Laurent Labit sur une éventuelle interview croisée avec Laurent Travers : « Plutôt mourir ! »
Laurent Labit sur une éventuelle interview croisée avec Laurent Travers : « Plutôt mourir ! »
Le jeudi 1 octobre 2026 à 21:43 par David Demri
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Après Laurent Travers et Bayonne, c’est un autre visage majeur de son passé que le Racing 92 va retrouver. Laurent Labit revient défier son ancien club avec Perpignan alors que les Franciliens traversent un début de saison particulièrement compliqué.
Treizième du Top 14 après trois défaites en quatre journées, le Racing doit également composer avec une installation délicate à Créteil et plusieurs absences importantes.
Les fantômes du passé continuent de se présenter devant le Racing 92.
Samedi dernier, les Franciliens retrouvaient Laurent Travers à Bayonne. Cette fois, c’est Laurent Labit qui se dressera sur leur route avec Perpignan.
Un rendez-vous forcément particulier.
Labit a passé six années au Racing aux côtés de Laurent Travers. Ensemble, les deux hommes ont notamment conduit le club Francilien au titre de champion de France en 2016 et jusqu’à une finale de Coupe d’Europe.
Mais leur relation appartient désormais clairement au passé.
« Plutôt mourir »
Interrogé il y a quelques mois sur ses rapports actuels avec Laurent Travers, Laurent Labit n’avait laissé aucune place au doute.
À la question de savoir si les deux hommes voulaient effectuer une interview croisée pour Midi Olympique, la réponse de Laurent Labit réponse avait été particulièrement catégorique.
« Plutôt mourir. »
Ce week-end, Labit retrouvera donc le Racing dans un contexte sportif particulièrement délicat.
Demi-finaliste du dernier Top 14, le club Francilien se retrouve désormais 13e du championnat, juste devant Vannes.
Le Racing a perdu trois de ses quatre derniers matches.
Trois défaites en quatre journées
Le début de saison avait pourtant commencé de manière spectaculaire à Bordeaux avec un match complètement fou perdu 64-5.
Puis Lyon était venu s’imposer face au Racing sur le score de 48-31.
La réaction avait finalement eu lieu contre La Rochelle, battue 10-20, avec une prestation beaucoup plus convaincante.
Mais une semaine plus tard, le Racing est retombé dans ses travers à Bayonne avec une nouvelle défaite, 17-20.
Jacky Lorenzetti n’a forcément que très modérément apprécié cette succession de mauvais résultats.
Et derrière les difficultés sportives se cache également une problématique beaucoup plus profonde.
Le déménagement à Créteil reste difficile à digérer
Le Racing doit désormais recevoir ses adversaires à Créteil.
Le Stade de France est entré en concurrence avec la Paris La Défense Arena sur le marché des spectacles, obligeant le club à trouver une autre solution.
Mais le changement d’environnement est brutal.
Le Racing évolue désormais dans un stade entouré d’une piste d’athlétisme et régulièrement loin d’être rempli.
Une situation que Patrice Collazo avait résumée avec une formule particulièrement parlante.
Le manager avait comparé l’atmosphère du Racing à celle rencontrée par certaines autres formations du championnat.
« Quand certains clubs jouent devant 18 000 personnes, au Racing, les 18 000 sont surtout sur l’autoroute A86 qui longe Duvauchelle. »
Une formule amusante en apparence, mais qui traduit une réalité beaucoup plus problématique.
Le Racing doit fabriquer lui-même son supplément d’âme
Privé d’une partie de l’environnement qui accompagnait ses rencontres à domicile, le Racing doit désormais trouver d’autres leviers.
Là où plusieurs formations de Top 14 peuvent naturellement s’appuyer sur la ferveur de leur stade, les Franciliens doivent davantage créer eux-mêmes cette énergie.
Et la mission de Patrice Collazo est encore compliquée par plusieurs absences à des postes sensibles.
Plusieurs absences importantes dans l’effectif
La première ligne est notamment diminuée.
Guram Gogichashvili et Gia Kharaishvili sont indisponibles pour le reste de la saison, tandis que Taniela Tupou est toujours retenu avec l’Australie.
Derrière, Wilfried Hulleu et ses qualités de vitesse manquent également au Racing.
Entre un effectif diminué, une adaptation compliquée à Créteil et des résultats insuffisants, les Franciliens se retrouvent déjà sous pression.
Et voilà désormais Laurent Labit.
Six ans après avoir quitté le Racing avec un Brennus et une Coupe d’Europe à son actif, l’ancien entraîneur Francilien revient avec Perpignan dans un contexte où son ancien club a plus que jamais besoin de réagir.


Mais c’est temporaire Créteil ?
Car sinon, je ne vois pas comment ce club va survivre.
Oui, la saison prochaine, retour définitif à Colombes dans l’historique Yves-du-Manoir rénové, ça va leur faire du bien de ne pas faire toute une saison à l’extérieur…