En fin de contrat avec Bayonne, Habel-Küffner se confie sur son avenir
En fin de contrat avec Bayonne, Habel-Küffner se confie sur son avenir
Le jeudi 8 octobre 2026 à 11:01 par David Demri
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De retour après dix mois sans compétition, Giovanni Habel-Küffner n’a pas seulement envie de retrouver son meilleur niveau avec Bayonne. Le troisième ligne de 31 ans arrive également au terme de son contrat et sait que ses performances vont peser sur la suite de sa carrière.
Rester à l’Aviron ? Partir ? Pour l’instant, aucune décision n’est prise. Une incertitude qui concerne aussi sa femme et ses enfants. Mais après une saison passée essentiellement loin des terrains, le Bayonnais prévient : il est « affamé ».
Une année de fin de contrat possède toujours une saveur particulière pour un joueur professionnel.
Giovanni Habel-Küffner le sait d’autant mieux qu’il dispose désormais de suffisamment d’expérience pour aborder cette situation avec davantage de recul.
« Tu veux produire tes meilleures performances »
Après avoir été privé d’une grande partie de la saison précédente, le troisième ligne doit maintenant montrer qu’il peut retrouver durablement son meilleur niveau.
L’enjeu est collectif, mais aussi forcément individuel.
Lors d’un entretien accordé à L’équipe, Habel-Küffner ne cache pas que ses performances peuvent déterminer les opportunités qui se présenteront à lui.
« Bien sûr. C’est toujours une année particulière quand tu es en fin de contrat. Tu veux produire tes meilleures performances pour avoir la meilleure opportunité. Mais j’ai confiance en moi et j’ai plus d’expérience. Avant, plus jeune, c’était une situation difficile. »
Avec les années, il a appris à mieux gérer cette incertitude.
Pour sa famille, en revanche, la situation reste forcément particulière.
« Tu ne sais pas si tu vas rester, si tu vas partir »
Un éventuel changement de club ne concerne plus seulement le joueur.
Avec une femme et des enfants, chaque décision implique désormais toute une organisation familiale.
Habel-Küffner reconnaît que cette période est même davantage stressante pour son épouse.
« Pour ma femme, c’est plus stressant car, avec les enfants, tu ne sais pas si tu vas rester, si tu vas partir et où tu vas partir. J’essaie de rester focus sur ce que je peux contrôler. Je ne sais pas encore de quoi sera fait mon avenir. On va voir. »
Une chose est certaine : le troisième ligne n’exprime aucune volonté de quitter précipitamment le Pays basque.
Il assure se sentir toujours bien sous les couleurs Bayonnaises.
« Je me sens bien à Bayonne. »
Mais ses deux premières saisons à l’Aviron ont été radicalement différentes.
Des demi-finales à une saison presque blanche
Sa première année avait été marquée par un parcours jusqu’en demi-finales et des émotions considérables.
La suivante a été beaucoup plus frustrante sur le plan personnel en raison de sa longue indisponibilité.
Habel-Küffner mesure l’écart entre ces deux expériences.
« La première année s’était très bien passée, avec des énormes émotions jusqu’aux demi-finales. La deuxième a été très différente. Je n’ai pas trop contribué aux performances de l’équipe, surtout pas au niveau que je voulais. »
Il retrouve désormais une équipe dont il perçoit également l’évolution.
Le recrutement estival et la dynamique interne lui donnent le sentiment d’un groupe plus uni.
« Je sens un groupe plus soudé »
La saison précédente a laissé des traces à Bayonne.
Habel-Küffner estime notamment que le parcours jusqu’en demi-finales en 2024 avait pu créer une forme de relâchement dans les exigences quotidiennes.
Il considère aujourd’hui que le groupe a tiré des enseignements de cette période.
« L’an dernier, j’étais un peu dans mon coin pour faire ma rééducation. Cet été, on a bien recruté et les nouveaux ont déjà apporté à l’équipe. Surtout, je sens un groupe plus soudé. On veut tous la même chose. L’an dernier, on pensait encore aux demi-finales et on se disait que ça allait encore bien se passer. On n’était pas assez rigoureux. »
Même la lourde défaite concédée à Pau peut, selon lui, avoir eu une utilité.
« Mais cela a été un mal pour un bien comme d’ailleurs la défaite contre Pau. On s’est bien battu jusqu’au bout sur nos deux derniers matches et ça c’était important. »
Le déplacement à Toulouse représente désormais une occasion supplémentaire de mesurer les progrès accomplis.
Toulouse, « le plus grand test de l’année »
Pour Habel-Küffner, difficile d’imaginer meilleur révélateur.
Il présente le déplacement chez les Toulousains comme la référence permettant de savoir où se situe réellement son équipe.
« C’est le plus grand test de l’année contre la meilleure équipe de France. Un match contre Toulouse te permet de voir ton niveau. Malheureusement, ils sont toujours aussi forts. (Rire) Ce sera vraiment intéressant. »
Pour Bayonne comme pour Habel-Küffner, ce rendez-vous aura donc une importance particulière.
Et après avoir passé tellement de temps à regarder ses partenaires depuis le bord du terrain, le troisième ligne ne manque certainement pas de motivation.
Sa dernière phrase résume son état d’esprit au moment où son avenir reste à écrire.
« Je suis affamé. J’ai passé suffisamment de temps à côté du terrain. »


Le déplacement à Toulouse se présentera comme pour beaucoup de clubs avec un turn over important par obligation (blessés, cartons …) et par choix du staff (donner du temps de jeu à certains)