Jean-Noël Spitzer frustré après Toulon : « Je ne comprends pas pourquoi on prend la mauvaise décision »

Jean-Noël Spitzer frustré après Toulon : « Je ne comprends pas pourquoi on prend la mauvaise décision »

Le samedi 26 septembre 2026 à 19:14 par David Demri

Publicité

Vannes a longtemps fait douter le Rugby Club Toulonnais à Mayol avant de céder en seconde période. Après la défaite des siens, Jean-Noël Spitzer affichait forcément de la frustration. Le manager Breton regrette surtout le manque d’efficacité offensive de son équipe et certaines décisions qui ont empêché Vannes de rester au contact jusqu’au bout.

Les Vannetais avaient pourtant réussi leur première période. Mais pour leur manager, dominer et défendre correctement ne peut pas suffire lorsque les occasions dans les 22 mètres adverses ne sont pas concrétisées.

« Tu ne peux pas gagner un match de rugby en marquant seulement un essai »

Spitzer pointe d’abord le principal problème rencontré par son équipe à Mayol :

« On domine la première mi-temps puis on est dominé sur la deuxième mi-temps. Notre efficacité dans les 22 mètres est trop insuffisante. Il faut qu’on marque plus car tu ne peux pas gagner un match de rugby en marquant seulement un essai. »

Le technicien se montre en revanche satisfait du comportement défensif de ses joueurs.

« On fait le travail en défense, on est sous la barre des 30 points depuis le début de la saison. Cela veut dire qu’on y est dans ce secteur, mais dans les 22 mètres, il faut que notre efficacité soit meilleure par le collectif, par le travail du staff, par la performance individuelle des joueurs, par nos convictions aussi. »

« Je ne comprends pas pourquoi on prend la mauvaise décision »

Jean-Noël Spitzer nourrit notamment des regrets sur certains choix effectués par son équipe. Il estime que Vannes aurait dû davantage s’appuyer sur une mêlée qui donnait satisfaction.

Une décision prise en fin de rencontre l’a particulièrement frustré :

« Je ne comprends pas : on doit se sentir fort en mêlée. Ça fait deux mêlées d’affilée que l’on domine et il faut avoir confiance en nous. Je ne comprends pas pourquoi on prend la mauvaise décision en fin de match. Steeve Blanc-Mappaz est sorti et il manque un capitaine à ce moment-là du match, de l’expérience aussi. »

Le manager rappelle néanmoins la jeunesse de la formation alignée à Mayol.

« On avait une équipe assez jeune, beaucoup débutaient en Top 14 aujourd’hui, mais pour autant, on est consistant sur la première mi-temps. J’ai trouvé les joueurs investis au contact, c’était plutôt bien. Donc je suis frustré car je pense qu’on peut se récompenser un peu plus. Peut-être pas gagner, mais peut-être un point et chercher un money time. Mais c’est comme ça. »

Le banc du RCT a fait très mal

Après la pause, le rapport de force s’est progressivement inversé. Toulon a pu injecter du sang neuf et de l’expérience avec son banc.

Spitzer reconnaît l’impact du coaching Toulonnais :

« En seconde mi-temps, on est dominé, on n’arrive pas à enchaîner les situations propres. On est vite un peu dominés, le coaching de Toulon nous fait très mal. Des internationaux entrent, ce n’est pas illogique. Ce n’est pas un élément que l’on peut maîtriser. Je pense qu’il faut se concentrer sur ce que l’on peut maîtriser. »

C’est justement sur ces éléments maîtrisables que le manager Vannetais concentre ses regrets.

Il revient sur une séquence qui a participé à faire gonfler l’écart :

« Il y a des choix… Je pense qu’il faut prendre la mêlée sur la touche pas droite. On décide de prendre la touche et on reperd un ballon. Ça entraîne un essai. Ce sont des petites décisions qui font que le score s’aggrave et que l’on n’arrive pas à rester collé au score. »

Une première période malgré une équipe expérimentale

Spitzer préfère également retenir certains éléments encourageants, notamment la capacité de son équipe remaniée à rivaliser durant quarante minutes.

