« Si au bout de dix journées, nous avons huit points, on est dans la merde » : Rabah Slimani prévient le RCT
« Si au bout de dix journées, nous avons huit points, on est dans la merde » : Rabah Slimani prévient le RCT
Le mardi 22 septembre 2026 à 13:33 par David Demri
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Trois matches, trois défaites et seulement trois points au classement : le début de saison du Rugby Club Toulonnais est loin des ambitions affichées. Rabah Slimani refuse pourtant de céder à la panique. Le pilier international français estime que le RCT n’est pas décroché sportivement, tout en prévenant que les « défaites encourageantes » devront rapidement laisser place aux victoires.
À 59 sélections avec le XV de France, Slimani fait partie des joueurs recrutés pour apporter de l’expérience au groupe toulonnais. Après le nouveau revers concédé à Castres (29-27), il a justement pris la parole auprès de certains coéquipiers pour éviter que la frustration des premières semaines ne s’installe durablement.
« Parfois, je préfère prendre une rouste »
Le scénario vécu dans le Tarn a été particulièrement difficile à digérer. Toulon a encore eu l’occasion de faire basculer la rencontre dans les dernières minutes avant de repartir avec un simple bonus défensif.
Slimani s’est confié dans Midi Olympique. Ce dernier retient d’abord l’immense frustration provoquée par cette troisième défaite :
« Forcément, c’est frustrant parce que c’est un troisième match que l’on perd. Cette fois, il manque deux points, et on a encore eu l’opportunité de gagner ce match-là dans les dernières minutes. C’est ça le plus frustrant, c’est qu’on est présents mais qu’on ne gagne pas. Notre début de saison aurait pu être complètement différent avec trois victoires. »
Malgré la situation comptable, le pilier a observé une évolution dans la prestation toulonnaise à Castres. Quant aux décisions arbitrales qui ont alimenté les débats après la rencontre, il ne souhaite plus s’y attarder.
Le RCT doit désormais avancer :
« Finalement, on doit se construire avec ces trois défaites. Au niveau comptable, sans se mentir, c’est très défavorable. Mais, à Castres, on a senti l’envie, un peu plus de maîtrise. Pour les faits de jeu, c’est comme ça. On n’y reviendra pas. À l’heure actuelle, ça n’y changera rien. Maintenant, on se focalise sur les prochains matchs, et notamment Vannes. »
Le retour de Castres a pourtant été animé. Les Toulonnais ont reparlé du scénario dans le bus, puis une dernière fois à la reprise.
Slimani reconnaît avoir lui aussi eu besoin de digérer :
« On en a parlé un petit peu dans le bus du retour parce qu’on était tous touchés par le scénario. C’est un match qu’on pouvait gagner. Mais, finalement, on l’a bien perdu. Au niveau comptable, il y a une grosse différence. On serait actuellement au milieu de tableau avec une victoire, et nous sommes avant-derniers. »
La manière dont Toulon perd ses rencontres rend même la situation plus pénible à ses yeux :
« Pour être honnête, on en a parlé une dernière fois lundi matin, parce qu’il a encore fallu évacuer. De toute façon, comme je le disais, ça n’y changera rien. Il y a des décisions qui ont été prises. Nous, on est là pour jouer, mais, oui cela a été dur à vivre pour tout le monde, moi y compris.
Franchement, parfois, je me dis que je préfère prendre une rouste que de perdre comme ça d’un point ou de deux. Certes, il y a le bonus, mais quand tu prends une rouste, tu sais que tu n’es pas invité, et que tu as été mauvais. Là, ce n’est clairement pas le cas. »
« On n’est pas largués »
Dans ce contexte, l’expérience de Slimani prend une importance particulière. Sans chercher à s’imposer comme le grand orateur du vestiaire, le pilier échange individuellement avec certains joueurs.
Son objectif est surtout d’éviter que trois résultats négatifs fassent naître des doutes excessifs.
Il estime que le contenu des rencontres doit permettre au groupe de conserver confiance :
« J’ai discuté avec certains joueurs, plus pour rassurer tout le monde. Je ne suis pas un leader de la parole, mais j’aime bien parler et dire mon ressenti en aparté. Franchement, on n’est pas largués par rapport à nos premiers adversaires. »
Les trois premières journées n’ont cependant pas été identiques. Slimani pointe notamment une amélioration très nette dans le jeu au sol à Castres après les difficultés rencontrées précédemment.
Le pilier voit des progrès concrets :
« Il y a eu des bonnes choses, d’autres qui étaient un peu moins bien, mais on est présents sur les trois matchs. La chance n’a pas tourné en notre faveur, mais ça va venir. Ça va payer. Contre Castres, surtout, on a réglé nos rucks. »
Ce secteur avait posé beaucoup plus de problèmes au RCT lors des deux premières journées :
« C’était moyen contre Bayonne, nous sommes passés à côté contre La Rochelle. Là, on n’a pas perdu un seul ballon dans le jeu au sol. Pour le reste, il y a des nouveaux joueurs, un nouveau système en place, avec que quelques semaines pour l’intégrer. C’est dur à accepter pour nos supporters, mais il faut un peu de temps. »
« Si au bout de dix journées, nous avons huit points… »
Pour faire passer son message dans le vestiaire, Slimani s’appuie sur ce qu’il a lui-même vécu récemment avec le Leinster.
