Champions Cup : qui peut encore arrêter Toulouse et Bordeaux ? L’Europe commence à s’inquiéter

Champions Cup : qui peut encore arrêter Toulouse et Bordeaux ? L’Europe commence à s’inquiéter

Le vendredi 16 octobre 2026 à 19:35 par David Demri

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La Champions Cup reprend ses droits ce week-end avec une interrogation majeure : quelle équipe sera capable de mettre fin à la domination des clubs français ? Depuis six éditions, le trophée européen ne quitte plus l’Hexagone. Toulouse, La Rochelle et Bordeaux-Bègles se sont partagé les sacres, et les deux derniers champions apparaissent une nouvelle fois comme les principaux favoris.

Une suprématie qui s’explique autant par la richesse des effectifs que par les moyens financiers du rugby français. Mais qui commence également à soulever des questions sur l’équilibre de la compétition.

La dernière victoire d’un club étranger en Champions Cup remonte à la finale de 2020, lorsque les Anglais d’Exeter avaient dominé le Racing 92 sur le score de 31 à 27.

Depuis, les formations françaises ont remporté six éditions consécutives.

Le Stade Toulousain a soulevé le trophée à deux reprises, tout comme le Stade Rochelais et l’Union Bordeaux-Bègles.

Une série exceptionnelle qui confirme la puissance actuelle du rugby français sur la scène continentale.

« Aujourd’hui, il y a un cycle français »

Cette domination soulève néanmoins une interrogation : la Champions Cup risque-t-elle de perdre une partie de son suspense si les mêmes clubs continuent de s’imposer ?

Interrogé au printemps dernier, Jacques Raynaud, directeur général de l’EPCR, avait relativisé cette situation.

Pour le dirigeant, la suprématie française s’inscrit simplement dans l’histoire cyclique du rugby européen.

« Le sport fonctionne par cycles. Il y a eu un cycle Munster, un cycle Leinster, un cycle Saracens, un cycle Toulon. Aujourd’hui, il y a un cycle français et peut-être un cycle bordelais, mais personne à l’EPCR ne considère cela comme problématique. »

Une analyse qui rappelle que d’autres grandes formations européennes ont elles aussi connu de longues périodes de domination.

Le Rugby Club Toulonnais avait notamment marqué l’histoire de la compétition en remportant trois titres consécutifs, avant que d’autres clubs ne prennent le relais.

Mais la situation actuelle présente une particularité : plusieurs équipes françaises disposent désormais de moyens considérables et d’effectifs particulièrement riches.

Un écart financier qui interroge

L’une des principales explications de cette domination réside dans les différences économiques entre les championnats.

Les plus grandes formations françaises disposent d’une masse salariale proche de onze millions d’euros.

En comparaison, une grande partie de leurs concurrents anglais, gallois, écossais, irlandais, italiens ou sud-africains évoluent avec des enveloppes situées autour de huit millions d’euros, joueur vedette compris. Un écart significatif qui peut faciliter le recrutement et la conservation des meilleurs éléments.

Le rugby français bénéficie également de stades régulièrement remplis, de ressources économiques importantes et d’un vivier de joueurs particulièrement dense.

Quelques formations étrangères disposent toutefois d’un modèle leur permettant de rivaliser.

C’est notamment le cas du Leinster et de Glasgow, qui concentrent dans leurs effectifs une proportion importante des internationaux de leurs sélections nationales.

Jacques Raynaud refuse néanmoins de considérer que ces différences financières faussent nécessairement la compétition.

« Je préfère laisser ce débat aux observateurs. Quand on regarde les dernières finales, on voit surtout une grande diversité de clubs et de nations représentés. Il y a deux ans, deux clubs anglo-saxons (Gloucester et Sharks) étaient même en finale de Challenge Cup… Je ne suis pas certain que les faits confortent réellement cette théorie… »

Pour le patron de l’EPCR, la diversité des équipes présentes dans les grandes finales reste donc un argument important face aux critiques.

Bordeaux a déjà montré sa supériorité face au Leinster

Sur le terrain, les résultats récents donnent néanmoins de solides arguments aux clubs français.

L’Union Bordeaux-Bègles a notamment frappé les esprits lors de son affrontement contre le Leinster à Bilbao. Alors que cette rencontre était annoncée comme un choc entre deux prétendants majeurs au titre, les Girondins avaient rapidement pris le contrôle des débats. En une vingtaine de minutes, Bordeaux avait imposé son rythme et mis les Irlandais en grande difficulté.

Caelan Doris et ses partenaires n’étaient jamais véritablement parvenus à inverser la tendance.

L’UBB s’était finalement imposée sur le score de 40 à 19, confirmant sa capacité à dominer l’une des références du rugby européen.

Un succès particulièrement marquant qui renforce encore le statut des Bordelais parmi les favoris de cette nouvelle édition.

Toulouse veut une dernière étoile avec Ramos et Cros

De son côté, le Stade Toulousain continue d’afficher une impressionnante régularité.

Après six journées de Top 14, le champion de France en titre occupe toujours une place dominante dans le championnat.

Les hommes d’Ugo Mola abordent donc cette nouvelle campagne européenne avec l’ambition de poursuivre leur collection de trophées.

Mais cette saison 2026-2027 possède également une dimension particulière pour deux cadres emblématiques du club.

François Cros et Thomas Ramos disputeront leur dernière campagne européenne sous le maillot toulousain avant de rejoindre d’autres horizons.

Deux joueurs qui ont profondément marqué la réussite des Rouge et Noir ces dernières années et qui auront l’occasion de tenter de conclure leur aventure commune par un nouveau sacre continental.

Un objectif qui pourrait renforcer encore la motivation d’un groupe déjà habitué aux plus grands rendez-vous.

Leinster, Glasgow et Bath peuvent-ils créer la surprise ?

Face aux deux favoris français, plusieurs formations étrangères tenteront de retrouver les sommets européens.

Le Leinster reste un adversaire particulièrement redoutable, notamment grâce à son impressionnant contingent d’internationaux irlandais.

Glasgow dispose également d’un effectif capable de rivaliser avec les meilleures équipes du continent.

Bath, enfin, fait partie des candidats sérieux, avec un rugby offensif particulièrement spectaculaire.

Ces trois clubs possèdent des arguments pour bousculer la hiérarchie, mais devront démontrer leur capacité à rivaliser avec Toulouse et Bordeaux lors des rencontres décisives.

La perspective d’un affrontement entre les deux géants français apparaît d’ailleurs comme l’un des scénarios majeurs de cette nouvelle édition.

Après six sacres consécutifs, le rugby français aborde donc une nouvelle campagne européenne dans une position de force. Reste à savoir si un prétendant étranger parviendra enfin à interrompre cette série.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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5 Commentaires

  1. Pierre 16 octobre 2026 at 19h- Répondre

    HS mais PAU fait pas mal tourner !

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  2. JP2683 16 octobre 2026 at 19h- Répondre

    A quoi sert , mis a part l’argent , de vouloir la Jouer absolument et faire tourner au 1er Match ?

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    • Pierre 16 octobre 2026 at 20h- Répondre

      Je suis parfaitement d’accord, ils font tout un pataquès pour pouvoir jouer la grande coupe d’Europe.
      Et lorsqu’ils sont qualifiés, ils envoient les pourpres.

  3. Cassoulet et Salary Cap 16 octobre 2026 at 20h- Répondre

    Qui peut arrêter Toulouse et Bordeaux? Les blessures!!

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