Christophe Urios dépité par le carton rouge de Marcos Kremer !
Christophe Urios dépité par le carton rouge de Marcos Kremer !
Le lundi 21 septembre 2026 à 10:32 par David Demri
Publicité
Revenue à trois points de Bayonne après avoir été menée 27-3, l’ASM Clermont a tout perdu à la 54e minute sur un carton rouge de Marcos Kremer. Baptiste Germain comme Christophe Urios y voient le tournant d’une rencontre dont les Auvergnats ne se sont jamais relevés.
Samedi après-midi, à Jean-Dauger, Clermont avait pourtant réussi l’essentiel du plus difficile. Largement dominés en première période, les Jaunards avaient relancé le match avant qu’un geste d’indiscipline ne ruine tous leurs efforts.
Une remontée spectaculaire
À la 37e minute, Clermont était mené 27 à 3. Les Auvergnats ont alors enchaîné trois essais, signés Plummer (40e), Hemery (44e) et Bouraux (50e), pour revenir à hauteur des Basques. À la 54e minute, l’écart n’était plus que de trois points (27-24).
Un coup d’épaule lourd de conséquences
C’est à ce moment que la rencontre a basculé. Sur une action anodine, Marcos Kremer a asséné un coup d’épaule aussi puissant qu’inutile à Rob Du Preez. L’arbitre, Luc Ramos, n’a eu d’autre choix que d’exclure définitivement le troisième ligne.
Clermont ne s’en est pas remis. Dans la demi-heure restante, les Auvergnats ont encaissé trois essais et dix-neuf points supplémentaires.
Germain pointe la discipline
Au coup de sifflet final, Baptiste Germain regrettait l’occasion manquée. Extrait :
« Nous avons su faire le dos rond, revenir. À la 50e, je trouve qu’on prend presque le dessus sur eux, on y croit, mais ce qui pèche, c’est la discipline. »
Il a ensuite détaillé les conséquences de l’infériorité numérique. Extrait :
« On finit par jouer à treize et contre une équipe comme ça, avec des joueurs comme Sireli Maqala ou Tom Spring, quand il y a des espaces et des turnovers, c’est trop compliqué. On prend ce carton rouge et Bayonne, avec son public, s’est servi de ça, de cette énergie-là. Au score, il y en a quarante, donc il y a beaucoup de choses à gommer. Le carton, c’est quelque chose qu’on peut contrôler en gardant la lucidité. »
Urios ne s’attarde pas
Un peu plus tard, Christophe Urios a lui aussi reconnu que ce carton rouge avait constitué, à ses yeux, « le tournant du match ». Quant à la faute elle-même, le manager clermontois n’a pas souhaité s’étendre souligne Midi Olympique.
Il s’est contenté d’un soupir et de quelques mots qui en disent long. Extrait :
« Elle est grossière… C’est comme ça. »
Pour Clermont, la leçon est claire : la remontée avait montré le caractère du groupe, mais l’indiscipline a suffi à tout anéantir.

