Vincent Moscato envoie valser le président de Clermont : « Il gueule car il n’a pas su renouveler ses joueurs ! »

Vincent Moscato envoie valser le président de Clermont : « Il gueule car il n’a pas su renouveler ses joueurs ! »

Le jeudi 10 septembre 2026 à 10:18 par David Demri

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Vincent Moscato n’a aucune compassion pour Jean-Claude Pats. Alors que le président de Clermont dénonce les annonces de transferts effectuées un an avant le départ des joueurs, l’ancien international estime que l’ASM devait simplement anticiper davantage ses prolongations.

Pour Moscato, cette pratique est connue de tous et existe depuis une vingtaine d’années. Elle n’empêcherait pas les joueurs concernés de rester performants jusqu’au terme de leur contrat.

« Arrêtez de trouver des problèmes »

Clermont a confirmé les départs en fin de saison de Léon Darricarrère et de Régis Montagne vers le RCT. Et ces départs annoncés au mois de septembre ont le don d’agacer le patron de l’ASM.

Dans le Super Moscato Show, l’ancien talonneur assure n’avoir jamais vu un joueur volontairement pénaliser son équipe après avoir signé dans un autre club :

« Les transferts un an à l’avance, tout le monde est prévenu, ce n’est pas nouveau ! S’il râle, qu’il renouvelle son joueur avant s’il ne veut pas le perdre ! On fait ça, c’est une particularité du rugby, tu peux signer avant et ça fait 20 ans qu’on en parle ! Est-ce que tu as vu un joueur louper une pénalité car il a signé un an à l’avance ailleurs ? Non ! Un mec qui a sa place dans un club, il joue jusqu’à la fin même s’il a signé ailleurs, sinon c’est qu’il n’a pas sa place. Arrêtez de trouver des problèmes là où il n’y en a pas. »

Moscato considère surtout que Jean-Claude Pats réagit ainsi parce qu’il n’est pas parvenu à conserver certains éléments. Il préfère le système actuel à un marché reposant sur le versement d’indemnités entre les clubs.

À ses yeux, revenir à de véritables transferts financiers favoriserait surtout les formations les plus puissantes et les agents :

« Le président de Clermont gueule car il n’a pas renouvelé son joueur, qu’il n’a pas été vigilant et qu’il perd son joueur. Vous préférez qu’on en revienne aux transferts ? Qu’on mette de l’argent et que l’on pille les clubs ? Que chaque agent prenne 10 % et que ce soit malhonnête ? Non ! Moi je préfère que ce soit comme c’est actuellement plutôt que de voir des transferts qui vont piller les clubs. »

Une interdiction jugée totalement inefficace

Reporter les officialisations à une date déterminée ne convainc pas davantage Moscato. Les contacts et les accords continueraient selon lui à exister en coulisses.

Il estime que la circulation immédiate des informations rendrait de toute manière ces opérations impossibles à dissimuler :

« Tu peux mettre des dates mais ça va changer quoi ? Puis tu ne peux plus ne plus communiquer maintenant. Les infos sortent donc ça ne me gêne pas. Le mec qui gueule c’est celui qui a été lésé et qui n’a pas su renouveler ses joueurs. C’est le cas du président Clermontois. »

Le consultant peut comprendre la frustration du dirigeant auvergnat, mais il estime que les clubs doivent verrouiller suffisamment tôt les joueurs qu’ils souhaitent absolument conserver.

Moscato rappelle également qu’un départ peut correspondre à une volonté du joueur :

« Je comprends qu’il gueule, mais il fallait renouveler ses joueurs. Si tu verrouilles tes joueurs ils ne vont pas ailleurs. Puis peut-être que ses joueurs ont envie d’ailleurs. Tu peux mettre une date, mais ça change quoi ? Tu crois qu’il ne sera pas contacté et que dans sa tête, le mec ne sait pas qu’il partira ? »

Clermont présenté comme un cas isolé

Vincent Moscato souligne que les autres présidents de Top 14 ne se sont pas publiquement élevés contre ces annonces anticipées. Il cite notamment Didier Lacroix, pourtant lui aussi confronté à des départs au Stade Toulousain.

Le consultant refuse qu’une plainte isolée provoque une transformation complète du marché :

« Il n’y a que le président de Clermont qui gueule. Je n’ai pas entendu Didier Lacroix gueuler. Le président de Clermont s’énerve car il n’a pas réussi à signer ses joueurs. S’il n’a pas envie de le signer, il perd son joueur. Sur 14 clubs et sur tous les joueurs, je ne vois qu’un seul mec qui se plaint, c’est le président de Clermont. Pas celui de Toulon, pas celui de Toulouse… On l’écoute, mais ce ne sont pas les minorités qui vont décider. Il vit à Clermont, il peut se plaindre. »

Moscato reconnaît que le système actuel n’est pas parfait. Il juge néanmoins qu’une modification du calendrier ne ferait que retarder les annonces publiques sans empêcher les négociations.

Il termine en dénonçant une mesure qui ne changerait rien à la réalité du sport professionnel :

« Un joueur peut commencer une saison dans un club et la finir ailleurs. Est-ce que c’est bien ? Rien n’est parfait ! Ils vont mettre des dates et ça ne changera rien. Les mecs seront contactés avant et ce sera officialisé plus tard. C’est de la couillonnade ! Le pire, c’est le joueur qui commence la saison dans un club et la termine dans un autre club, c’est extraordinaire ! Et ça ça existe dans tous les sports ! »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. D'Affieux Paul 10 septembre 2026 at 11h- Répondre

    Pats ne gueule pas, il regrette tout simplement,
    Le seul qui gueule c’est Moscato, caricature du démago sans intérêt

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