La saison dernière, deux défaites en Afrique du Sud avaient provoqué des interrogations, dont un très lourd 35-0. La suite avait été radicalement différente.
Il a utilisé cet exemple auprès des plus jeunes Toulonnais :
« J’ai pris un exemple, surtout pour les plus jeunes : l’an passé, avec le Leinster, on a commencé par deux défaites en Afrique du Sud dont une assez dure avec un 35 à 0. Tout le monde nous disait que nous ne serions pas dans le coup cette année. On a même entendu que nous ne serions pas champions et finalement… (il sourit) on l’a été ! »
Pas question pour autant de transformer ce discours rassurant en déni si les mauvais résultats devaient s’accumuler.
Slimani fixe lui-même la limite avec une formule particulièrement directe :
« Il faut être froid dans les têtes. En revanche, ne vous inquiétez pas, si au bout de dix journées, nous avons huit points, je vais venir en vous disant : « On est dans la merde. » »
L’ancien joueur du Leinster rappelle également que le recrutement estival du RCT a justement amené plusieurs internationaux expérimentés.
Il assume ce rôle aux côtés de deux autres recrues :
« Cet été, Toulon a fait le choix d’amener beaucoup d’expérience avec Gael (Fickou), Judicael (Cancoriet) et moi. On est là pour amener du calme et de l’intelligence dans ces situations. »
Pas d’urgence, mais l’obligation de remonter
Avec trois points et une 13e place, Slimani ne nie pas la réalité du classement. Il distingue cependant la nécessité de gagner rapidement d’une véritable situation d’urgence.
Le pilier refuse de dramatiser après seulement trois journées :
« Il n’y a pas d’urgence, mais bien évidemment qu’il faut vite remonter au classement. À mon sens, c’est toujours dur de se dire qu’on se rassure après une défaite. C’est frustrant parce qu’on a envie de gagner. Je pense que les supporters ont aussi envie que l’on gagne. »
Le faible écart avec les équipes mieux classées nourrit encore sa confiance :
« Quand on voit qu’on est 13e avec 3 points, ce n’est pas notre ambition commune, mais on reste qu’à six points de la quatrième place. Il faut rester froid dans les têtes, rester ensemble et solidaire. Ce n’est pas le moment de se mettre la tête au fond du saut. Il reste 23 matchs, et il faut que tout le monde prenne conscience de ça. »
Slimani appelle ainsi à considérer le Top 14 sur la durée plutôt qu’à tirer des conclusions définitives après les premières semaines.
Son expérience lui rappelle qu’un bon départ ne garantit rien sur plusieurs mois :
« Le championnat est une course de fond. L’an passé, jusqu’en janvier, le RCT était troisième pour finir au-delà de la huitième place. Certes, si tu démarres bien, c’est bien pour la confiance, c’est bien pour la tête. Mais le plus dur, c’est de rester constant dans les efforts. »


Perdre 3 matchs te mets dans la difficulté . Comme toujours j’ai regardé les matchs du RCT , c’est vrai qu’en terme de fluidité cela manque de coherence dans le jeu collectif mais vous perdez de trés peu malgré tout .
Si vous arrivez à regler quelques details pour etre plus efficace , c’est vous qui gagnerez d’1 ou 2 points .
L’année ou l’AB se qualifie , les journalistes ont fait tout un cinema sur le renouveau de Bayonne alors qu’ils avaient gagné 4 ou 5 matchs chez eux à la sirene , d’un ou 2 points à chaque fois avec leurs tripes , leur mental et une bonne dose de baraka
Selon ou tombe la piéce te change litteralement ton destin , d’un pouilleux tu deviens un prince , alors que l’ecart reel en terme de valeur est infime .
Vous allez gagner kôntre Vannes. Vous êtes comme nous. Il vous manque des joueurs majeurs.
Gagner Vannes pour valider les progrès. cela ne sera pas facile car les Bretons ne lâchent rien. L’expérience de Slimani et d’autres joueurs associés à des jeunes pleins d’envie sera primordiale pour démarrer enfin. Allez le RCT
C’est nous qui avons eu le plus de mal a les battre chez nous y a deux ans l’année dernière on a pas écrase Montauban chez nous je sens que juste 4 points suffirai au bonheur
Il est déjà contaminé par le virus dans ce club. Pas la peine d’attendre 10 journée, si t’as que 8 points au bout de 6 journée, t’es déjà au fond d’un trou pour jouer le top 6.
Ou alors il nous parle du maintien et pas du top 6.