Christophe Urios enrage : « Toutes les saloperies qui se disent… »
Christophe Urios enrage : « Toutes les saloperies qui se disent… »
Le vendredi 9 octobre 2026 à 16:37 par David Demri
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Christophe Urios attend beaucoup de la réception de Bordeaux-Bègles. Après cinq journées, le manager de Clermont porte un jugement particulièrement sévère sur son staff, son équipe et ses joueurs.
Pour lui, l’ASM est actuellement « moyenne ». Et au milieu de « toutes les saloperies qui se disent », il considère le choc face à l’UBB comme un véritable « match de réponses ». Urios a également détaillé les progrès encore nécessaires, expliqué son choix de titulariser Justin Bouraux à l’arrière et livré un immense hommage à Harry Plummer.
Clermont reçoit une équipe Bordelaise qui aura elle aussi besoin de points. Pour Christophe Urios, il serait cependant exagéré de présenter ce rendez-vous comme le premier véritable gros match de la saison de l’ASM.
« Ce sera un gros match »
Dans La Montagne, le manager rappelle notamment la qualité des adversaires déjà reçus au Michelin, tout en se méfiant énormément de Bordeaux-Bègles.
« On a déjà joué deux matchs au Michelin, le Stade Français était demi-finaliste l’année dernière et aurait très bien pu faire la finale. Mais Bordeaux est une bonne équipe, c’est évident. C’est une bonne équipe qui a besoin de prendre des points à l’extérieur, qui sera sûrement revancharde par rapport à ce qui s’est passé la saison dernière. Donc voilà, on le sait, ce sera un gros match. »
Mais c’est surtout le bilan dressé par Urios après les cinq premières journées qui interpelle.
Il n’est satisfait ni de son staff, ni de son équipe, ni du niveau affiché par ses joueurs.
« Staff moyen, équipe moyenne, joueurs moyens »
Christophe Urios a d’ailleurs déjà tenu ce discours directement devant son groupe. Et il attend désormais une réponse sur le terrain.
« Qu’on est un staff moyen, une équipe moyenne avec des joueurs moyens. C’est ce que j’ai dit aux joueurs. On n’a pas envie de ça. Donc c’est le match idéal. On a besoin de réponse. C’est un match de réponses en fait. Voilà, dans toutes les saloperies qui se disent, c’est un match de réponses. On verra demain soir. »
Une formule forcément intrigante. Quelles sont exactement ces « saloperies » auxquelles fait référence le manager Clermontois ?
La question lui a été posée.
Urios n’a pas souhaité en dire davantage.
« Stop, parlons de Bordeaux. »
Urios ne voit pas encore de montée en puissance
Malgré certains signes encourageants, le technicien refuse également d’affirmer que son équipe monte progressivement en puissance.
Il a apprécié une partie du contenu proposé à La Rochelle, mais ne constate pas encore une progression suffisamment régulière d’une rencontre à l’autre.
Urios distingue notamment la prestation à Marcel-Deflandre des deux premiers déplacements de la saison.
« Non, je ne sens pas une montée en puissance. A La Rochelle, on a fait notre meilleur match à l’extérieur, mais je ne sens pas une montée en puissance. Je trouve que les gars sont très bien, il y a un bon état d’esprit, ça bosse bien, on a fait des bonnes semaines à l’image de celle qu’on vient de vivre. Mais je ne trouve pas le match de Castres, par exemple, meilleur que celui du Stade Français. A La Rochelle, c’était mieux que les deux premiers matchs à l’extérieur. C’est évident dans le contenu, dans la consistance, dans la densité. »
L’un des chantiers identifiés concerne désormais l’efficacité offensive.
« Notre défense va faire gagner le match »
Baptiste Jauneau estimait avant lui que l’attaque constituait le principal axe de progression de Clermont. Christophe Urios partage en partie cette analyse.
L’ASM doit se montrer beaucoup plus dangereuse lorsqu’elle se retrouve en position de marquer. Mais contre Bordeaux, Urios estime paradoxalement que la clé sera ailleurs.
« On n’est pas efficace comme on voudrait. À La Rochelle, on mène 13-12 à la mi-temps mais on doit mener bien plus que ça. On doit être un peu plus efficace, un peu plus dangereux dans certaines zones de terrain, ça on l’a clairement identifié. Mais c’était vrai contre Castres déjà. On a besoin d’éclaircir ça, on a besoin d’être bon là-dedans. Après le paradoxe de ce match, l’attaque est importante, l’attaque doit progresser mais c’est notre défense qui va faire gagner le match. C’est une équipe qui aime avoir le ballon. Donc on va voir, ça va être intéressant comme match. »
Et lorsqu’il évoque Harry Plummer, son enthousiasme est spectaculaire.
« Franchement, c’est masterclass »
Le Néo-Zélandais s’est rapidement imposé comme l’un des hommes forts de Clermont. Une adaptation aussi rapide que son manager ne pouvait pas garantir au moment de son recrutement.
Urios considère désormais Plummer comme l’un de ces joueurs capables de faire progresser jusqu’à leur propre staff.
« Je ne m’y attendais pas parce que quand tu fais venir un joueur de l’autre côté du monde, tu ne sais pas comment ça va se passer. En tous les cas, c’est ce qu’on espérait, c’est ce qu’on avait imaginé. Donc on peut dire qu’il a complètement rempli son contrat. C’est un joueur qui fait partie de cette caste des joueurs qui font progresser les staffs. Franchement, c’est masterclass. Je n’en ai pas croisé beaucoup de joueurs comme lui. C’est un symbole de l’équipe sur l’intégration, sur sa capacité à prendre tout le monde avec lui et son humilité. »
Son apprentissage extrêmement rapide du Français constitue pour Urios la meilleure illustration de son investissement.
« Le jeu, le truc, le machin, je m’en fous de ça »
Le manager Clermontois lui avait d’ailleurs fixé cette exigence six mois avant son arrivée. Et son explication se transforme finalement en véritable profession de foi sur ce qu’il recherche chez ses joueurs.
« Le fait qu’il parle aussi vite français est un signe fort. Quand je l’ai rencontré six mois avant qu’il arrive, je lui avait dit qu’il fallait qu’il parle absolument français. Parce qu’à son poste, c’est essentiel. S’il jouait pilier droit, je m’en foutrais. Mais à son poste, il est obligé de parler français. Et un an après, il parle français comme toi et moi. Donc ça, ça reflète parfaitement sa mentalité. C’est un peu ce que je disais par rapport à Justin. C’est la même chose pour moi.
Après on peut dire le jeu, le truc, le machin, je m’en fous de ça. Je m’en fous de ça. Je m’en fous de ça ! Il faut qu’on comprenne ça, je m’en fous de ça. C’est important d’avoir la mentalité. Tant qu’on n’aura pas cette mentalité… Le jeu découle de ça, c’est tellement plus facile après. Donc on avance, doucement. »


Quand tu penses qu’ils auraient pu avoir Robertson….
Urios a raison sans un etat d esprit irreprochable rien ne peut marcher.