« Des avants de Pro D2, c’est cataclysmique ! » : Alexandre Priam découpe le RCT après son 28-0
« Des avants de Pro D2, c’est cataclysmique ! » : Alexandre Priam découpe le RCT après son 28-0
Le lundi 5 octobre 2026 à 22:36 par David Demri
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Le terrible 28-0 encaissé par Toulon à Montpellier n’est absolument pas passé auprès d’Alexandre Priam.
Dans le P’tit Buro, le journaliste a livré une analyse particulièrement sévère de la prestation des Rouge et Noir. Des choix de Baptiste Serin au jeu au pied de Melvyn Jaminet, en passant par les avants, David Ribbans ou encore la non-utilisation de Luciano Asevedo, quasiment personne n’échappe à son constat.
Pour lui, le problème dépasse désormais largement le simple résultat : le RCT est en train de gâcher une saison pour laquelle son effectif lui permettait d’espérer beaucoup mieux.
Alexandre Priam ne cherche pas à atténuer la portée de ce qui s’est produit à Montpellier.
Toulon n’a inscrit aucun point et, surtout, n’a jamais réussi à concrétiser ses passages dans le camp adverse.
Pour lui, le constat est désormais extrêmement préoccupant.
« Toulon ? On est en train de gratter le niveau 0 au RCT ! C’est cataclysmique. Les mecs font une première mi-temps où ils jouent totalement à l’envers. Franck Azéma dit sur Canal + qu’il faut arrêter de faire du large – large car il pleut et que ça glisse. Baptiste Serin on en reparlera plus tard. Ils entrent huit fois dans les 22 mètres Montpelliérains en première période pour zéro point marqué ! En deuxième période, tu ne rentres pas une seule fois dans leurs 22 mètres. Tout s’arrête ! C’est du délire ! »
« Le RCT est lâché par ses leaders »
La critique vise notamment la gestion au pied des Toulonnais.
Priam revient sur une action de Melvyn Jaminet et ne comprend pas certaines décisions prises dans des conditions où l’occupation aurait dû prendre une importance considérable.
« Le RCT est lâché par ses leaders. Il n’y a pas un jeu au pied correct ! Tu as l’entraîneur du XV de France sur le jeu au pied et tu as Jaminet qui ne sait plus mettre un coup de pompe. Je suis désolé ! Le mec est dans ses 22 mètres, il peut trouver une touche, il décide de sortir de ses 22 mètres pour trouver une diagonale qu’il envoie directement en touche. »
Mais c’est surtout Baptiste Serin qui concentre une bonne partie de ses critiques.
Priam relève une contradiction entre les consignes données par Franck Azéma, les propos tenus par Charles Ollivon à la pause et ce qu’il a observé sur le terrain.
Une séquence sur ballon porté l’a particulièrement agacé.
« Je n’arrive pas à comprendre : tu as Franck Azéma qui dit de ne pas écarter puis à la mi-temps tu as Ollivon qui dit qu’il faut davantage tester leur défense dans l’axe et il faut relever des ballons autour des rucks. Mais Serin joue au-delà des cellules, il relève les ballons dans les rucks sans laisser faire les avants. Ils ont un groupé pénétrant qui est méga intéressant à 10 ou 15 mètres de l’en-but en première période. Le groupé est en train d’être écroulé de façon illicite par Montpellier, Baptiste Serin sort la balle avant que ça ne s’écroule et il joue la balle il renverse à gauche, il donne à Ferté face à trois joueurs. C’est assassin ! »
Ben White en tribune, un choix qui l’interpelle
La composition du banc est également remise en question.
Après la blessure de Mathis Ferté, Toulon ne disposait plus d’une véritable solution pour remplacer Serin à la mêlée.
Et la présence de Ben White en tribune fait réagir Priam.
« Et derrière, tu n’as pas de demi-de-mêlée sur le banc pour le remplacer, tu n’as que Ferté et il se blesse. Tu te retrouves sur le terrain avec Baptiste Serin qui est à côté de ses pompes, tu as Ben White en tribune qui doit se dire « putain c’était pour moi ce match ». J’espère d’ailleurs qu’il est blessé car si c’est un choix du staff, c’est un choix à la con ! »
Pour lui, le 28-0 possède presque un mérite : celui d’empêcher le RCT de se réfugier derrière une nouvelle courte défaite.
« Donc le RCT est catastrophique de A à Z. Tu prends un 28 à 00, mais c’est bien car les mecs se disent toujours qu’ils perdent de peu, d’un ou deux points car c’était la réalité du RCT. Là tu perds de 28 au moins c’est clair ! Mais même quand le RCT a gagné avec le bonus contre Vannes, on a mis des alertes. »
« À chaque fois que tu rentres dans les 22, tu perds la balle »
Alexandre Priam s’attaque ensuite au projet de jeu.
Il estime que la volonté de jouer davantage depuis le milieu du terrain et de laisser une plus grande place à l’initiative ne produit absolument pas les effets recherchés une fois Toulon arrivé dans la zone de marque.
