Furieux, Jean-Baptiste Aldigé dézingue l’arbitrage et la Ligue Nationale de Rugby

Furieux, Jean-Baptiste Aldigé dézingue l’arbitrage et la Ligue Nationale de Rugby

Le samedi 19 septembre 2026 à 8:37 par David Demri

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Jean-Baptiste Aldigé n’a pas digéré la défaite de Nice concédée à la dernière minute contre Grenoble. Très remonté contre l’arbitrage, le président niçois estime que le poids historique des deux clubs a pesé dans certaines décisions.

Il affirme également que « le téléphone a beaucoup sonné » durant la semaine entre l’Isère et le patron de l’arbitrage, après les critiques grenobloises du week-end précédent.

Le dirigeant ne dédouane pas totalement son équipe, reconnaissant des erreurs côté niçois. Mais il conteste plusieurs décisions, notamment dans les dernières minutes, et estime que Grenoble aurait également dû recevoir deux cartons rouges au cours de la rencontre.

« Grenoble, un club historique, pèse plus que Nice »

Pour Jean-Baptiste Aldigé, cette rencontre illustre les difficultés auxquelles un promu peut être confronté face à une formation possédant davantage de poids dans le rugby français.

Dans des propos rapportés par Midi Olympique, le président niçois estime que son équipe doit afficher une nette supériorité pour se mettre à l’abri de ce type de scénario :

« Il y a beaucoup de frustration. On s’aperçoit que le rugby, c’est un long processus. Quand vous êtes Grenoble, un club historique, vous pesez plus que Nice, un promu. C’est la triste réalité de ce soir. C’est-à-dire que pour gagner des matches, il faut être 50 % plus fort que l’adversaire, car si on est seulement à 30 % comme ce soir, il y a malheureusement des décisions qui font qu’on les met en position de pouvoir exprimer leur historique. »

Aldigé évoque des échanges avec le patron de l’arbitrage

Le dirigeant va plus loin en revenant sur la précédente rencontre de Grenoble. Il affirme que les critiques formulées après la défaite contre Agen ont été suivies de nombreux échanges durant la semaine.

Jean-Baptiste Aldigé établit un lien entre ces discussions et ce qu’il considère comme le poids dont disposent les clubs historiques :

« Je sais que Grenoble, la semaine dernière, a perdu et a beaucoup râlé sur des décisions arbitrales contre Agen. Je sais aussi que le téléphone a beaucoup sonné cette semaine entre l’Isère et le patron de l’arbitrage. C’est la force des grands clubs, ce que Nice n’est pas. Cela change la vision. Et quand un arbitre n’a pas trop d’expérience, il préfère se rassurer. »

La 79e minute au cœur de sa colère

Aldigé pointe notamment une décision intervenue à la 79e minute. Selon lui, Nice avait utilisé la même organisation en touche pendant toute la rencontre avant d’être sanctionné au pire moment.

Le président niçois détaille précisément l’action qu’il conteste :

« Il n’y a qu’à regarder cette 79e minute. Sur cette touche dans leur 22, Adrian Motoc n’est pas le relayeur, c’est Etienne Falgoux. Nous avons fait ça tout le match et pourtant sur cette dernière touche, nous sommes sanctionnés. On part en position de marque et on se retrouve devant notre ligne après un bras cassé et deux pénalités. »

Le dirigeant niçois considère également que d’autres décisions importantes auraient dû être prises plus tôt dans la partie.

Il affirme notamment que Grenoble aurait dû être sanctionné de deux expulsions :

« Sans oublier les deux cartons rouges avérés qui auraient dû être sifflés contre Grenoble durant la partie. Nous avons fait des erreurs, mais dans le contenu je ne vois pas un secteur dans lequel notre adversaire a été meilleur ce soir. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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2 Commentaires

  1. Flattwin38 19 septembre 2026 at 09h- Répondre

    A une autre époque, notre Président montait au créneau de la même façon pour protéger l’équipe. Rien de neuf.
    Quant à l’équité de l’arbitrage, j’en suis intimement persuadé : les arbitres sont honnêtes. Après, comment mesurer l’influence d’un stade plein ou d’une équipe qui ferait bader l’Homme ?
    L’arbitre, mordu de rugby, qui oublie un léger en-avant du Stade Toulousain après une action magique ou qui ne siffle pas parce que Richie McCaw, hors-jeu, lui demande l’autorisation de mettre les mains qu’il a déjà sur le ballon… ou qui abaisse le bras lors d’un avantage au moment d’une passe de Wilko…qui sera interceptée un certain samedi de janvier 2014 à Mayol… (Là, je digère toujours pas ‍)

    Effectivement, aux joueurs de se mettre à l’abri de ces « erreurs » humaines (et heureusement pour le jeu que tout n’est pas sifflé) en dominant largement !

  2. Max la menace 19 septembre 2026 at 11h- Répondre

    Le match était sympa a suivre
    Nice va se maintenir cette année je pense