« À Toulon, on est angoissé quand l’un des nôtres met le genou à terre » : Daniel Herrero réagit au départ de Mignoni
« À Toulon, on est angoissé quand l’un des nôtres met le genou à terre » : Daniel Herrero réagit au départ de Mignoni
Le samedi 10 octobre 2026 à 22:40 par David Demri
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Le départ de Pierre Mignoni continue de provoquer de nombreuses réactions dans l’environnement Toulonnais. Daniel Herrero a livré des mots particulièrement forts à propos de l’ancien directeur du rugby du RCT.
S’il ne remet absolument pas en cause ses qualités humaines et professionnelles, l’emblématique figure du rugby Toulonnais retient surtout l’image d’un homme arrivé au point de mettre « le genou à terre ».
La décision de Pierre Mignoni a forcément une résonance particulière à Toulon.
Au-delà des résultats sportifs, Daniel Herrero insiste sur l’investissement de l’ancien manager et sur les qualités qu’il lui reconnaît.
« Pierre Mignoni est un homme remarquable »
Daniel Herrero commence ainsi par rendre un hommage appuyé à l’homme et au technicien.
Il souligne ses valeurs, mais également sa méthode de travail, sa rigueur et sa capacité à penser le projet du club dans son ensemble, de la formation des jeunes jusqu’au recrutement.
Sur ces différents aspects, Herrero ne nourrit aucun doute.
« Pierre Mignoni est un homme remarquable sur les valeurs morales. Nul ne met en doute la profondeur, le sérieux, l’humilité de la fonction. Nul ne met en doute les capacités méthodiques, la rigueur, la discipline, l’organisation de la pensée pour voir un peu en-deça avec les jeunes et la formation ou au-delà avec le recrutement. »
Des mots particulièrement élogieux qui rendent la suite de son analyse encore plus forte.
« À Toulon, on est angoissé »
Car Daniel Herrero s’interroge surtout sur ce que représente le fait de voir Pierre Mignoni renoncer à poursuivre sa mission.
Sans chercher à poser un diagnostic sur son état, il reprend l’image d’un homme « un peu épuisé » qui finit par mettre le genou à terre.
Une situation qui provoque chez lui une véritable inquiétude.
« Mais par contre, on s’interroge dans une telle mission que quand tu mets le genou à terre car tu es un peu épuisé et que l’idée d’abandonner la mission t’approche, alors on a une forme d’angoisse. A Toulon, on est angoissé quand l’un des nôtres met le genou à terre car à un moment, il n’en peut plus. »
À travers ces mots, Daniel Herrero ne s’attarde donc pas seulement sur le départ d’un directeur du rugby. Il évoque surtout ce que représente, à ses yeux, de voir l’un des hommes profondément liés au Rugby Club Toulonnais décider qu’il ne peut plus poursuivre sa mission.

