« C’est un cimetière ! » : Les supporters du Racing 92 poussent un coup de gueule
« C’est un cimetière ! » : Les supporters du Racing 92 poussent un coup de gueule
Le samedi 3 octobre 2026 à 21:03 par David Demri
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Le Racing 92 a enfin gagné à Créteil. Après deux défaites dans son stade provisoire, le club Francilien a largement dominé Perpignan (55-25) avec huit essais et un bonus offensif.
De quoi redonner le sourire aux joueurs, beaucoup moins à certains fidèles. Malgré une affluence en hausse à 4 535 spectateurs, les supporters peinent toujours à s’habituer à cette saison loin de leurs repères.
Sportivement, cette victoire était devenue importante après un début de saison compliqué. Fabien Sanconnie ne cachait d’ailleurs pas son soulagement après la rencontre.
Le deuxième ligne veut désormais profiter de ce succès pour relancer la dynamique comme il l’explique via Le Parisien :
« Moralement, ça fait vraiment du bien. Une belle victoire à cinq points après un début de saison gâché. On est toujours un peu sous pression, surtout lorsqu’on rate ses deux premiers matchs à domicile. On peut vite perdre la confiance et là il va falloir garder cette dynamique. »
Même satisfaction chez Olivier Azam.
« Ça fait plaisir d’avoir répondu en équipe. On a enfin su se mettre dans des conditions qui nous ont permis d’être performants. »
« On a vraiment l’impression de jouer sur terrain neutre »
Mais derrière le résultat sportif se cache une situation beaucoup moins réjouissante.
Le Racing dispute une saison particulière, contraint de multiplier les enceintes avant de pouvoir retrouver Yves-du-Manoir à Colombes, dont la fin des travaux est prévue au printemps 2027.
Créteil accueille actuellement les Racingmen, avant notamment une réception de Montpellier programmée au Mans le 24 octobre.
Pour certains fidèles, cette succession de déménagements commence à peser.
Abonnés depuis plus de dix ans et présents pour leur 270e match consécutif, Clément et Marion racontent leur sentiment de déracinement.
« C’est notre 270e match d’affilée. On fait tout, domicile et extérieur. Mais là, on a vraiment l’impression de jouer sur terrain neutre. C’est rendez-vous en terre inconnue ! On n’est ni désabusés ni en colère parce qu’on le savait avant. Mais ici, c’est un cimetière. On était habitués à être délocalisés à chaque fois qu’il y avait un concert à Nanterre. Là, c’est quand même particulier. On n’avait déjà que 1 000 abonnés, on en a perdu 30 %… »
« Je comprends les gens qui ne viennent pas »
Pour attirer du public, les tarifs sont pourtant particulièrement accessibles : les places débutent à 10 euros et descendent à 5 euros pour les moins de 18 ans.
Mais l’éloignement et les difficultés de transport constituent un frein pour certains habitués.
Patrick, supporter du Racing, comprend ceux qui préfèrent renoncer cette saison.
« Franchement, je comprends les gens qui ne viennent pas cette année. Il faut quand même être motivé pour venir ici. »
Le stade Duvauchelle offre surtout un environnement radicalement différent de celui auquel les supporters Racingmen étaient habitués.
Piste d’athlétisme, tribunes vieillissantes et ambiance beaucoup plus feutrée : même avec huit essais inscrits contre Perpignan, le Racing n’a pas totalement retrouvé la sensation de jouer à domicile.
La victoire 55-25 offre donc une respiration sportive bienvenue. Mais pour ses supporters, la saison d’exil du Racing 92 est encore loin d’être terminée.


Je m’excuse auprès de tous avant mais j’ai envie de balancer une salade :
L’arena ou Colombes n’a jamais été la bombonera non plus !
Avant, ils n’avaient pas de public. Maintenant, ils n’ont ni public ni stade.
Ca ne m’intéresserai pas de jouer dans un club comme ça. Les joueurs doivent se demander ce qu’ils foutent là.