Les signatures à Toulon ont profondément changé la relation entre Urios et ses joueurs

Les signatures à Toulon ont profondément changé la relation entre Urios et ses joueurs

Le mardi 15 septembre 2026 à 10:08 par David Demri

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Régis Montagne et Léon Darricarrère rejoindront le Rugby Club Toulonnais la saison prochaine. En attendant leur départ, Christophe Urios continuera de compter sur eux, même si leur décision a modifié la relation entretenue avec leur manager.

Le technicien clermontois assure qu’il ne sanctionnera jamais sportivement un joueur en raison de son avenir contractuel. Il attend cependant des deux futures recrues du RCT un investissement total pendant les dix ou onze prochains mois.

« Ça change, forcément »

Très attaché à la confiance établie avec ses joueurs, Christophe Urios reconnaît avoir été personnellement déçu par leur choix. Cette déception ne provoquera pas une rupture complète, mais elle laissera nécessairement des traces dans leurs rapports quotidiens.

Le comportement de Montagne et Darricarrère au cours de la saison aura également une grande importance. Le manager observera leur attitude et leur implication jusqu’à leur dernier match sous le maillot clermontois.

Urios admet que les deux signatures au RCT ont immédiatement modifié leurs relations.

« Oui, ça change, forcément. Ça change d’autant plus en fonction du comportement du mec. Sans parler de la nature du contrat, où le gars s’en va dans un an, c’est surtout la relation. À un moment donné, t’es déçu. Et moi, particulièrement quand je suis déçu, ça change la relation. Après, ça ne veut pas dire que c’est “on” ou “off”, ce n’est pas ça, mais ça ne me plaît pas. »

Une discussion indispensable pour tourner la page

Urios a souhaité échanger directement avec les deux joueurs avant le début du championnat. Cette discussion devait lui permettre de comprendre leur décision, puis de se concentrer sur la saison à venir.

Montagne et Darricarrère lui ont assuré qu’ils resteraient pleinement engagés avec Clermont. Le technicien affirme ne pas avoir de raison de mettre leur parole en doute, tout en rappelant qu’ils devront tenir cette promesse sur la durée.

Le manager attend désormais de juger leur implication pendant l’intégralité de la saison.

« C’est la seule façon qui me permet de tourner la page. Même s’il me faut du temps pour le digérer, même si la relation n’est pas tout à fait la même, forcément. Il faut arriver à gérer ses émotions, passer un peu au-dessus. Mais encore une fois, c’est facilitant si le joueur est à 100 %. Là où je peux avoir de grandes difficultés, c’est quand le joueur n’est pas à 100 %. Ils m’ont dit qu’ils allaient l’être, pour faire la meilleure saison qu’ils peuvent faire. Donc je n’ai pas de raison de douter. On verra tout au long de la saison. Il ne s’agit pas d’un mois ou deux, mais de dix ou onze mois. »

Urios continuera de les aligner

Le départ programmé des deux Clermontois ne modifiera pas les choix sportifs du staff. Leur niveau de performance restera le seul critère pris en compte pour établir les compositions d’équipe.

Urios rappelle aussi le chemin parcouru par les deux joueurs depuis leur arrivée dans le projet. Montagne est passé de la Pro D2 à l’équipe de France, tandis que Darricarrère s’est progressivement installé parmi les titulaires avant de découvrir lui aussi le groupe tricolore.

Christophe Urios refuse de mélanger les décisions contractuelles et la performance sportive.

« Bien sûr, je n’ai jamais fait de mélange des genres. La seule chose qui m’intéresse, c’est la performance. Encore une fois, Régis est arrivé de Pro D2, maintenant il est pilier droit de l’équipe de France. Donc c’est grâce à son travail, évidemment, mais aussi à celui du staff et du club. Et le petit Léon, quand on est arrivés, ne jouait pas. C’est un titulaire du groupe et il est parti avec l’équipe de France. Donc, on a fait un bout de chemin avec eux, on les a aidés à grandir. Et quand ces joueurs-là choisissent un autre chemin, alors qu’évidemment, on pense qu’ils n’ont pas fini de grandir avec nous, ça me fout les glandes. C’est le mot. »

Urios estime avoir désormais dépassé la déception initiale. Il sait néanmoins que la confiance ne redeviendra jamais exactement identique.

Le manager reconnaît qu’une marque restera durablement entre les deux joueurs et lui.

« Non, maintenant, ça ne m’affecte plus, je suis passé à autre chose. Mais dans notre relation, il y aura toujours ce calque entre nous, quoi. Et c’est normal. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Tantbrave 15 septembre 2026 at 11h- Répondre

    Ben oui c’est logique et je le comprends tout à fait.