« Il y a quelques petites anecdotes que je ne donnerai pas » : Benjamin Bertrand raconte l’ambiance électrique des derbys contre Castres
« Il y a quelques petites anecdotes que je ne donnerai pas » : Benjamin Bertrand raconte l’ambiance électrique des derbys contre Castres
Le samedi 3 octobre 2026 à 11:23 par David Demri
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Le Stade Toulousain va présenter un visage largement remanié à Castres, mais plusieurs de ses jeunes joueurs connaissent déjà parfaitement la saveur de ce rendez-vous.
Benjamin Bertrand et Matias Remue ont notamment vécu cette rivalité chez les Espoirs. Une expérience qui a laissé quelques souvenirs particulièrement marquants, au point que le jeune pilier préfère conserver secrètes certaines anecdotes vécues avant une finale face au CO.
Seulement 88 kilomètres séparent Pierre-Fabre d’Ernest-Wallon.
Une proximité qui contribue à faire de cette confrontation l’un des rendez-vous les plus électriques de la saison, même si le Stade Toulousain n’a pas spécialement insisté sur cette notion de derby durant sa préparation.
Pour certains jeunes envoyés à Castres, cette rivalité est pourtant loin d’être une découverte.
Une finale Espoirs restée dans les mémoires
Benjamin Bertrand se souvient notamment de la finale Espoirs 2024 remportée face au Castres Olympique.
Disputée sur terrain neutre, à mi-distance entre les deux clubs, la rencontre avait attiré de nombreux supporters des deux camps.
À 22 ans, le pilier Toulousain garde un souvenir très fort de cette atmosphère comme il le raconte via Midi Olympique.
« C’était incroyable, on jouait sur terrain neutre à mi-distance. C’était vraiment proche, donc il y avait vraiment beaucoup de monde, et il y avait une énorme ambiance, franchement c’était super bien. »
Mais tout ne s’est visiblement pas déroulé uniquement sur le terrain.
L’avant-match et les vestiaires ont également laissé quelques souvenirs aux jeunes Toulousains. Des épisodes dont Bertrand parle encore avec Thomas Lacombre et Matias Remue, sans toutefois vouloir en révéler davantage.
Certaines histoires resteront donc à l’intérieur du groupe.
« C’était le match avec l’ambiance la plus électrique, au moment de rentrer sur le terrain. Il y a quelques petites anecdotes que je ne donnerai pas, sur les vestiaires et sur l’avant-match, donc on en reparle souvent avec Thomas Lacombre et Mathias Remue. »
« Il y a pire comme situation pour commencer une carrière »
Cette fois, le contexte change d’échelle.
Le staff Toulousain a largement fait tourner son effectif et plusieurs jeunes vont se retrouver exposés à l’atmosphère de Pierre-Fabre.
David Mélé ne minimise pas ce qui les attend.
L’entraîneur des skills Toulousain annonce un rendez-vous particulièrement chaud.
« Le contexte est différent d’un match à l’extérieur, notamment un match à Castres, c’est un derby qui s’annonce forcément bouillant comme à chaque fois qu’on joue ce genre de match. »
Pour les jeunes concernés, il préfère d’ailleurs considérer cette affiche comme une formidable occasion de découvrir le Top 14.
« Faire son premier match en Top 14 dans un derby, je pense qu’il y a pire comme situation pour commencer une carrière. »
Paul Graou : « On n’a pas du tout évoqué le mot derby »
Le discours est toutefois sensiblement différent chez Paul Graou.
De retour après avoir manqué la précédente rencontre en raison d’un léger pépin physique, le demi de mêlée explique que Toulouse n’a pas construit sa semaine autour de la rivalité avec Castres.
Le mot « derby » n’a même pas occupé les discussions.
« On n’a pas du tout évoqué le mot derby dans la semaine. Je ne sais pas si ça relève d’une grande importance. »
L’objectif de Graou est surtout que le collectif permette aux jeunes Toulousains de réussir leurs premiers pas et que « les jeunes fassent une bonne première ».
Matias Remue connaît lui aussi la difficulté de Pierre-Fabre
Matias Remue possède également une expérience de ces confrontations avec le CO.
Arrivé à Toulouse il y a quatre ans, il a découvert cette rivalité relativement tardivement, avant de comprendre son importance en Espoirs puis au niveau professionnel.
Le jeune Toulousain sait surtout que jouer à Pierre-Fabre n’a rien d’anodin.
« J’ai vécu cette rivalité tard. Dès la catégorie espoirs même en professionnel, tu sens qu’elle est importante pour les deux équipes. Jouer là-bas ce n’est pas évident mais on va faire de notre possible. »
Le Stade Toulousain n’a donc peut-être pas fait du mot « derby » le fil conducteur de sa préparation. Mais pour les jeunes qui ont déjà affronté Castres dans les catégories inférieures, les souvenirs suffisent largement à rappeler ce qui les attend à Pierre-Fabre.