« J’ai bien aimé notre capacité à bien entrer dans le match. On a tenu cette première mi-temps malgré une charnière expérimentale, une association au centre qui n’avait jamais joué ensemble. Les expérimentations étaient derrière et c’est bien d’avoir été consistant en première mi-temps. »

La baisse de régime physique a cependant fini par peser.

« C’est de bon augure pour nous mais on a manqué d’énergie en seconde mi-temps, physiquement on a pioché. Beaucoup de joueurs n’avaient pas beaucoup joué. »

Spitzer relativise l’essai d’Albornoz

Le RCT avait réussi à rester au contact avant la pause grâce à un essai de Tomas Albornoz. Une action spectaculaire que Spitzer considère davantage comme un fait de jeu que comme le symbole d’une défaillance collective.

Le manager refuse de s’attarder sur cette action :

« L’essai de Tomas Albornoz est un fait de jeu, ça peut arriver. C’est un ballon que l’on ne maîtrise pas. Ça peut arriver, ça arrive en Top 14, puis il y a des joueurs de grande qualité en face qui peuvent traverser le terrain à tout moment. Mais les joueurs sont restés dans leur match malgré tout. »

Il regrette davantage certaines erreurs évitables commises ensuite.

« On a repoussé l’échéance en seconde mi-temps mais on a fait deux fautes vraiment évitables et c’est dommage. Ce sont des petits gestes qu’il faut maîtriser mieux. »

« Ce qui m’inquiète, c’est qu’on ne marque pas assez »

Au-delà de la seule défaite à Mayol, Jean-Noël Spitzer identifie surtout un problème récurrent depuis le début de la saison : le manque de points inscrits par Vannes.

C’est aujourd’hui son principal sujet d’inquiétude :

« Ce qui m’inquiète c’est qu’on ne marque pas assez. J’ai le sentiment que notre stratégie, notre défense, l’investissement des joueurs nous permettent que le score adverse ne grossisse pas trop vite dans le match. On doit être capable d’aller batailler jusqu’au bout. On peut avoir le bonus en fin de match. »

Vannes a d’ailleurs déjà eu plusieurs opportunités de transformer ses prestations en résultats plus favorables.

« On a eu une balle de match contre Toulouse, une balle de bonus contre Montpellier et contre Castres. Il faut être focalisé sur notre scoring qui n’est pas suffisant en terme d’organisation, d’efficacité et de performance individuelle. »

Et le manager Breton attend désormais que ses joueurs soient également capables de faire la différence sur des initiatives individuelles.

Spitzer prend justement l’exemple de l’essai inscrit par Toulon en première période :

« On est totalement capable de marquer un essai comme celui marqué par Toulon en première mi-temps, un essai sans passe. Ça fait partie de la logique du Top 14 et il faut réussir à marquer ces essais qui font que toute l’équipe arrive à retrouver de l’énergie. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
Ne ratez plus aucune actu rugby
Suivre Blog RCT sur Google

6 Commentaires

  1. ritouclo 26 septembre 2026 at 19h- Répondre

    Il faut reconnaitre que Vannes possède une sacrée équipe, bravo a eux,bonne tenue en mélée, en touche, c’est une équipe qui, je ne pense pas, va rester dans les profondeurs du classement.un autre petit point, leur supporters ne sifflent pas lors des transformations, nous aurions, au moins pour cette fois -ci nous en abstenir également, au moins pour leur montrer que nous aussi, nous les respections. mais cela n’est que mon avis personnel.

    J'aime 20
    J'aime pas 1
  2. Hannibal 26 septembre 2026 at 19h- Répondre

    Les 3 points pour se rapprocher du point de bonus à 15 mn de la fin, l’erreur était là

    J'aime 5
    J'aime pas 2
  3. Bobvalcros 26 septembre 2026 at 19h- Répondre

    Je crois surtout que tu dois te bouffer de ne pas avoir mis ton équipe 1 lol

    J'aime 6
    J'aime pas 7
  4. Albert83 26 septembre 2026 at 19h- Répondre

    Ils ne sifflent parce qu ils etaient 5 rn tout.

    J'aime 1
    J'aime pas 10
  5. Albert83 26 septembre 2026 at 19h- Répondre

    en tout

    • Dranix 26 septembre 2026 at 21h- Répondre

      Dans leur stade, ils ne sifflent pas…