Sans contrat, Reece Hodge refuse de quitter le Pays basque : « Je renouvelle mon titre de séjour »

Sans contrat, Reece Hodge refuse de quitter le Pays basque : « Je renouvelle mon titre de séjour »

Le jeudi 10 septembre 2026 à 10:24 par David Demri

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Reece Hodge n’a disputé que sept rencontres en trois saisons avec l’Aviron Bayonnais. Malgré cet immense regret sportif, l’international australien a noué un lien très fort avec le Pays basque, où il vient de se marier et souhaite continuer à vivre.

Arrivé à Bayonne en 2023, Hodge espérait devenir l’une des principales armes des lignes arrière. Les blessures ne lui ont jamais permis d’enchaîner, mais ses rares apparitions lui ont offert plusieurs moments qu’il n’a pas oubliés.

Sept matchs et quelques souvenirs marquants

L’Australien cite notamment sa première rencontre de Top 14 contre le Racing 92. Ce jour-là, Bayonne avait arraché la victoire grâce à un essai de Rémy Baget inscrit dans les derniers instants.

Hodge avait également marqué deux essais contre Perpignan lors d’un match décisif pour le maintien. Une semaine auparavant, il avait participé à la victoire décrochée contre le Racing à Auxerre.

L’ancien joueur des Melbourne Rebels conserve de nombreux souvenirs de son passage dans le vestiaire ciel et blanc comme il l’explique longuement pour Midi Olympique  :

« Je n’ai joué que sept matchs mais je me rappelle du premier en Top 14 contre le Racing, où nous gagnons à la dernière minute avec l’essai de Rémy Baget. J’étais titulaire, je suis rentré sur la pelouse avec le son de la Peña Baiona. C’était vraiment très spécial de vivre ce moment. Contre Perpignan, j’ai marqué deux essais, c’était une rencontre capitale pour nous car elle nous avait permis d’acter notre maintien.

La victoire contre le Racing à Auxerre, la semaine d’avant, était notre premier succès à l’extérieur depuis un peu de temps. J’avais vu sur Instagram que les mecs faisaient, à chaque victoire à l’extérieur, une photo dans le vestiaire. C’était un moment à part. Je me suis fait de bons amis au club, qu’ils soient français ou étrangers. J’ai passé beaucoup de temps avec Manu, Alex, Gareth, Gio. Les Français ? Ils disent qu’ils ne parlent pas du tout anglais mais après deux bières, ils parlent couramment (sourire). »

Un mariage célébré à Urrugne

Le contrat de Reece Hodge avec l’Aviron a pris fin durant l’été, mais son départ du club ne signifie pas qu’il souhaite quitter immédiatement la région.

L’Australien et sa femme se sont mariés à Urrugne deux mois avant cet entretien. Le joueur a également entrepris les démarches nécessaires pour renouveler son droit de séjour en France.

Hodge confirme son intention de rester au Pays basque dans l’immédiat :

« Pour l’instant, oui. Je suis en train de renouveler mon titre de séjour. Avec ma femme, nous sommes très contents ici, nous nous sommes mariés à Urrugne, il y a deux mois. Nous avons beaucoup d’amis… »

Jean-Dauger, une ambiance unique au monde

Originaire de Manly, près de Sydney, Hodge retrouve au Pays basque certains éléments de sa culture australienne : le surf, la proximité avec l’océan et l’importance accordée aux relations humaines.

Le joueur a également découvert la cuisine locale, les fêtes de Bayonne et surtout l’atmosphère particulière entourant les matchs à Jean-Dauger.

Même son expérience dans d’immenses enceintes australiennes ne l’avait pas préparé à la ferveur bayonnaise :

« Ce peuple m’a accueilli dès le début. Je viens de Manly, à Sydney. Là-bas, les gens aiment le surf, ils aiment parler, montrer leur culture… J’aime la nourriture ici. La côte de bœuf est mon repas préféré, devant la côte de cochon, avec des frites ou de la salade. Je ne bois pas trop d’alcool mais aux fêtes de Bayonne, j’ai pu voir comment les gens célébraient la ville. À Jean-Dauger, j’ai aussi vu une expérience différente le jour du match.

Je n’avais jamais vécu ça en Australie, même dans des stades de 50 000 ou 80 000 personnes car il n’y a pas de bars autour du stade ou de chants comme la Peña Baiona. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de lieux dans le monde avec la montagne et la plage à côté. Oui, il pleut tous les jours ici en hiver mais au moins, c’est vert ! On se sent à l’aise. Tout ne s’est pas déroulé comme je voulais, au niveau du rugby, mais sur la vie ici, ça restera des souvenirs vraiment spéciaux. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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