Très sollicité, Tommaso Menoncello explique pourquoi il a choisi Toulouse plutôt qu’un autre club
Très sollicité, Tommaso Menoncello explique pourquoi il a choisi Toulouse plutôt qu’un autre club
Le jeudi 1 octobre 2026 à 18:39 par David Demri
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Tommaso Menoncello aurait pu prendre une autre direction. Très sollicité durant l’intersaison et en discussions avec plusieurs clubs, l’international Italien a finalement décidé de quitter le Benetton pour rejoindre le Stade Toulousain.
Un choix longuement réfléchi, guidé autant par le palmarès du club que par sa structure et sa manière de prendre soin de ses joueurs. Après un mois et demi dans la Ville rose, le trois-quarts raconte également son adaptation, l’aide précieuse d’Ange Capuozzo et ses immenses ambitions.
Pour la première fois de sa vie, Tommaso Menoncello a quitté durablement l’Italie.
Un changement considérable pour celui qui avait découvert le rugby presque par hasard à l’âge de 11 ans, après la faillite du club de football dans lequel il évoluait.
Passé par Paese puis par le Benetton, l’Italien a rapidement réalisé son rêve de jouer au plus haut niveau.
Ses débuts avec le Benetton, en pleine période Covid, restent forcément particuliers.
« Quand j’ai reçu l’appel du Benetton, j’étais avec l’académie Italienne et ça a été une émotion immense de pouvoir débuter avec le Benetton si jeune car ça a toujours été mon rêve depuis que j’ai commencé à jouer au rugby. Malheureusement, c’était l’époque du Covid donc le stade était vide mais j’ai eu la chance de marquer un essai dès mes débuts. Et ça a été une émotion incroyable. C’est arrivé pareil avec l’équipe nationale, une convocation un peu inattendue et j’ai eu l’honneur de marquer contre la France. C’était fantastique. »
« J’étais très sollicité à l’intersaison »
Lorsqu’est venu le moment de réfléchir à la suite de sa carrière, Menoncello n’a pas manqué de possibilités.
Plusieurs clubs se sont positionnés et l’Italien reconnaît avoir sérieusement étudié d’autres projets.
Mais après avoir pris le temps de comparer les différentes possibilités, Toulouse s’est imposé.
Le palmarès a évidemment compté, mais Menoncello insiste surtout sur la solidité de la structure Toulousaine et l’accompagnement réservé aux joueurs.
« J’étais très sollicité à l’intersaison. J’ai discuté avec d’autres clubs, je m’étais rapproché d’autres structures. Mais en analysant et en ayant le temps de réfléchir à cela, j’ai vu que le Stade Toulousain était l’une des équipes évidemment les plus victorieuses. Mais je pense que c’est le bon choix pour moi parce qu’il a une grande histoire derrière lui et il prend énormément soin de ses joueurs. C’est une structure solide qui n’abandonne personne. Ça met sûrement beaucoup de pression, mais je suis quelqu’un qui aime beaucoup se comparer aux autres et j’ai hâte de me mettre à l’épreuve sur le terrain et avec tous mes autres coéquipiers. »
Un défi que Menoncello souhaitait justement relever pour franchir une nouvelle étape dans sa carrière.
« Mon niveau n’est pas encore à son maximum »
À seulement 24 ans, le trois-quarts ne considère absolument pas avoir atteint ses limites.
Son arrivée dans l’un des effectifs les plus concurrentiels du championnat répond précisément à cette volonté de progresser.
Menoncello veut notamment utiliser cette concurrence pour découvrir jusqu’où il peut aller.
« Sur le terrain, je me décris comme un joueur très physique et déterminé, très combatif. Je n’accepte pas la défaite sur le terrain, surtout sur le plan physique et personnel. Donc j’essaie toujours de m’imposer face à l’adversaire autant mentalement que physiquement. Je suis très jeune et j’ai justement hâte d’apprendre toujours plus de choses car je suis convaincu que mon niveau n’est pas encore à son maximum. Mais je suis venu ici justement pour pouvoir l’explorer et atteindre mon plus haut niveau. »
Et quelques semaines ont suffi pour comprendre les exigences de son nouveau club.
Un détail frappe immédiatement Menoncello à Toulouse
Depuis son arrivée, l’Italien découvre une méthode de travail différente de celle qu’il connaissait jusque-là.
La précision demandée au quotidien l’a particulièrement marqué.
À Toulouse, Menoncello explique avoir découvert une véritable obsession du détail.
« Depuis que je suis arrivé, ce qui m’a le plus marqué, c’est que tout le monde m’a accueilli avec le sourire, avec un mot gentil. Et sur le plan technique, on travaille vraiment dur et vite sur chaque petite chose. Tout est soigné dans les moindres détails pour atteindre le plus haut niveau. Ce qui va sûrement changer, c’est ma performance sur le terrain, ma façon de penser car c’est un rugby totalement différent de celui que j’ai joué jusqu’à présent. C’est un championnat plus dur avec plus de matches. Cela implique de prendre beaucoup plus soin de son corps, de mieux récupérer, mais surtout de soigner chaque petit détail pour faire le maximum à chaque match. »
Son adaptation a également été grandement facilitée par un visage qu’il connaissait déjà très bien.
Ange Capuozzo est venu le chercher à l’aéroport
Dès son arrivée en France, Menoncello a pu compter sur Ange Capuozzo.
Son partenaire avec la sélection Italienne ne s’est pas contenté de lui donner quelques conseils dans le vestiaire : il était directement présent à l’aéroport pour l’accueillir.
Avec sa compagne, Menoncello a énormément bénéficié de l’aide de Capuozzo pendant ses premières semaines.
