« J’étais incapable de faire un footing » : Un joueur du MHR se confie sur son retour contre Toulon
« J’étais incapable de faire un footing » : Un joueur du MHR se confie sur son retour contre Toulon
Le samedi 3 octobre 2026 à 9:06 par David Demri
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Maël Moustin retrouve enfin de la continuité. Éloigné des terrains pendant cinq mois en raison d’une pubalgie, l’ailier de 23 ans a repris la compétition contre Perpignan le 19 septembre et va enchaîner une troisième rencontre consécutive face au RCT.
Une petite victoire personnelle après plusieurs saisons perturbées par les blessures et une fin d’exercice particulièrement éprouvante.
Maël Moustin voulait participer pleinement à la belle saison Montpelliéraine. Son corps en a décidé autrement.
Une pubalgie l’a progressivement empêché de s’exprimer normalement, avec une situation d’autant plus difficile à gérer que son état pouvait considérablement varier d’une journée à l’autre.
« J’étais incapable de faire un footing »
Pendant un temps, Moustin et le staff ont cherché des solutions lui permettant de continuer à jouer.
Mais la douleur a fini par rendre la situation intenable. Lorsque l’ailier n’a plus été capable d’accélérer normalement, l’opération est devenue inévitable.
Il raconte dans Midi Libre une période particulièrement frustrante, durant laquelle le soutien du staff lui a permis de conserver confiance.
« C’était très compliqué avec cette pubalgie qui m’empêchait de jouer. C’était très frustrant parce qu’on s’était dit en début d’année qu’on voulait faire ce genre de saison, donc ne pas pouvoir y participer, c’était assez compliqué pour moi. Mais j’ai été bien entouré et, franchement, les coaches ne m’ont pas lâché. Ils continuaient à me donner de la confiance, ça me donnait encore plus envie d’y retourner et de faire les efforts pour revenir le plus vite possible. »
Son quotidien était surtout marqué par une énorme incertitude sur ses capacités physiques.
« C’était assez frustrant parce qu’il y avait des jours où ça allait, où je pouvais m’entraîner, et d’autres où j’étais incapable de faire un footing. On avait le cul entre deux chaises. On a réussi à trouver quelques petites solutions pour que j’arrive à continuer à jouer jusqu’à ce que je ne puisse plus. Dès que j’ai senti que je ne pouvais plus accélérer, on a pris la décision d’opérer. »
Un objectif : enfin enchaîner
Cette longue absence s’inscrit dans une période compliquée pour le jeune ailier.
Depuis son arrivée à Montpellier il y a trois ans, deux de ses saisons se sont arrêtées avant qu’il puisse dépasser la barre des quinze rencontres.
Cette fois, son objectif n’est donc pas uniquement de retrouver son meilleur niveau. Il veut surtout réussir à accumuler les matches sans repasser constamment par l’infirmerie.
Moustin espère mettre définitivement fin à ce cycle des retours et des rechutes.
« Oui, parce que ça fait trois saisons que je suis ici et deux où je ne joue pas plus de 15 matchs. Mon objectif, c’est de participer à un maximum de rencontres et surtout d’enchaîner. Les saisons précédentes, j’étais plutôt du genre à jouer trois matchs puis me blesser, revenir deux matchs, me blesser à nouveau… Mon objectif, c’est d’enchaîner pour pouvoir performer. »
Pour l’instant, les sensations sont bonnes.
Après le travail effectué durant sa convalescence, il mesure surtout la différence avec les derniers mois.
« Plutôt bien. On a fait du beau boulot avec les kinés, les préparateurs physiques, le staff… Je me sens bien. Franchement, ça n’a rien à voir avec la saison dernière, je suis très bien. »
Toulon à La Mosson pour poursuivre son retour
Son troisième match consécutif aura une saveur particulière puisque Montpellier recevra le RCT à La Mosson.
Un changement de stade qui ne perturbe absolument pas l’ailier.
Moustin préfère même en sourire.
« Je ne pense pas. On est une équipe assez résiliente, je trouve. Par le passé, on a aussi joué à Béziers, ça ne nous a pas trop desservis, donc je ne pense pas que ce soit une contrainte. On reste quand même à Montpellier, c’est déjà ça. On va faire la mise en place dessus samedi, on va trouver nos repères. Après, ça reste un terrain de rugby… enfin, c’est un terrain de foot, mais on va jouer au rugby dessus, ça ne va pas nous poser trop de problèmes. »
L’événement ne doit d’ailleurs pas prendre le dessus sur l’objectif sportif.
Le stade importe finalement beaucoup moins que l’adversaire.
« Je pense que c’est surtout une excitation de jouer au rugby, tout simplement. On ne se dit pas que jouer dans un grand stade va donner une valeur en plus à ce match. On est concentrés sur Toulon et on a envie de performer, que ce soit au Septeo ou à la Mosson. »
Moustin n’a encore jamais battu le RCT depuis son arrivée à Montpellier. Une statistique qui ajoute une petite motivation, sans bouleverser son approche.
« Contre une équipe qu’on ne bat pas souvent, il y a toujours un petit truc en plus. Mais ça reste un match de rugby et on a tous envie de les gagner, ces matchs-là. Que ce soit Toulon ou n’importe qui d’autre. Il n’y a pas de truc spécial en plus. »
Le « chifoumi » avec Dimitri Delibes
Son retour lui permet également de découvrir sur le terrain Dimitri Delibes.
Les deux hommes s’entendent bien, au point d’avoir déjà trouvé une méthode assez originale pour régler un petit problème : tous les deux préfèrent évoluer sur l’aile droite.
La solution se décide donc parfois de manière beaucoup moins tactique.
« Très bien. C’est vraiment un bon mec. Je l’aime bien et il apporte beaucoup à l’équipe. Il a été dans un très gros club, il a cette expérience. Ce qui est drôle, c’est qu’on joue tous les deux à l’aile et qu’on préfère tous les deux jouer à droite. Du coup, on se fait un chifoumi en début de semaine pour savoir qui va jouer à droite et qui va aller à gauche ! »