Et il s’appuie sur les statistiques du match pour appuyer son propos.
« À Toulon, c’est condition de jeu balekouilles, adversaire balekouilles, réalité des statistiques balekouilles. Durant la partie, tu as 38 % de possession entre tes 22 mètres et tes 50 mètres, puis 44 % de possession entre tes 50 mètres et les 22 mètres adverses. Et à la fin, regarde ce que tu as dans les 22 mètres : des clopinettes ! À chaque fois que tu rentres dans les 22, tu perds la balle, c’est une dinguerie. »
Il poursuit en ciblant également l’efficacité physique et le jeu au pied.
« Alors c’est génial : il faut jouer de plus loin, il faut improviser, il faut être moins structuré. Mais la réalité c’est que derrière, c’est que les mecs arrivent dans les 22 mètres et ils sont cramés complets. C’est du bordel pas possible ! Dans le jeu au pied, ils se sont faits défoncer ! Bernardet a appris le jeu au pied à Serin. »
« L’effectif, le staff… ça ne joue pas du tout la même partition »
Au-delà des erreurs individuelles, Priam voit surtout un problème collectif.
Il oppose notamment le fonctionnement Montpelliérain à celui du RCT.
« Pour être plus sérieux : à Montpellier, il y a une symbiose entre les joueurs et le staff. Au RCT, tu as l’effectif, tu as le staff et ça ne joue pas du tout la même partition. »
Le sujet des ballons portés lui paraît particulièrement révélateur.
Il rappelle que Pierre Mignoni et Cédric Beal avaient déjà évoqué les difficultés rencontrées dans ce secteur la saison dernière.
« Quand tu écoutes les Causeries de la Rade avec Cédric Beal et Pierre Mignoni, ils disent qu’ils avaient un grave problème la saison dernière avec le nombre de groupés pénétrant effectués sans marquer. Et là, c’est pareil ! Encore une fois, c’est le sabordage Toulonnais, c’est une dinguerie. Dès qu’un groupé avance, le ballon est sorti. »
« Le RCT a des avants de Pro D2 »
Puis arrive l’une de ses déclarations les plus dures.
Priam estime que le rendement du pack Toulonnais n’est actuellement tout simplement pas digne du niveau attendu.
« Soyons clair : le RCT a des avants de Pro D2. Ce n’est pas au niveau du Top 14. Ribbans, on parle du même ou pas ? Il fait une déclaration dans la semaine pour dire qu’il a envie d’aller à la Coupe du monde avec les Springboks. Il veut jouer au plus haut niveau. Ok, mais tu n’es pas invité ! Le RCT est en train de tuer sa saison. Moi, je suis très dur avec le RCT et je le sais. Mais regardez l’effectif ! »
C’est justement la qualité théorique de cet effectif qui explique la sévérité de son jugement.
À ses yeux, Toulon possède suffisamment de joueurs pour viser tout en haut du Championnat.
« Le Toulon – Racing, c’est la non application des plans de jeu. Ça va tabasser ! On est obligé d’être dur avec Toulon car ils ont un effectif pour gagner le Brennus. »
Asevedo réclame le ballon… sans jamais l’obtenir
Enfin, Priam s’est attardé sur le cas de Luciano Asevedo.
Le joueur a multiplié les courses et les demandes de ballon sans parvenir, selon lui, à être véritablement utilisé par ses partenaires.
Une scène qui symbolise à ses yeux les dysfonctionnements actuels du collectif Toulonnais.
« Ils font jouer Asevedo contre Montpellier, le gars arrive, il est marrant. Visuellement, il est très drôle. Il est en tête de toutes les cellules, il demande la balle non stop et il n’en a pas eu un. Il n’a pas le droit d’avoir la balle, c’est une dinguerie ! On l’a sauté non stop, tout le monde. Serin a fait « non » tout le match. Ils ne l’ont pas respecté. Le gars est motivé, il veut aller au combat, on ne lui donne pas. »


Tout est dit
Je suis pas loin de lui donner raison
Mignoni dehors
stop. On a assez vu. Ce mec est une supercherie.
Après, on se leurre peut être sur le vrai niveau des joueurs, ils sont justes moyens avec quelques piques très bonnes mais sinon moyen toute l’année. Et ça fait du ventre mou toutes les saisons.
Certains ont tout simplement le niveau qu’ils ont toujours eu, Jaminet jouait à Perpignan avant de regarder les autres à Toulouse, il y a peut être une raison? A part le pied, il est mauvais et si même au pied il devient mauvais, c’est tout juste un joueur de ProD2.
Vu le match même en pro d2 il pourrait peiner contre les équipes du haut de tableau,ne serai ce que sur l’envie
Je suis d’accord sur le jeune Azevedo , il s’est souvent proposé sans etre jamais servi , j’ai trouvé ça bizarre meme si certains coach donne des taches bien prédefinies à leur joueur . En tout cas , il a un gabarit interessant , il est mobile , reste plus qu’a le servir .