« Ange Capuozzo m’a tout de suite accueilli à Toulouse. Il a été la première personne à venir me chercher à l’aéroport et il m’aide énormément avec la langue. Petit à petit je l’apprends mais c’est difficile quand on ne connaît personne. Donc avec ma copine, il nous a donné un bon coup de main. Pour moi, c’est un immense honneur de pouvoir porter ce maillot, parce que c’est un club avec une histoire incroyable. Ils sortent de très grandes victoires, de très grandes années donc cette année est très importante, particulière. J’espère pouvoir apporter ma contribution à l’équipe. »
Quitter son pays n’a pourtant pas été anodin.
À mesure que son départ approchait, l’excitation s’est mêlée à une certaine tristesse.
« C’est la première fois que je quitte l’Italie et que je pars aussi loin de chez moi pour aussi longtemps. J’ai vécu au jour le jour, j’ai profité des derniers matches, des derniers jours avec ma famille, avec le club et les amis. Mais plus le moment du départ approchait plus j’étais ému et triste mais super motivé à l’idée de pouvoir commencer cette aventure. J’avais vraiment hâte de pouvoir enfiler le maillot et de jouer mon premier match. »
Le Français, principal défi de ses premières semaines
Après un mois et demi sur place, l’installation se déroule particulièrement bien.
Menoncello vit avec sa compagne légèrement à l’extérieur du centre de Toulouse et commence progressivement à découvrir la ville.
Reste un obstacle : la langue française.
L’Italien comprend déjà une grande partie des conversations mais éprouve davantage de difficultés lorsqu’il doit s’exprimer.
« Ici à Toulouse, je me sens très bien. J’habite un peu en-dehors du centre dans une maison très belle. Ma copine et moi, on est vraiment très bien. J’ai fait un peu de sorties dans le centre. La première impression est fantastique. Tout le monde m’accueille avec le sourire, même si justement je ne parle pas bien la langue mais je me fais comprendre et tout le monde est compréhensif. C’est quelque chose qui me fait me sentir vraiment bien ici. Mon apprentissage du français est bon. Je suis là depuis un mois et demi et je prends quelques cours pendant la semaine. Petit à petit, évidemment, ça va de mieux en mieux. J’arrive à comprendre presque tout. Parler c’est la partie la plus difficile mais je suis convaincu que d’ici quelques mois je serai capable de m’exprimer bien et parler avec n’importe qui. »
Une passion commune avec Pierre-Louis Barassi
En dehors du rugby, Menoncello commence également à trouver des points communs avec ses nouveaux partenaires.
L’un d’entre eux concerne les motos, une véritable passion pour l’Italien.
Il a notamment découvert que Pierre-Louis Barassi partageait son intérêt pour les sports mécaniques.
« En dehors du rugby, j’aime passer du temps avec ma copine, surtout en ce moment où elle est très proche de moi. J’ai des passions en dehors du rugby, l’une d’elle est la moto. Ici en France, malheureusement, je n’en ai pas. Mais c’est un sport que je pratique tranquillement car le rugby reste la chose principale et la chose la plus importante, mais c’était quelque chose que je faisais pour être avec mes amis et pour me changer les idées durant mon temps libre. Je suis un garçon qui aime beaucoup la compagnie, qui aime sortir parfois quand j’ai le temps. J’espère être un garçon sympathique et sociable. Dans le vestiaire, j’ai trouvé d’autres garçons passionnés par les motos, je n’ai pas encore eu l’occasion d’approfondir cela. Mais même pendant le match, dans les tribunes, j’ai un peu discuté avec Pierre-Louis Barassi et lui aussi aime justement les voitures et les motos. »
Déjà un essai pour sa première avec Toulouse
Menoncello a désormais franchi l’étape qu’il attendait tant : porter pour la première fois le maillot Toulousain en match.
Face à La Rochelle, il a même réussi à inscrire un essai.
Pas suffisamment toutefois pour satisfaire totalement un joueur particulièrement exigeant avec lui-même.
L’émotion lui a joué quelques tours et Menoncello reconnaît avoir commis plusieurs erreurs.
« Mon premier match contre La Rochelle a été d’une émotion incroyable. J’étais très ému de pouvoir porter pour la première fois ce maillot, cet écusson. Avec l’émotion, j’ai fait quelques erreurs et je ne suis pas totalement satisfait de ma prestation mais j’ai eu l’occasion de marquer un essai et ça a été une émotion incroyable. Maintenant, j’ai hâte de pouvoir porter ce maillot dans notre stade et de pouvoir jouer devant nos supporters. »


Ah ce n’était pas pour les bon resto italien qu’il y a à Toulouse mince alors
Et non!!!! à choisir entre des clubs qui ne font plus rien depuis des années et un club qui empile les trophées le choix est vite fait.
Et oui c’est Surtout les trophées qui l’ont attiré bien entendu au stade toulousain on paye en trophée c’est bien connu
Il aime la triche lui aussi
Lui aussi il est venu pour toucher moins d argent la campagne pro toulousaine en pleine action le midol prépare le terrain et de l autre Lacroix cherche des sponsors aux îles fidgi
Apparemment c’est dur pour certains de voir des champions refuser des clubs de ventre mou pour un club au sommet depuis des années. Merci Didier tu es un grand président
C est le mou tahitien
Mais bien sûr, comme disait les anciens sei cume la gatta chiagne e fotte. Pas à nous Tommasino, on sait que le salaire suit va. Pour ce qui est de la cuisine italienne j’ai bien peur qu’aucun restau de Toulouse ne s’assoit à la table d’une pizzeria de quartier chez nous …
Effectivement le choix est vite fait pour les joueurs très sollicités !
L’assurance de gagner des titres et des conditions financières relativement équivalentes conduisent directement à Toulouse …..
C’est ainsi …… : (