Jalibert, Meafou, Ollivon, Mauvaka… Les vérités sur l’inquiétante vague de blessures qui secoue le Top 14

Jalibert, Meafou, Ollivon, Mauvaka… Les vérités sur l’inquiétante vague de blessures qui secoue le Top 14

Le jeudi 1 octobre 2026 à 23:09 par David Demri

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À peine la saison lancée, les infirmeries de plusieurs clubs de Top 14 sont déjà copieusement garnies. Matthieu Jalibert, Emmanuel Meafou, Peato Mauvaka, Charles Ollivon ou encore Romain Ntamack font partie des nombreux joueurs touchés.

Entre l’enchaînement des saisons, la préparation raccourcie, les fortes chaleurs estivales et l’état de certaines pelouses, cette accumulation commence forcément à interroger.

Les mots de Fabien Galthié ont rapidement trouvé un écho sur les terrains du Top 14.

Samedi au Canal Rugby Club, le sélectionneur Français dressait un constat particulièrement révélateur :

« Parfois, j’ai l’impression de faire une équipe de France de survivants. »

Et les premières semaines de compétition semblent lui donner matière à réflexion.

Toulouse compte déjà une dizaine de blessés

Matthieu Jalibert s’est blessé à la cuisse avec Bordeaux-Bègles tandis qu’Emmanuel Meafou est annoncé absent jusqu’en novembre.

Mais les deux internationaux sont loin d’être des cas isolés.

Le Stade Toulousain, qui fournit une grande partie de l’ossature du XV de France depuis 2019, comptait déjà une vingtaine de blessés lors de la réception de Montpellier.

Parmi eux figurent notamment Peato Mauvaka, Pierre-Louis Barassi, Paul Graou et Blair Kinghorn.

Jack Willis est lui aussi indisponible, même s’il n’est pas international Français.

À Toulon, la situation n’est guère plus favorable avec Charles Ollivon également récemment touché.

Des saisons qui n’en finissent plus

Cette accumulation pose nécessairement la question de l’enchaînement des saisons.

Les internationaux doivent jongler entre leurs obligations en club et en sélection, avec des périodes de récupération parfois particulièrement réduites.

Pour certains joueurs, la préparation estivale a ainsi été fortement raccourcie avant de repartir immédiatement dans une nouvelle campagne.

La question devient alors simple : comment permettre aux organismes de récupérer suffisamment lorsque les saisons s’enchaînent quasiment sans interruption ?

Bordeaux et La Rochelle également très touchés

L’Union Bordeaux-Bègles n’est pas épargnée.

Outre Matthieu Jalibert, Yannick Bru doit composer avec plusieurs absences importantes, parmi lesquelles Pierre Bochaton, Jefferson Poirot, Adam Coleman, Ben Tameifuna, Jean-Luc du Preez, Zacharie Affane, Rohan Janse van Rensburg ou encore Alexander Moon.

La Rochelle connaît elle aussi une situation particulièrement difficile.

Les blessures se sont accumulées et le club a dû faire face à une véritable hécatombe qui lui a coûté très cher.

Le phénomène dépasse donc largement un ou deux clubs.

« On a vingt-deux blessés actuellement »

À Lyon, la situation est encore plus spectaculaire.

Le LOU doit actuellement composer avec quatre piliers droits indisponibles.

Une accumulation qui oblige nécessairement le staff à trouver de nouvelles solutions.

Clément Poitrenaud (Toulouse) résumait l’ampleur du phénomène avec un chiffre impressionnant.

« On a vingt-deux blessés actuellement. On est un peu à flux tendu à quasiment tous les postes. Je vois qu’il y a pas mal d’équipes qui vivent des joueurs polymorphes et hybrides. Ça fait un petit moment qu’on fait ça. Les joueurs ne sont pas surpris de pouvoir jouer à plusieurs postes à différents moments du match. C’est quelque chose qu’on cultive depuis longtemps. »

La polyvalence devient ainsi une arme indispensable pour survivre à ces périodes.

Chaleur et terrains également pointés du doigt

La fatigue accumulée n’est pas la seule explication avancée.

Les fortes vagues de chaleur de l’été ont également perturbé les préparations physiques et pourraient avoir laissé des traces sur les organismes.

L’état de certaines pelouses est également évoqué.

La victoire de l’UBB à Perpignan a notamment laissé des traces avec plusieurs joueurs touchés, et le terrain fait partie des éléments avancés pour expliquer cette accumulation.

Un acteur du milieu estime également que les conséquences de la période Covid continuent de se faire sentir.

Selon lui, le calendrier du rugby n’aurait jamais totalement retrouvé son équilibre.

« La période Covid, durant laquelle les joueurs Français ont pu faire du frais, est loin maintenant. »

Entre l’accumulation des matches, des préparations parfois écourtées et des organismes extrêmement sollicités, ce début de saison rappelle en tout cas à quel point la gestion des effectifs est devenue déterminante en Top 14.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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1 Commentaire

  1. TOP12 2 octobre 2026 at 00h- Répondre

    ollivon ?…ultra fragile , son nombre de blessures depuis qu il est a toulon ?? ..