Le banc Bordelais totalement transparent contre l’USAP : La colère gronde

Le banc Bordelais totalement transparent contre l’USAP : La colère gronde

Le mardi 29 septembre 2026 à 8:30 par David Demri

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La défaite de l’Union Bordeaux-Bègles à Perpignan (38-25) ne peut pas uniquement être expliquée par l’incroyable nombre d’occasions laissées en route par les Girondins.

L’UBB affrontait une formation Catalane déjà très diminuée au coup d’envoi, qui a encore perdu plusieurs joueurs pendant la rencontre et s’est retrouvée dix minutes en infériorité numérique. Pourtant, au moment où les bancs auraient dû peser, c’est bien Perpignan qui a trouvé les ressources nécessaires pour faire la différence.

Les Bordelais pourront longtemps repenser aux nombreuses situations qu’ils n’ont pas réussi à convertir à Aimé-Giral.

Leur domination a été importante et Yannick Bru a lui-même évoqué une « emprise réelle et objective » de son équipe. Arthur Retière et Nicolas Depoortere ont également partagé la frustration générale après cette « maladresse incroyable » qui a conduit à une « grosse désillusion ».

Mais les occasions manquées ne racontent pas toute l’histoire de cette rencontre.

Perpignan était déjà très diminué

Car l’UBB avait face à elle une équipe de Perpignan privée de nombreux éléments avant même le coup d’envoi.

Posolo Tuilagi, Jacobus van Tonder, Tom Ecochard, Jake McIntyre, Jefferson-Lee Joseph ou encore Sevu Reece faisaient notamment partie des absents.

Et la situation de l’USAP s’est encore compliquée au cours de la rencontre.

Les Catalans ont perdu leur talonneur et leur ouvreur sur blessure durant la première période. Leur numéro huit puis leur demi de mêlée sont également sortis avant l’heure de jeu.

À cela s’est ajoutée une période de dix minutes disputée en infériorité numérique en début de rencontre.

Autant d’éléments qui auraient pu finir par faire exploser Perpignan face à une formation Bordelaise disposant, sur le papier, de davantage de ressources pour terminer la rencontre.

Bordeaux revient à trois points… puis ne profite de rien

Le scénario semblait d’ailleurs commencer à tourner en faveur de l’UBB au retour des vestiaires.

Bordeaux était revenu à seulement trois longueurs et pouvait espérer profiter progressivement de l’usure d’une équipe Catalane contrainte de multiplier les réorganisations.

C’est finalement exactement l’inverse qui s’est produit.

La vague de changements a davantage profité aux Perpignanais. Le banc Girondin a eu un impact inexistant, alors que Peceli Yato a notamment apporté une contribution déterminante côté Catalan.

Un constat qui interpelle forcément pour une équipe affichant les ambitions de l’UBB.

Les absences Bordelaises ne peuvent pas tout expliquer

Bordeaux avait certes également choisi de se présenter sans plusieurs cadres.

Louis Bielle-Biarrey, Yoram Moefana, Romain Buros et Maxime Lamothe avaient notamment été laissés au repos, tandis que Matthieu Jalibert était absent.

Des joueurs suffisamment importants pour que leur absence soit ressentie.

Mais la profondeur d’effectif Bordelaise est justement censée permettre au club de rester extrêmement compétitif malgré certaines rotations.

Face à un adversaire lui-même très fortement diminué et encore frappé par les blessures pendant la rencontre, ces absences ne suffisent donc pas à expliquer le scénario vécu à Aimé-Giral.

Une défaite qui pourrait coûter cher

L’échec est également problématique sur le plan comptable.

Malgré un visage différent de celui affiché la saison précédente, Perpignan devrait rester une destination sur laquelle plusieurs candidats à la qualification espéreront prendre des points.

Pour Bordeaux, laisser filer cette rencontre pourrait donc peser dans la course aux premières places.

D’autant que l’UBB n’a pas seulement manqué ses occasions. Elle a également multiplié les fautes avec six pénalités concédées entre la 51e et la 69e minute, tout en connaissant des difficultés dans les transitions entre attaque et défense.

Les Girondins avaient pourtant les cartes en main pour faire basculer la rencontre.

Un Perpignan décimé, de nouvelles blessures Catalanes pendant le match, une période en supériorité numérique et seulement trois points de retard au retour des vestiaires : le contexte semblait ouvrir un boulevard à l’UBB. Mais samedi, son banc n’a jamais réussi à l’emprunter.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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