« Tu ne peux jamais te relâcher » : Chocobares raconte la terrible pression qui règne à Toulouse

« Tu ne peux jamais te relâcher » : Chocobares raconte la terrible pression qui règne à Toulouse

Le jeudi 17 septembre 2026 à 8:53 par David Demri

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L’arrivée de Tommaso Menoncello a encore renforcé la concurrence au centre de l’attaque toulousaine. Une situation parfaitement acceptée par Santiago Chocobares, qui estime que cette pression permanente est indispensable pour progresser et conserver une place dans l’équipe.

L’international argentin de 27 ans se prépare à une saison potentiellement très longue, avec les ambitions du Stade Toulousain et la Coupe du monde en ligne de mire. Il attend également avec impatience le retour de Juan Cruz Mallia, désormais proche de retrouver les terrains.

La concurrence existe depuis 2021

Santiago Chocobares refuse de présenter l’arrivée de Menoncello comme une situation nouvelle. Depuis ses débuts à Toulouse, l’Argentin a toujours dû composer avec un effectif particulièrement dense.

À ses yeux, cette concurrence appartient pleinement au fonctionnement du club et ne disparaîtra pas dans les prochaines années.

Le centre sait que Toulouse continuera constamment à recruter ou former des joueurs de très haut niveau. Il s’est confié dans Midi Olympique.

« C’est comme ça depuis 2021 ! (rires) Et dans deux, trois ou quatre ans, ce sera pareil. Je joue à Toulouse et j’en suis bien conscient. Il y aura toujours des grands joueurs capables de jouer au plus haut niveau dans l’effectif. Et quel que soit le poste. »

« Tu ne peux pas jouer avec la peur »

La densité de l’effectif oblige chaque joueur à rester performant tout au long de la semaine. Une baisse de régime à l’entraînement peut immédiatement avoir des conséquences sur la composition retenue pour le match suivant.

Chocobares considère néanmoins cette exigence comme une pression positive. Il refuse de laisser la peur de perdre sa place influencer son rugby.

L’Argentin décrit une concurrence aussi intense que bénéfique.

« Tu ne peux pas jouer avec la peur de mal faire. Si tu pars avec cette mentalité, tu es mort. La concurrence te fait progresser. On le voit depuis plusieurs saisons ici. Tu ne peux jamais te relâcher. Chaque entraînement est dur. Si tu baisses de régime, ça peut te coûter cher. Il faut rester en éveil pour évoluer à ton meilleur niveau et accrocher une place sur la feuille de match le week-end. C’est intense, mais c’est de la bonne pression. »

Le staff maintient tout le monde concerné

Cette compétition interne pourrait fragiliser l’équilibre du vestiaire. Santiago Chocobares estime pourtant que l’expérience des entraîneurs toulousains permet de conserver l’ensemble du groupe mobilisé, y compris lorsque certains joueurs traversent une période plus difficile.

La stabilité de l’effectif facilite également cette gestion. Les joueurs se connaissent depuis plusieurs saisons et comprennent parfaitement le fonctionnement collectif.

Chocobares souligne l’importance du travail effectué par le staff.

« Nos entraîneurs ont l’expérience. Ils savent parfaitement garder le groupe concerné. Tous les joueurs traversent parfois des périodes plus difficiles. C’est normal. L’effectif bouge très peu depuis de longues saisons. Le fait que tout le monde se connaisse est un réel avantage à ce niveau-là. »

Cette continuité permet aussi à Toulouse de retrouver rapidement ses repères après une préparation estivale principalement consacrée au travail physique.

Les automatismes reviennent naturellement grâce à la stabilité du groupe.

« Au rugby, garder de la continuité dans son équipe est primordial. Ça te permet de gagner un peu de temps. Cette saison, nous avons effectué combien d’entraînements sur le rugby pur avant de se rendre à La Rochelle ? C’est minime. Tu commences à bosser physiquement puis ensuite vient le ballon. Lors de cette étape, les automatismes reviennent assez rapidement car on est habitués à jouer ensemble. Certes, nous avons perdu à La Rochelle, mais la prestation n’était pas non plus catastrophique malgré notre faible temps de préparation. »

Une saison qui pourrait durer quinze mois

Au-delà de la concurrence toulousaine, Chocobares pense déjà au prochain Mondial. L’international aux 35 sélections sait que son exercice pourrait s’étendre sur quinze mois si Toulouse et l’Argentine vont au bout de leurs objectifs.

Il refuse cependant de se projeter trop rapidement. Sa priorité reste d’abord de vivre une longue saison avec son club.

La Coupe du monde occupe déjà une place dans son esprit.

« Le Mondial est un peu dans ma tête, c’est une certitude. Je sais déjà que cette saison pourrait durer quinze mois. Mais tu ne peux pas non plus trop te projeter. J’espère déjà que la saison avec Toulouse sera très longue et on verra ensuite. Chaque chose en son temps même si ça n’empêche pas d’y penser. »

Juan Cruz Mallia prêt pour son retour

Cette saison pourrait également être marquée par le retour de Juan Cruz Mallia. Éloigné des terrains durant plusieurs mois, le joueur polyvalent argentin a terminé son travail de rééducation.

Chocobares ne sait pas encore si son compatriote reprendra dès cette semaine ou lors de la suivante, mais il le considère désormais prêt.

Le centre toulousain attend avec impatience de retrouver celui qu’il considère comme son frère.

« C’est mon frère ! Ça va être un plaisir de le revoir sur les terrains. Je ne sais pas si ça se fera cette semaine ou la semaine prochaine mais il est prêt pour faire son grand retour. Il a réalisé une rééducation incroyable. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Sam Toulouse 17 septembre 2026 at 11h- Répondre

     » Il faut rester en éveil pour évoluer à ton meilleur niveau et accrocher une place sur la feuille de match le week-end. C’est intense, mais c’est de la bonne pression.  » … A aucun moment il ne parle d’une « terrible » pression …