la Coupe du monde. »
Pour sa treizième saison chez les professionnels, Dupont possède déjà un palmarès exceptionnel. Mais il lui reste ce titre mondial après lequel court toute une génération.
À l’heure de regarder ce qu’il lui reste encore à accomplir, le Toulousain garde faim :
« J’ai eu la chance d’avoir une carrière déjà bien remplie… et la chance aussi d’avoir encore des années devant moi pour accomplir d’autres objectifs. »
Mola retrouve un Dupont particulièrement affûté
La gestion de son capitaine constituera donc un enjeu majeur pour Ugo Mola. La saison dernière, après son retour d’une grave blessure au genou, Dupont n’avait débuté que dix rencontres avec Toulouse, pour seize apparitions au total.
À l’inverse, avant la Coupe du monde 2023, il avait disputé 22 rencontres avec les Rouge et Noir, dont 19 comme titulaire. L’équilibre devra être trouvé entre compétition, rythme et préservation physique.
Une chose rassure déjà son manager : Dupont est revenu dans une condition remarquable.
Ugo Mola ne cache pas son impression :
« Déjà il m’est revenu à cette intersaison dans un état de forme où je l’avais rarement vu aussi prêt. Ça augure, je l’espère, d’une très bonne saison pour lui. Et s’il y a une bonne saison pour Antoine, il y a de grandes chances qu’elle ne soit pas trop mal pour nous. »
Le manager toulousain sait également que son rôle sera d’accompagner les ambitions internationales de ses joueurs plutôt que de les freiner.
Mola veut envoyer un maximum de Toulousains en Australie :
« C’est sa troisième Coupe du monde s’il la réalise. Moi, en tant qu’entraîneur d’un club, je me dois de ne pas être un frein à l’épanouissement de l’ensemble de mes joueurs pour qu’ils puissent être le plus grand nombre à jouer cette compétition. On sait tous très bien que s’ils sont performants avec leur club, il y a de grandes chances qu’ils y participent. Je leur souhaite d’aller évidemment loin dans cette compétition qui, je pense, est à point nommé pour beaucoup de cette génération. »
Et c’est précisément là que le traumatisme de 2023 refait surface.
Dupont ne cherche pas à contourner le sujet :
« Je pense que toute notre génération, on a manqué le rendez-vous de 2023. Là on aura la chance, l’opportunité j’espère, de faire mieux. Évidemment qu’on a tous cet objectif-là en tête et pour la plupart, c’est peut-être notre dernier aussi. Donc on sait qu’il n’y aura pas d’autres chances et j’espère que ça nous motivera à ne pas nous mettre une pression supplémentaire, mais au contraire nous donner plus d’énergie et de niaque pour aller chercher. »
Son contrat avec Toulouse court pourtant jusqu’en 2031, année du Mondial suivant aux États-Unis. Dupont a évidemment déjà fait le calcul.
Le demi de mêlée en plaisante avant de rappeler qu’il ne peut rien prévoir :
« Je sais, j’ai compté, ne t’inquiète pas. »
« Mais les jambes seront différentes, l’âge sera avancé. Donc j’espère pouvoir la faire, mais on ne peut pas savoir de quoi demain est fait. Alors autant être dans le présent pour le moment. »
Pour arriver dans les meilleures conditions en Australie, Dupont compte justement utiliser les prochains mois pour préparer son corps à une très longue séquence.
Il sait que la saison qui débute ne ressemble déjà plus totalement aux autres :
« C’est différent cette saison, parce que tu sais que ça arrive très vite. On a cette expérience-là, de savoir que tu arrives dans les phases finales à la fin et de suite, tu te projettes vers un autre objectif, plus gros encore. Donc ce sont les derniers temps pour faire les petits réglages qui restent. Travailler aussi physiquement, pour que le corps puisse encaisser ces 14-15 mois qui vont arriver. »
Cette évolution est également visible dans son rugby. Mola observe un joueur qui s’appuie désormais un peu moins sur ses extraordinaires capacités physiques et davantage sur son influence collective.
Le manager toulousain décrit cette transformation :
« Je pense qu’au regard de ses blessures, il a aménagé aussi son corps et il a très certainement pensé son rugby un peu différemment. Sa capacité à s’adapter reste quand même sa force première, au-delà de tout le talent dont il peut disposer. Au début, ça a été un des premiers demis de mêlées à allier beaucoup de physique et de technicité de haut vol. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il joue un peu moins sur son physique et que sa présence, son aura et sa capacité à faire jouer les autres a pris un peu plus le pas, plus que sa perf pure et dure. »
À 29 ans, le capitaine des Bleus évolue donc, sans perdre son envie.
Et c’est peut-être le constat le plus encourageant livré par Ugo Mola :
« Je le retrouve avec un appétit de junior, que j’espère garder longtemps. »
Pour Antoine Dupont, la route vers l’Australie vient déjà de commencer.


Ca doit être grâce à ses nouveaux crampons en plaqué or……
Pfffff…..