Gros rebondissement dans l’affaire Narjissi : la justice annule la sanction contre Stéphane Cambos !
Gros rebondissement dans l’affaire Narjissi : la justice annule la sanction contre Stéphane Cambos !
Le mercredi 30 septembre 2026 à 12:00 par David Demri
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Nouveau rebondissement important dans l’affaire de la disparition de Medhi Narjissi. Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la suspension de Stéphane Cambos, ancien manager de l’équipe de France U18.
Les juges considèrent notamment que la sanction prononcée contre lui reposait sur une « erreur dans l’appréciation des faits » et une « erreur de qualification juridique ». Cette décision concerne cependant uniquement le volet disciplinaire : Stéphane Cambos reste mis en examen pour homicide involontaire dans l’enquête pénale.
Le drame remonte au 7 août 2024, lors d’un stage de l’équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud.
Medhi Narjissi, joueur du Stade Toulousain âgé de 17 ans, avait été emporté par les flots au cours d’une séance de récupération organisée à Dias Beach, une plage réputée dangereuse située près du cap de Bonne-Espérance.
Son corps n’a jamais été retrouvé.
Près de deux ans plus tard, l’affaire continue de suivre plusieurs voies judiciaires et administratives. Et une décision datée du 15 septembre, révélée initialement par Sud Ouest et rapportée notamment par Le Parisien et Le Figaro, vient modifier la situation de Stéphane Cambos sur le plan disciplinaire.
Deux ans de suspension, dont un an ferme
L’ancien manager des U18 avait été sanctionné en août 2025 par les ministères de l’Éducation nationale et du Sport.
Une suspension de deux ans, dont un an ferme, lui avait été infligée au motif d’une supposée « négligence fautive » dans les événements ayant conduit à la disparition du jeune joueur.
Le préparateur physique de l’équipe de France U18, Robin Ladauge, avait de son côté été révoqué de la fonction publique.
Pour examiner le recours de Stéphane Cambos, le tribunal administratif de Bordeaux s’est notamment appuyé sur les enquêtes menées par l’Inspection générale de l’éducation et par la Fédération Française de Rugby.
Et la chronologie retenue par les juges administratifs conduit à une lecture différente de celle qui avait justifié la sanction.
Stéphane Cambos s’était opposé à plusieurs reprises à la séance
Un élément apparaît central dans la décision du tribunal : avant le drame, Stéphane Cambos aurait manifesté plusieurs refus successifs concernant l’organisation d’une séance de récupération sur la plage de Dias Beach.
Des refus formulés notamment pour des raisons de sécurité.
Malgré ces oppositions, l’activité a finalement eu lieu.
Le tribunal considère que l’ancien manager des U18 n’était pas à l’origine de cette décision et décrit une situation dans laquelle son autorité aurait été contournée.
« Devant le fait accompli d’une séance de récupération en eau froide organisée à son insu, avec la participation de plusieurs membres de l’encadrement, dans un acte de défiance manifeste à l’égard de l’autorité qui était la sienne. »
Cette appréciation des circonstances est déterminante pour comprendre l’annulation de sa suspension.
« Une erreur dans l’appréciation des faits »
La sanction ministérielle reprochait notamment à Stéphane Cambos de ne pas avoir « formellement empêché » Robin Ladauge de descendre sur la plage et d’organiser cette activité.
Mais compte tenu des éléments examinés, le tribunal administratif ne retient pas cette analyse.
Les juges considèrent que ce reproche repose sur une mauvaise appréciation de ce qui s’est réellement produit avant la baignade.
La sanction « procède d’une erreur dans l’appréciation des faits », estime ainsi la juridiction.
Le tribunal va également plus loin concernant la notion de « négligence fautive » qui avait été retenue pour sanctionner l’ancien manager.
Sur ce point, les juges administratifs relèvent une « erreur de qualification juridique ».
La suspension de Stéphane Cambos est donc annulée.
Une décision importante, mais limitée au volet disciplinaire
Cette décision ne signifie cependant pas que l’ensemble de la procédure concernant Stéphane Cambos prend fin.
Il faut en effet distinguer le contentieux administratif relatif à sa sanction professionnelle de la procédure pénale ouverte après la disparition de Medhi Narjissi.
Dans le cadre de cette dernière, Stéphane Cambos reste mis en examen pour homicide involontaire.
Robin Ladauge avait été mis en examen en mai 2025 et Stéphane Cambos en juin de la même année.
La Fédération Française de Rugby est elle aussi mise en examen pour homicide involontaire dans cette affaire.
L’enquête pénale se poursuit
Le volet pénal est instruit à Agen et reste donc en cours indépendamment de la décision rendue par le tribunal administratif de Bordeaux.
L’annulation de la suspension signifie que la responsabilité disciplinaire retenue contre Stéphane Cambos par les ministères a été remise en cause par la juridiction administrative. Elle ne constitue pas une décision sur sa responsabilité pénale dans la disparition de Medhi Narjissi.
Contactée par l’AFP après cette décision, Me Audrey Singer, avocate de Stéphane Cambos, n’a pas souhaité faire de commentaire.
Plus de deux ans après la disparition du jeune joueur du Stade Toulousain, cette décision constitue donc un développement important pour l’ancien manager des U18, tout en laissant entièrement ouverte la procédure pénale pour homicide involontaire.


La FFR avait désigné un bouc émissaire, va falloir que les autres responsables assument également maintenant !