« Une maladresse incroyable » : Yannick Bru n’en revient pas après le naufrage de Bordeaux à Perpignan

« Une maladresse incroyable » : Yannick Bru n’en revient pas après le naufrage de Bordeaux à Perpignan

Le mardi 29 septembre 2026 à 11:52 par David Demri

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Yannick Bru avait du mal à comprendre comment son équipe avait pu laisser échapper une telle rencontre. Malgré une très nette domination territoriale et plusieurs occasions franches, l’Union Bordeaux-Bègles s’est inclinée à Perpignan. Le manager Girondin ne remet pas en cause l’engagement de ses joueurs mais pointe une « faillite technique » et surtout une maladresse offensive qui a directement alimenté les essais Catalans.

Les statistiques rendent le scénario encore plus difficile à digérer pour l’UBB.

À la pause, Bordeaux affichait 70 % de possession et 60 % d’occupation. Pourtant, les Girondins se trouvaient déjà à distance de quinze points.

Au terme de la rencontre, ils avaient encore 60 % des possessions en leur faveur.

« Une maladresse incroyable »

Pour Yannick Bru, inutile donc de chercher le problème dans l’investissement de son équipe.

Le manager Bordelais estime que son équipe a surtout été incapable de convertir son énorme domination :

« S’il y a une chose qui nous a vraiment manqué, c’est un niveau de rigueur individuelle sur notre partition offensive. L’engagement était là, la détermination était là. Globalement, la conquête était là. À la mi-temps, on avait 70 % de possession et 60 % d’occupation et on était à distance de quinze points au score. Et on finit le match avec 60 % de possession en notre faveur. »

La frustration est d’autant plus forte que Bordeaux a encaissé trois essais, dont deux alors que Perpignan évoluait à quatorze après le carton jaune de Théo Forner.

Bru reconnaît la performance Catalane mais considère aussi que son équipe a énormément contribué à sa propre chute.

Il pointe directement la maladresse de ses joueurs :

« Oui, l’Usap a été d’un réalisme incroyable. Mais on leur a aussi tout donné. Ils ont marqué trois essais à zéro rucks. Dans le même temps, on nous a refusé trois essais. Mais je tiens à dire que les décisions étaient logiques. M. Cayre a fait une très bonne performance. »

Trois énormes occasions gâchées

L’UBB a notamment laissé passer plusieurs opportunités très franches.

Arthur Retière, Gaëtan Barlot puis Cameron Woki ont chacun eu des situations susceptibles de faire basculer la rencontre, sans parvenir à les convertir.

Yannick Bru ne cachait pas son incompréhension devant autant d’occasions manquées :

« Mais nous n’aurions pas dû aller à la vidéo, on doit marquer avant ou après ; ou attendre ; ou ne pas tenter des passes hasardeuses. On doit aussi clairement marquer sur la première action du match. »

Pour le manager Bordelais, la différence ne s’est donc pas faite sur la capacité à se créer des opportunités.

Elle s’est jouée dans leur exploitation.

« Le refus des essais n’était pas dû à la fatalité »

Yannick Bru refuse notamment de parler de malchance concernant les trois essais Bordelais finalement refusés.

Il estime que son équipe est elle-même responsable de ces occasions avortées :

« Pour le manager le refus des essais n’était pas dû à la fatalité, mais à de vrais mauvais choix. »

Face à cette inefficacité, le technicien a tout de même tenu à saluer la performance de Perpignan.

Bru a notamment apprécié l’intensité physique et le réalisme de l’USAP :

« Je dis bravo à l’Usap pour sa densité physique et son réalisme. Les Catalans ont été courageux et durs à manœuvrer dans leurs 22 mètres, mais nous, nous avons été d’une maladresse incroyable. Notre attaque nous a mis en danger pendant l’essentiel du match. »

« Notre attaque a nourri notre suicide »

L’une des illustrations les plus frappantes est venue des trois en-avant de Maxime Lucu.

L’un d’eux a même débouché directement sur l’essai de Diego Mascarenc.

Une situation presque inimaginable pour un joueur habituellement aussi fiable dans sa maîtrise technique.

Yannick Bru refuse cependant d’accabler individuellement ses joueurs :

« Je ne vais pas blâmer nos joueurs pour leur manque d’engagement, mais la faillite était technique. Notre attaque a nourri notre suicide. »

Une formule particulièrement forte qui résume le sentiment du manager Bordelais : l’UBB avait suffisamment de ballons, de territoire et d’occasions pour obtenir un tout autre résultat, mais s’est elle-même mise en difficulté par son manque de précision.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. Cassoulet et Salary Cap 29 septembre 2026 at 12h- Répondre

    Ne fait pas le mec surpris, depuis l’an dernier l’ UBB rame en Top 14

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