Sans stade, le Racing 92 va véritablement vivre une saison cauchemar

Sans stade, le Racing 92 va véritablement vivre une saison cauchemar

Le mardi 29 septembre 2026 à 11:35 par David Demri

Publicité

Supporters du Racing 92

Le Racing 92 va devoir s’habituer à vivre dans ses valises. Privé de Paris La Défense Arena et contraint de jouer à l’extérieur de ses bases jusqu’au mois d’avril, le club Francilien multipliera les stades cette saison. Créteil, Le Mans, Montpellier, Le Havre ou même Strasbourg pourraient accueillir les Racingmen. Une situation très particulière que Patrice Collazo refuse cependant d’utiliser comme excuse.

Le Racing 92 évolue dans un contexte particulièrement inhabituel cette saison.

En raison des concerts programmés à Paris La Défense Arena, enceinte qui est en passe d’être vendue à un géant Américain, les Racingmen vont devoir patienter jusqu’au mois d’avril avant de retrouver leur stade.

Pour le moment, ils ont notamment trouvé refuge au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil.

Le Racing en difficulté à Créteil

Ce déménagement ne réussit pas franchement aux Franciliens.

Depuis le début de la saison 2024-2025, le Racing a disputé dix rencontres à Créteil pour un bilan de cinq victoires, un match nul et quatre défaites.

Cette saison, les deux premières réceptions disputées dans le Val-de-Marne contre Lyon et Bayonne se sont déjà soldées par deux défaites.

Patrice Collazo reconnaît que son équipe n’y possède pas les mêmes repères que dans son enceinte habituelle.

Le manager ne veut toutefois pas entendre parler d’une excuse :

« On n’est pas en configuration d’être efficace à Créteil. Cette saison, on le savait, nous sommes itinérants. Mais comme je l’ai dit aux joueurs en début d’année, ce ne sera pas une excuse. »

Le Racing doit encore disputer trois rencontres au stade Dominique-Duvauchelle, dont une réception de Perpignan qui s’annonce déjà importante.

« Il faut se préparer différemment »

Créteil ne constituera cependant qu’une partie du voyage.

Le Racing doit également disputer quatre rencontres à la Plénitude Arena, dont le derby face au Stade Français lors du Boxing Day.

Mais d’autres délocalisations sont prévues ou envisagées.

Le club Francilien doit apprendre à évoluer au Mans face à Montpellier, au Havre et potentiellement à Strasbourg contre le Stade Toulousain.

Une accumulation de terrains différents qui oblige le groupe à constamment reconstruire ses repères.

Patrice Collazo veut donc préparer son équipe à être performante indépendamment du stade :

« Quand on va à La Rochelle, devant 18 000 spectateurs, on se prépare et on gagne. Là, il faut se préparer différemment. »

Les 18 000 spectateurs « sont sur l’autoroute »

Créteil présente également un problème d’affluence.

Le stade peut accueillir un public important, mais les tribunes sont loin d’être pleines lorsque le Racing y évolue.

Patrice Collazo a choisi l’ironie pour évoquer cette situation.

Interrogé sur les 18 000 spectateurs potentiels, le manager a répondu avec le sourire :

« Les 18 000 personnes, ils sont sur l’autoroute juste à côté. Ils ne sont pas dans les tribunes. »

Une boutade qui illustre aussi l’une des difficultés du Racing : évoluer pendant plusieurs mois sans véritable sentiment d’être à domicile.

« Nous devons être capables de jouer n’importe où »

Cette situation devrait rester la norme jusqu’au mois d’avril.

Le Racing doit ensuite retrouver son stade Yves-du-Manoir, à Colombes. Rénovée, l’enceinte doit redevenir la maison du club Francilien.

En attendant, Patrice Collazo veut transformer cette contrainte en exigence supplémentaire pour ses joueurs.

Il leur demande de modifier leur état d’esprit :

« Il faut désormais se mettre dans une configuration mentale et être hyper exigeant avec soi-même. »

Et même lorsqu’il retrouvera une véritable enceinte attitrée, le Racing devra encore reconstruire ses habitudes.

Collazo prévient que cette adaptation ne sera pas immédiate :

« Ne me demandez plus : vous n’êtes pas à la maison, c’est compliqué. »

Son message final est donc très clair.

Peu importe la ville, le stade ou les conditions, le Racing doit être capable de répondre présent :

« Nous devons être capables de jouer n’importe où. N’importe quand. Devant n’importe qui. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
Ne ratez plus aucune actu rugby
Suivre Blog RCT sur Google

0 Commentaire