Affaire Narjissi : Stéphane Cambos a retrouvé un emploi, son nouveau salaire dévoilé

Affaire Narjissi : Stéphane Cambos a retrouvé un emploi, son nouveau salaire dévoilé

Le jeudi 1 octobre 2026 à 7:45 par David Demri

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Écarté de ses précédentes fonctions dans le contexte ayant suivi la disparition de Medhi Narjissi, Stéphane Cambos a retrouvé un emploi depuis le 2 septembre. Le délibéré du tribunal administratif de Pau permet d’en savoir davantage sur la nouvelle situation professionnelle de l’ancien manager de l’équipe de France U18.

Désormais conseiller d’animation sportive dans les Pyrénées-Atlantiques, il perçoit une rémunération de 3 500 euros, largement inférieure selon L’Équipe à celle qu’il touchait auparavant. Les arrêtés préfectoraux lui font également perdre une prime d’environ 1 000 euros versée par la FFR.

Les différentes procédures administratives engagées par Stéphane Cambos ont également d’importantes conséquences professionnelles et financières pour l’ancien manager des Bleuets.

Dans son recours devant le tribunal administratif de Pau, Cambos expliquait notamment que les arrêtés pris à son encontre l’empêchaient d’occuper certaines fonctions correspondant à son grade et à son emploi de conseiller technique national.

Il avançait également avoir été privé de rémunération pendant un an.

Sa situation a toutefois évolué depuis le début du mois de septembre.

Un nouveau poste depuis le 2 septembre

Stéphane Cambos a en effet retrouvé une activité professionnelle comme le révèle le journal sportif L’équipe.

Le délibéré rendu à Pau révèle précisément les fonctions qu’il occupe désormais.

Depuis le 2 septembre, l’ancien manager des U18 est conseiller d’animation sportive auprès de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Pyrénées-Atlantiques.

Il conserve parallèlement son statut de conseiller technique sportif.

Une reprise professionnelle importante pour Cambos, mais qui ne lui permet pas de retrouver son ancien niveau de rémunération.

Une rémunération de 3 500 euros

Le document judiciaire apporte également une information particulièrement précise concernant son salaire.

Stéphane Cambos perçoit désormais une rémunération de 3 500 euros.

Selon L’Équipe, cette somme est largement inférieure à celle qu’il percevait avant les événements et que l’ancien manager espérait pouvoir retrouver.

À cette différence de rémunération vient s’ajouter une autre perte directement liée aux arrêtés pris par le préfet des Landes.

Environ 1 000 euros de prime FFR en moins

Les trois arrêtés préfectoraux du 17 juin 2026 interdisent à Stéphane Cambos d’exercer quelque fonction que ce soit auprès des mineurs.

Ils ont également une conséquence financière supplémentaire.

Cambos est désormais privé d’une prime d’environ 1 000 euros qui lui était versée par la Fédération Française de Rugby.

La baisse de revenus faisait partie des éléments avancés par l’ancien manager dans le cadre de sa demande de suspension des arrêtés.

Il estimait notamment que sa situation permettait de caractériser l’urgence nécessaire pour obtenir une suspension en référé.

Le tribunal n’a pas retenu l’urgence financière

Le tribunal administratif de Pau n’a cependant pas suivi Stéphane Cambos sur ce point.

Pour obtenir la suspension provisoire des arrêtés, plusieurs conditions devaient être réunies, dont celle de l’urgence.

Sur le plan financier, les juges ont considéré que cette condition n’était pas satisfaite.

« La condition d’urgence » invoquée par Stéphane Cambos ne « peut être regardée comme remplie », indique le délibéré.

C’est sur cet élément que sa demande en référé a notamment échoué.

Cette décision ne constitue toutefois pas un jugement sur le fond des reproches formulés contre l’ancien manager.

Une situation professionnelle profondément bouleversée

Stéphane Cambos a donc retrouvé une activité, mais dans des conditions très différentes de celles qu’il connaissait auparavant.

Il travaille désormais dans les Pyrénées-Atlantiques, conserve son statut de conseiller technique sportif et perçoit 3 500 euros, tout en étant privé de la prime FFR d’environ 1 000 euros.

Une nouvelle situation professionnelle qui accompagne les multiples procédures administratives engagées depuis la disparition de Medhi Narjissi, tandis que l’enquête pénale instruite à Agen suit, de son côté, son propre cours.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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