« Honnêtement, je ne comprends pas cette décision » : Mathieu Babillot très remonté contre l’arbitrage à Pau
« Honnêtement, je ne comprends pas cette décision » : Mathieu Babillot très remonté contre l’arbitrage à Pau
Le dimanche 11 octobre 2026 à 0:37 par David Demri
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Mathieu Babillot avait du mal à digérer la fin de match après la défaite de Castres sur la pelouse de Pau (35-26). Fier de la réaction de son équipe, le capitaine Castrais estime néanmoins qu’une action décisive aurait mérité d’être vérifiée à la vidéo.
En cause : le dernier ruck et un grattage de Hugo Auradou qu’il juge litigieux. Pour autant, le troisième ligne refuse de faire de l’arbitrage l’unique responsable du revers de son équipe.
La frustration est d’autant plus importante que Castres a longtemps cru pouvoir repartir du Béarn avec quelque chose.
Pour sa première titularisation de la saison, Mathieu Babillot a apprécié la réaction collective après une semaine compliquée. Mais repartir avec zéro point lui reste en travers de la gorge.
« Honnêtement, je ne comprends pas cette décision »
Le capitaine du CO retient d’abord les progrès réalisés dans plusieurs secteurs. Castres a répondu dans le combat, en conquête et a réussi à poser des problèmes à la Section Paloise.
Mais la dernière action reste difficile à accepter comme il l’explique dans les colonnes de La Dépêche.
Babillot oscille ainsi entre satisfaction concernant le visage affiché et colère devant l’issue de la rencontre :
« Un peu de frustration, de colère aussi. C’est un mélange d’émotions. Je pense que tout le monde dans le stade a retenu son souffle. Je suis content de notre réaction, de notre état d’esprit. On a mis les ingrédients idoines. On a été complets, là en mêlées, dans la conquête directe, on les a embêtés en touche. Défensivement, ce n’était pas parfait, mais on leur a posé des problèmes, idem en attaque. On a tout fait pour être dans le match, et qu’à la fin, ça tourne pour nous. Et la balle de match est pour nous. Malheureusement, il y a cette dernière action qui me fait mal et qui est un peu dure à avaler. »
Ce qui provoque surtout sa colère est l’absence de vérification vidéo :
« Honnêtement, je ne comprends pas cette décision. C’est ce que je dis à l’arbitre. Je lui dis que c’est un moment important du match qui doit être vérifié et qui ne l’est pas. C’est ça qui me met en colère. Parce que dans le rugby pro de maintenant, avec tout ce qu’on a comme outil, qu’on ne vérifie pas cette dernière action, pour moi, c’est très dur. Notamment quand on fait ce match-là à l’extérieur, à la Section Paloise. C’est pour ça que je suis un peu amer parce qu’on aurait au moins mérité un point. »
Babillot explique ce qui lui pose problème
Le troisième ligne vise précisément le dernier ruck de la rencontre.
À ses yeux, la situation autour du grattage de Hugo Auradou aurait dû être examinée. Mais le capitaine Castrais prend également soin de ne pas faire reposer toute la défaite sur cette décision.
Il assume les insuffisances de son équipe tout en maintenant son désaccord :
« Du dernier ruck. Cette situation est, selon moi, très litigieuse. J’en fais part à l’arbitre, mais ça restera entre nous. De notre côté, on va regarder ce qu’on aurait pu maîtriser avant dans la partie afin de l’emporter. Parce qu’on ne peut pas tout mettre sur cette question-là. Si on avait été ultra-dominants et meilleurs, le match, on l’aurait gagné au préalable. Ce n’est pas question de se cacher ou quoi que ce soit, loin de là. Ce n’est pas l’habitude de la maison. En revanche, cette dernière action, l’échange et la non-vérification, ça me pose problème. »
Babillot précise ensuite son interprétation technique de l’action :
« Le grattage et l’impact sur le soutien offensif, qui n’est pas connecté au porteur de balle. Si le soutien est connecté au porteur de balle, il a le droit d’être impacté. En l’occurrence, il ne l’est pas donc il n’a pas le droit d’être impacté. »
« On ne peut pas s’en satisfaire »
Malgré le visage plus convaincant affiché par le CO, pas question pour son capitaine de transformer une défaite encourageante en satisfaction.
Castres venait de perdre à domicile contre Toulouse et le groupe s’était parlé durant la semaine. Pour Babillot, la réaction était indispensable mais doit désormais se traduire au classement.
Le capitaine réclame donc davantage d’exigence :
« Oui et non. Je ne peux pas répondre oui. On va reprendre le bus, on a engrangé zéro point. Quand t’as perdu à la maison contre Toulouse, que la semaine a été difficile, qu’on s’est dit les mots et qu’on s’est regardés dans les yeux… Même si on a été là, à Pau, on ne peut pas s’en satisfaire. Ou alors, on est petits et on n’avancera pas. Il faut qu’on soit exigeants avec nous-mêmes. Il faut qu’on soit un peu plus précis, plus dans le détail pour au moins repartir avec des points. »
« Le bus va être long »
Mathieu Babillot reconnaît également la qualité de la Section Paloise et refuse d’enlever quoi que ce soit à son adversaire.
Mais pour un compétiteur, le contenu ne suffit pas lorsqu’il ne rapporte aucun point :
« À certains moments oui, et Pau aussi à certains moments. Ça a été un vrai bras de fer, un vrai match de rugby. Les Béarnais possèdent une belle équipe qui joue très bien au rugby. Je n’enlève rien à la qualité de la Section, qui dispose de joueurs magnifiques et d’un collectif bien huilé. C’était un vrai match de rugby, plaisant. Mais quand tu es compétiteur, c’est dur de repartir avec zéro point. Le bus va être long. »
Une première titularisation particulière pour Babillot
À 33 ans, le capitaine Castrais disputait sa première rencontre de la saison comme titulaire.
Un moment qu’il a pris le temps de savourer avant de rentrer dans son match.
Babillot mesure désormais chaque occasion de retrouver les terrains :
« Déjà, ça fait du bien. Ça rappelle que notre métier est un privilège. Quand on est rentré sur le terrain, j’ai pris deux secondes pour moi, en levant la tête. J’ai regardé à gauche, à droite. Le stade est magnifique, avec un beau public, des chants béarnais. Donc, j’en ai profité car à 33 ans, les événements sont plus derrière que devant moi (rire). Après, j’avais envie d’apporter de l’énergie, de prendre les mecs avec moi. Tout n’allait pas être parfait quand tu n’as pas joué depuis un petit moment. Avec un peu d’expérience, tu te mets là où tu te sens bien, c’est-à-dire entraîner les mecs, être un poison. »


Il a moins babillé sur le vogo contre le RCT
Chacun son tour